rosée sur les sacs poubelle -
dans le bec de la corneille
une boule d'Albal
rosée sur l'auto -
du doigt mon fils dessine
un visage souriant
en voiture
écoutant "O Fortuna"
face au soleil levant
Carmina Burana -
mon fils me dit aimer
cette grosse musique de loup
séductrice en diable
elle réclame un baiser -
elle a seize mois
petit vent du soir -
deux roses jumelles oscillent
ses seins nus dans l'ombre
se diluant
dans le café du matin
le reflet des nuages
pic-nic au parc -
sur l'herbe trois filles en rouge
croquent des tomates
chant d'oiseau au parc -
fébrilement quelqu'un cherche
son portable
sieste au parc -
à deux pas le chien errant
pose sa crotte
dimanche matin -
l'assemblée des pies répond
aux grincements des portes
Une belle journée aujourd'hui, chaude et ensoleiilée, qui donne soif.
Le haïku suivant paraîtra sans doute surréaliste à bien des égards, mais il est en fait une stricte description de la scène que je viens de voir. J'avoue en rendre compte de manière un peu
elliptique, je suis d'humeur un peu taquine ce soir:
la fourmi volante
s'intéresse au grand sourire
de la pastèque