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Manteau d'étoiles, l'haïku-blog de Richard

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Ce blog est né d'un haïku. Le voici ...

couché sur l'herbe
dans mon manteau d'étoiles
j'ai dormi

A tout moment, vous pouvez revenir à la page d'accueil en cliquant sur la bannière ou sur l'image de droite. Si vous êtes perdus, vous trouverez aussi de l'aide ici. Bonne visite!

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Manteau d'étoiles



Bienvenue sur le blog haïku de Richard (alias Yamasemi), principalement consacré au haïku et au senryû, un style de poème court venu du Japon.

Découvrez mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des Maîtres du haïku et mes propres haïkus et senryûs au fil des jours. Vous trouverez plus d'informations sur ce blog dans la page d'aide.

Vous pouvez si vous le désirez réagir sur chaque article en utilisant le lien "Ajouter un commentaire" et, si vous avez apprécié votre visite, vous pouvez aussi recommander ce blog.
20 août 2006 7 20 /08 /août /2006 12:28
Il y a longtemps que je m'intéresse à la calligraphie chinoise et japonaise, ainsi qu'à l'art du lavis, notamment la peinture de paysages chinoise (shan shui, littéralement "montagne et eau") et la peinture à l'encre japonaise (sumi-e).

J'apprécie notamment la sobriété de cet art, où seul l'essentiel est retenu et où la représentation méticuleuse d'un détail (un brin d'herbe, un oiseau ...) suffisent à représenter le tout (un paysage immense).

Totalement différente de la peinture occidentale, la peinture chinoise ou japonaise est plus importante par ce qu'elle laisse à imaginer, par les vides qu'elle laisse sur le support, que par ce qu'elle représente. Et je trouve cela fascinant.  Cela confine parfois à l'abstraction: ne conserver qu'une ou deux lignes de force qui constitue l'essence de la chose représentée. En ce sens, la calligraphie, spécialement la calligraphie chinoise, est une véritable abstraction du réel, chaque caractère (sinogramme) représentant une chose ou une idée. C'est un peu moins vrai pour le Japonais, où deux syllabaires (hiragana et katakana) coexistent avec les caractères empruntés à la Chine.

La parenté entre la peinture extrême-orientale et le haïku est dès lors évidente: même sens de l'essentiel, même art consommé de l'ellipse, même culture du moins pour en montrer (ou dire) plus. Du reste, bien des Maîtres du haïku étaient également des calligraphes renommés comme Ryokân ou Chiyo Ni, sans parler du grand peintre Buson.

Un poème se doit d'être soigneusement calligraphié et constitue un présent de choix. De même, peinture et poème peuvent se répondre, s'enrichir  mutuellement dans un jeu fécond et sans fin de miroirs. Dans le cas d'un haïku et d'une peinture, cela s'appelle un haïga. C'est un art difficile, car la peinture ne doit pas être une servile et littérale illustration du poème, qui ne doit pas pour sa part être une simple légende de la peinture.

Calligraphie et peinture à l'encre se confondent, dans la mesure où tous deux font appel aux mêmes outils, les "quatre trésors du Lettré": le papier, les pinceaux, l'encre (le plus souvent en bâtons) et la pierre à encre. La technique, d'après ce que j'en sais, est également la même et fait appel à la maîtrise du souffle et à un esprit serein, indispensable car le trait doit jaillir, parfait, du premier coup. Aucune retouche n'est possible. Une exigence incroyable.

Il y a quelque temps, Sounya Planes laissait un commentaire sur Manteau d'étoiles, ce qui m'a permis de découvrir son blog Trace et signe, ainsi que sa galerie sur Artmajeur. J'ai immédiatement aimé son art, enraciné dans la tradition transmise par son père, lui-même peintre et calligraphe, mais également nourri d'influences abstraites qui donnent à ses oeuvres un caractère unique.

Sounya aime aussi les mots, et chacune de ses traces est accompagnée sur son blog d'un poème dont elle est indissociable.

Je n'en dirais pas plus, n'étant pas critique d'art, j'espère simplement vous avoir donné envie de rendre visite à Sounya et à suivre de près ses traces et signes. N'hésitez pas à lui laisser un message sur son blog ou le livre d'or de sa galerie. Bonne visite!
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19 août 2006 6 19 /08 /août /2006 21:33
Un traitement en tanka de l'averse d'hier, aussi brève qu'intense.

la pluie a cessé
les nuages aveuglants
dans le ciel bleu pâle
dérivent avec lenteur
l'été semble déjà loin
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18 août 2006 5 18 /08 /août /2006 21:50
Après une courte escapade normande, retour à la capitale, où l'on ne peut pas dire que cela s'arrange. J'ai rarement vu une averse de cette violence, suivi aussitôt d'un ciel bleu d'une transparence extraordinaire.

