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Manteau d'étoiles, l'haïku-blog de Richard

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Ce blog est né d'un haïku. Le voici ...

couché sur l'herbe
dans mon manteau d'étoiles
j'ai dormi

A tout moment, vous pouvez revenir à la page d'accueil en cliquant sur la bannière ou sur l'image de droite. Si vous êtes perdus, vous trouverez aussi de l'aide ici. Bonne visite!

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Manteau d'étoiles



Bienvenue sur le blog haïku de Richard (alias Yamasemi), principalement consacré au haïku et au senryû, un style de poème court venu du Japon.

Découvrez mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des Maîtres du haïku et mes propres haïkus et senryûs au fil des jours. Vous trouverez plus d'informations sur ce blog dans la page d'aide.

Vous pouvez si vous le désirez réagir sur chaque article en utilisant le lien "Ajouter un commentaire" et, si vous avez apprécié votre visite, vous pouvez aussi recommander ce blog.
14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 10:31
Je suis un peu laconique ces temps-ci. Un haïku par jour et c'est tout. Je mets un peu de temps à répondre à vos commentaires et je m'en excuse. Tout va bien, je suis juste en pleine peinture. J'ai neuf portes à peindre, et comme je suis un piètre bricoleur, cela me prend pas mal de mon temps. Ponçage, nettoyage, sous-couche, peinture, j'ai un peu l'impression de faire ça à la chaîne et les jours se ressemblent un peu!

tant de portes à peindre
tous les jours se ressemblent
seule la couleur change

la ponceuse arrêtée
deux corneilles continuent
de croasser

peignant une porte
tiens, un moucheron
oups, mauve!
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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 15:32
L'été devient bizarre. Tous les jours, la météo nous annonce la pluie pour le lendemain. En réalité, le vent souffle en rafales assez viloentes et disperse les nuages. Du coup les éclaircies alternent avec un temps bouché, le tout avec des températures plutôt printanières qu'estivales.

bourrasque d'été -
son cul blanc dans la lavande
le bourdon zonzonne
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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 21:00
du vent plein les poches
sans regrets je pars enfin
vous visiter, nuages!
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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 06:37
se diluant
dans le café du matin
le reflet des nuages
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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 14:13

Dans ma série sur l'orage il y a deux jours, Anna, Marcel et Philippe ont unanimement préféré le dernier.

C'est un haiku assez sombre, en accord avec le temps gris, humide et frais qui sévit également aujourd'hui. Curieusement, ce temps m'avait rappelé cette strophe de Henry Longfellow:

 

Art is long and Time is fleeting
And our hearts, though stout and brave
Still, like muffled drums are beating
Funeral marches to the grave

(Longfellow, A Psalm of Life, in Voices of the Night)

Cette strophe m'avait frappé lorsque je l'avais entendue pour la première fois au lycée. Charles Baudelaire s'en était largement inspiré pour un passage d'un poème des Fleurs du Mal:

L’art est long et le temps est court.
 
Loin des sépultures célèbres,
Vers un cimetière isolé
Mon cœur, comme un tambour voilé,
Va battant des marches funèbres

(Baudelaire, Le Guignon)

La traduction/adaptation de Baudelaire m'avait parue assez lourde, mais l'original m'était tombé dans l'oreille et n'en était jamais ressorti. Curieusement, le poème de Longfellow est assez optimiste, c'est la réponse d'un jeune homme plein d'espoir à un vieux psalmiste désabusé et fatigué de la vie. Mais la strophe extraite par Baudelaire, isolée de son contexte, est glaçante.

Sans doute est-ce ce temps maussade et déprimant, après une semaine de plein été, qui me l'a remise en mémoire et inspiré du même coup le haiku qui a frappé mes trois amis.

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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 15:31
Pas en forme aujourd'hui. Un mal de tête tenace depuis ce matin. J'ai bien essayé de faire la sieste, mais ...

sieste -
par mon propre ronflement
réveillé

J'ai eu ensuite l'idée saugrenue de terminer par un smiley :

sieste -
par mon propre ronflement
réveillé
:-(

Poussant ensuite la logique jusqu'au bout, j'ai écrit :

sieste |-I
par mon propre ronflement |^o
réveillé #:-(

(avec une coiffure pétard, j'ai vraiment des idées étranges aujourd'hui. Voir ici la liste de ces bons vieux smileys en caractères ASCII.)