pluie battante -
le martellement des gouttes
réveille même le bitume

pluie battante -
le soleil glisse une rayon
histoire de voir

après l'ondée bouillonnent
les nuages aveuglants
dans le ciel délavé

après l'ondée
sur le miroir du trottoir
je suis sur un nuage
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14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 17:09
Tanka, haïku, renga - le triangle magique, Maurice Coyaud (éd. Les Belles Lettres)Il m'arrive d'avoir peur de me répéter. Je suis sensible à certaines visions, certaines scènes, certaines circonstances. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est possible que cela aboutisse à des haïkus assez voisins, ou du moins sur les mêmes thèmes. C'est aussi pour cela que j'ai  envie de franchir un cap comme je l'expliquais il y a quelques temps.

Et puis je me suis souvenu d'un passage du livre de Maurice Coyaud  Tanka, haïku, renga - Le triangle magique (éd. Les Belles Lettres) où il explique que ce phénomène n'est pas rare, l'illustrant d'exemples de Buson et Issa.

C'est donc sans trop de complexes que je vous livre deux variations sur le même thème:

le vent se lève
le bruit court sur les feuilles
des rumeurs d'automne

le vent se lève
le chuchotement des feuilles
une langue inconnue

et quelque chose qui n'a rien à voir:

rayon de soleil
le corbeau donne un coup de bec
à son ombre

Je prends trois jours de congés en Normandie. Pas d'ordinateur là bas, repos complet. Enfin presque, j'emmène mon carnet de brouillon et mon stylo.

A vendredi!
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13 août 2006 7 13 /08 /août /2006 19:01
Cette fois, il n'est plus possible de l'ignorer: nous sommes en automne. Il a plu tout le week-end sur une grande partie du pays et la température est digne d'un mois d'octobre.

jardin détrempé
sous le saule ruisselant
la pie à pas comptés

le bruit du ruisseau
un papillon tourbillonne
dans le caniveau

le ruisseau dévale
en glougloutant la ruelle -
cascade urbaine

les roses penchées
offrent leur nuque à la pluie
baigneuses graciles

la pluie sur les vitres
et le feu de bois dans l'âtre
la même chanson

jardins sous la pluie
l'odeur de l'herbe coupée
souvenirs d'enfance

le lierre et  les fougères
reluisants sous l'averse
une femme chante
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12 août 2006 6 12 /08 /août /2006 17:49
Pendant que les nordistes se lamentaient du temps maussade sur haiku-fr, notre ami Philippe Quinta nous parlait du soleil et de la sécheresse au bord de la Méditerranée.

Il faut dire qu'ici, cela ne s'arrange pas:

la pluie dense et froide
sur les frondaisons luisantes
on dirait l'automne

Cela se calme, on croit à l'éclaircie, et puis ça repart:

détachées du ciel
les premières grosses gouttes
dans la pierre à encre

(Note: il s'agit de la pierre utilisée pour préparer l'encre dans la calligraphie et la peinture au lavis japonaise  sumi-e )

réfugiés sous l'arbre
aussi trempés l'un que l'autre
un père et son fils

Quant à Philippe, je lui dédie en matière de clin d'oeil ce tercet, lui qui est encore au soleil (veinard!)

l'arbre sur la place
considère avec envie
l'eau de mon pastis

qui est un clin d'oeil à Issa, que Philippe et moi apprécions au plus haut point (nous venons d'acheter en même temps son chef-d'oeuvre,  Ora Ga Haru , dans la belle édition de Cécile Defaut):

le pivert
considère
le bois de ma chaumière

et

avec quel regard d'envie
l'oiseau en cage
suit des yeux un papillon!
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11 août 2006 5 11 /08 /août /2006 11:36
J'ai dû refermer mon blouson au parc! et j'ai dû rentrer pour manger mon dessert. Cette fois c'est sûr, l'été n'est plus qu'un souvenir. Un petit vent vicieux nous poursuit et le ciel de traîne d'hier, porteur d'espoir, est d'une uniforme et déprimante grisaille pour un 11 août.

Juste avant que les nuages ne se referment, j'ai pu prendre cette photo, qui va me permettre de m'essayer au photo-haïku cher à Dominique Chipot:



de l'ombre à la lumière
et de la lumière à l'ombre
cheminant

Enfin, une note à l'attention de celles et ceux qui pourraient s'étonner de constater la disparition mystérieuse de deux des quatre haïkus d'hier. L'explication est simple: ils étaient mauvais! La seule explication plausible tient à la fatigue et peut-être au refroidissement qui a dû affecter mes cellules grises (ma cellule grise?) et mon sens (auto)critique.

Plus sérieusement, ces deux haïkus reviendront, sévèrement remaniés, car ils correspondent tout deux à de véritables "moments-haïkus", mais la formulation en était très maladroite. Je dois avoir besoin de vacances!
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10 août 2006 4 10 /08 /août /2006 20:58
Un ciel très changeant aujourd'hui. On voit réapparaître des pulls, des imperméables ou même des manteaux pour les plus pessimistes. Au gré des éclaircies, la température n'a pas cessé de varier, le tout sous un petit vent frais.

ciel de traîne
le soleil sur la terre humide
écarte les nuages

au bord du chemin
sur le dos un pigeon mort
l'été se dérobe

J'hésite à rebasculer le blog en automne ...
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9 août 2006 3 09 /08 /août /2006 14:52
Sarinagara par Philippe ForestSarinagara, c'est la dernière phrase du poignant haïku écrit par Kobayashi Issa après la mort à l'âge de deux ans de sa fille Sato:

monde de rosée
rien qu'un monde de rosée
pourtant et pourtant


dont voici le texte japonais original:


tsuyu no yo wa
tsuyu no yo nagara
sari nagara

C'est aussi le titre de ce beau livre de Philippe Forest. En quatre tableaux et en suivant l'itinéraire du narrateur de La France au Japon, on y apprend comment des êtres confrontés à l'inacceptable peuvent cependant y survivre: la perte d'un enfant pour Kobayashi Issa, le grand romancier et poète Natsume Sôseki, et le narrateur lui-même, ou bien la découverte de l'horreur nucléaire pour Yosuke Yamahata, qui photographia Nagasaki le lendemain de sa destruction.

L'horreur et la douleur, si intenses qu'elles peuvent en quelque sorte vous anesthésier. On penserait ne pouvoir y survivre, on prend conscience de la vanité et de la fragilité des choses dans ce que les orientaux appellent "le monde flottant". On réalise, à l'instar des maîtres Zen  et de ceux qui ont atteint l'éveil que, fondamentalement, il n'y a rien. Rien de permanent, rien à quoi se raccrocher.

Et pourtant ...

Tout tient dans ce "et pourtant" écrit par Issa quelques temps après la mort de son enfant.Et pourtant ... on survit. Et pourtant ... on n'oublie pas, mais on s'habitue, c'est tout (Jacques Brel). Tout doucement, on surmonte l'épreuve, en retrouvant parfois au bout du monde la réalité d'un rêve d'enfant, comme le narrateur.

Un livre grave, fort bien écrit, à lire dans le calme et que je vous recommande. Un style sobre, une ambiance parfois pesante mais jamais lourde. Classé comme "Roman" par Galimard, ce n'en est pas vraiment un. Ce n'est pas un livre qui se raconte, avec des personnages et une intrigue. Plutôt une méditation sur la vie qui passe et  ne signifie apparemment rien. Et pourtant ...

A propos de Nagasaki, il y a aujourd'hui exactement 61 ans que la ville a été rasée par la bombe atomique Fat Man. Des milliers de colombes ont été lâchées dans le ciel de la ville, comme autant d'âmes. Il faut croire que cela n'a pas servi de leçon et que les humains n'ont toujours pas compris ...

Un qui n'a pas compris, c'est le brigadier général Paul Warfield Tibbets. Mais si, Paul  W. Tibbets, le pilote de l'Enola Gay qui largua la première bombe atomique sur Hiroshima. Comme beaucoup d'autres, je croyais à la légende qui le disait rendu fou par l'horreur de son geste. Il n'en est rien. Toujours de ce monde, bon pied bon oeil, il explique sur son site les raisons stratégiques de sa mission et en assume totalement les conséquences tragiques. Aucune remise en question ni même aucune parole de compassion pour les victimes de la bombe et des radiations. Plus choquant encore, une boutique en ligne où, moyennant 500 dollars US, vous pourrez vous procurer -entre autres- une maquette de la bombe Little Boy larguée sur Hiroshima, signée par le héros du jour en personne.  Il faut dire que son second prénom, Warfield, signifie "champ de bataille". Peut-être bien qu'il est devenu fou, finalement.
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8 août 2006 2 08 /08 /août /2006 15:08
Nous avions cru pouvoir y couper, mais l'orage prévu hier a bel et bien éclaté. Le ciel est devenu noir en l'espace de quelques minutes avant que la pluie  ne tombe dru. Cette première semaine d'août n'est décidément pas très engageante.

courant d'arbre en arbre
le chuchotement du vent
plus un chant d'oiseau

ciel bleu-noir d'orage
le bâton d'encre sur la pierre
chante à l'unisson

aveugle et nu
il relève pourtant la tête
le lombric
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