Enfin, pourquoi ne pas tenter la version totalement graphique, pendant des idéogrammes de nos Maîtres japonais:

|-I
|^o
#:-(

Pas très explicite, sans doute. Expérimental, sûrement. Amusant, à vous d'en juger!
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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 21:22
Cette fois, on y a eu droit. Il y a deux jours, après une journée à plus de trente degrés, les orages (car il y en a eu plusieurs) ont éclaté dans la nuit avec violence.

le ciel noir
renversé d'un coup
au premier éclair

orage nocturne
le monde n'est plus que noirceur
parcourue de spasmes

le tonnerrre roule
d'un bout à l'autre du ciel
l'escargot s'en moque

Un miracle que les enfants ne se soient pas réveillés avec un tel vacarme. Cela m'a rappelé ce que me disait ma grand-mère avec son bon sourire lorsque j'étais enfant:

le tonnerre gronde -
c'est le petit Jésus
qui joue aux boules

Le lendemain, après une brève éclaircie, c'est reparti, moins violemment que dans la nuit cependant, et surtout moins longuement. Vers la fin, nous vons même eu une très belle surprise entre le chantier au loin et les Cuverons.

soleil sous averse -
un magnifique arc-en-ciel
de la barre aux grues

Aujourd'hui, le temps est très instable, nous avons perdu plus de dix degrés et le vent souffle pas mal. Espérons que ce n'est pas déjà la fin de l'été.

tempête d'été -
le vent me hurle sans cesse
que la vie est courte

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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 20:17
Je reviens ici sur le travail remarquable de Marcel Peltier, déjà évoqué ici.

A l'époque où Marcel participait à la liste haiku-fr, ses haïkus et senryûs frappaient déjà par une concision remarquable, due à un choix soigneux des mots. En général, cela allait de douze à quinze syllabes maximum, avec un précision redoutable.

Depuis, désirant échapper à toute contrainte formelle, Marcel poursuit sa recherche avec ce qu'il appelle des fragments sur son site Moments Ouverts à la Poésie Minimaliste (d'où sa signature: MOP).

A la question de savoir s'il s'agit encore de haïku, Marcel me répond directement dans le fragment 1149, que je cite ici:

Fragment ? Vers libre ? Vers avec césure forte ? Un haïku ? Pas nécessairement ! Une approche de la réalité vraie malgré les filtres physiques ou psychologiques, qui nous empêchent d'être au coeur de cette réalité. Fragment porteur d'un silence, essence... Une ligne en écriture ordinaire, l'autre ligne en italique, comme pour s'accrocher à autre chose, pour marcher avec d'autres yeux, avec d'autres oreilles, avec d'autres pas, parfois plus lourds, parfois plus légers, à moins que... Le non-dit. A rechercher. Moment ouvert à la poésie...


On ne peut pas mieux dire. Et ces fragments peuvent briller comme le mica dans du granit, c'est à dire d'un éclat insoutenable au milieu de la grisaille:


Senteurs de serpolet

cris de corneille


L'immédiat

n'est que bruit de torrent


Des hommes souffrent

et j'écris des haïkus du silence !


L'arc de bruits

les tondeuses dévorent


J'entends tronçonner et rire

un sapin tombe


Ces quelques exemples donnent une idée de ce qui vous attend sur ce site que je vous encourage vivement à visiter. Je n'en dirais pas plus, on ne disserte pas sur le silence, il faut l'éprouver par soi-même, goûter sa saveur délicate.

Les fragments de Marcel portaient autrefois un titre. Bien qu'écrit après le fragment qu'il chapeautait, je trouvais que ce titre ressemblait parfois à une "première ligne" deguisée qui reconstituait ainsi le ternaire du haïku. Depuis le fragment 1171, Marcel a supprimé le titre, et seul reste le fragment dans sa force pure. Je vous le répète, allez lire Marcel. Vous en reviendrez étonnés, troublés, peut-être un peu déstabilisés, mais pas indifférents.

 

au milieu d'un champ
goûtant la saveur délicate
du silence

 

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 21:16
du bruit dans la chambre -
sa petite voix réclame
un dernier câlin
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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 18:44
l'aiguail s'amenuise -
réfugié sur l'arrosoir
un petit escargot
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