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Manteau d'étoiles, l'haïku-blog de Richard

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Ce blog est né d'un haïku. Le voici ...

couché sur l'herbe
dans mon manteau d'étoiles
j'ai dormi

A tout moment, vous pouvez revenir à la page d'accueil en cliquant sur la bannière ou sur l'image de droite. Si vous êtes perdus, vous trouverez aussi de l'aide ici. Bonne visite!

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Manteau d'étoiles



Bienvenue sur le blog haïku de Richard (alias Yamasemi), principalement consacré au haïku et au senryû, un style de poème court venu du Japon.

Découvrez mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des Maîtres du haïku et mes propres haïkus et senryûs au fil des jours. Vous trouverez plus d'informations sur ce blog dans la page d'aide.

Vous pouvez si vous le désirez réagir sur chaque article en utilisant le lien "Ajouter un commentaire" et, si vous avez apprécié votre visite, vous pouvez aussi recommander ce blog.
29 mars 2006 3 29 /03 /mars /2006 16:19
Comme je vous l'avais annoncé, d'autres événements destinés à faire connaître le haïku vont avoir lieu un peu partout en France.

Ainsi, l'association Un peu de Poésie propose un événement mêlant photos, sculpture et haïkus les 31 mars et 1er avril à Morières-Les-Avignon, dans le Vaucluse.

La soirée du 31 mars à 19h sera suivie d'un buffet (pour 25€) et l'exposition du 1er avril de 15h à 18h est gratuite et ouverte à tous.

Denis Champollion y exposera ses photos, accompagnées des haïkus de Dominique Champollion (membre de l'AFH et très active sur haiku-fr), et Gilles de la Buharaye présentera ses sculptures.

Un événement sous le soleil du Vaucluse auquel vous pourrez participer en téléchargeant et en renvoyant au plus vite ce bulletin.

Je souhaite aux exposants et aux visiteurs tout le succès et tout le plaisir possible.
 

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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 15:53
Il y a quelques temps, je sortais d'une longue réunion. Il était un peu tard pour aller au restaurant d'entreprise, où il n'aurait plus resté grand chose, et puis avouons-le, j'avais envie de me faire plaisir après quatre heures entre quatre murs.

Je suis donc allé prendre un plat de pâtes fraîches dans un petit restaurant derrière le bureau. Les spécialités italiennes et grecques sont excellentes, et vue l'heure avancée, je me suis retrouvé pratiquement seul. C'était parfait pour décompresser.

Et puis quelqu'un a mis un disque. Du jazz. Une chanteuse à la voix suave. Un balancement cool, presque paresseux. Si ce n'avait été le parfum entêtant du basilic et de la tomate fraîche montant de l'assiette de penne que l'on venait de poser devant moi, j'aurais pu me croire dans un de ces piano-bars que je fréquentais étant étudiant. Fatigué par la réunion, je me suis laissé allé sur la voix de la chanteuse comme sur un oreiller sonore, et j'ai laissé mes pensées dériver.

J'ai déjà parlé des photos-haïkus, aujourd'hui je vous propose mes jazzhaïkus, des haïkus avec bande-son.

piano-bar obscur
la chanteuse aux yeux clos
promet tant de choses
 
pénombre enfumée
sa voix suave m'enveloppe
son parfum aussi
 
un vieux saxo ivre -
ses mains autour du micro
je ferme les yeux


Lisa Ekdahl, Heaven, Earth And Beyond
Sorti de ma rêverie, j'ai dégusté mes pâtes et ai demandé le nom de la chanteuse et de l'album.
C'était Heaven, Earth And Beyond, par Lisa Ekdahl. Ce sera ma suggestion d'écoute en lisant ces haïkus.


En 1987, Jacques de Loustal et Philippe Paringaux avaient sorti une bande dessinée splendide, Barney et la note bleue (éd. Casterman). Plus qu'une BD, il s'agit d'un véritable roman illustré, avec le style si particulier des deux auteurs. Pas de bulles, le texte est en bas, comme un sous-titrage.

Barney et la note bleue, Loustal, Paringaux - Ed. CastermanBarney est un saxophoniste de génie, inspiré par Barney Wilen,  musicien français qui a joué avec les plus grands dans les années soixante. Son tempérament fantasque ne lui a hélas pas permis de faire la carrière qu'il méritait, et il était plus ou moins tombé dans l'oubli. Bien que le destin du Barney de la BD soit plus dramatique que celui de son modèle,  son caractère est fidèlement restitué, comme le soin maniaque qu'il prend de ses chaussures et son morceau fétiche, Besame mucho.

La note bleue, c'est cette note que cherchent tous les musiciens. La note vivante, vibrante, celle dans laquelle le musicien met tout son coeur et qui touche l'auditeur au-delà de toute expression. Chopin en parlait déjà à Georges Sand. Les musiciens de jazz vont adopter l'expression. La note bleue donnera son nom au  plus grand des labels de jazz, Blue Note.

J'ai adoré cette BD, et si j'en parle aujourd'hui, c'est que l'histoire ne s'arrête pas là. Apprenant qu'il a inspiré un livre, Barney Wilen lit la BD et contacte Loustal et Paringaux. Rapidement naît l'idée d'un disque, une bande-son de Barney et la note bleue. Sorti la même année, cet enregistrement relance la carrière de Barney Wilen. Belle histoire non?

Et donc, après la BD avec bande-son,  pourquoi pas le haïku avec bande-son? Juste un clin d'oeil ...

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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 18:57
Malgré les controverses dont il a été et est toujours l'objet, j'aime les propos du gourou indien Rajneesh qui avait  pris le nom d'Osho. Ceci par exemple :

Un homme libre n'appartient qu'à lui-même et à personne d'autre.
Un homme libre est simplement une énergie sans nom, sans forme, sans race,
sans nation.


J'aime cette idée de l'homme libre en tant que pure énergie, dégagé de toute contingence. Il m'est souvent arrivé de méditer sur les conséquences des actes de tel ou tel personnage célèbre (quel que soit le domaine dans lequel il a exercé et quelle que soit l'époque). En effet, pour imprimer une marque aussi importante qu'un Vinci, un Pasteur, une Curie ou même (hélas!) un dictateur, il faut que l'être humain, au-delà de son corps, soit énergie, parfois très importante. Qu'elle soit bien ou mal employée est un autre débat, dans laquelle je ne m'engagerai pas ...
 
Le rapport avec le haïku semble ténu. Si ténu que j'ai mis plusieurs heures à compléter ce billet qui semblerait bien éloigné de mon thème favori. En fait, je pense que toute action est une émanation de cette énergie qui nous anime. Quoi que l'on fasse, cette énergie laisse une trace sur le monde, bonne ou mauvaise, fugace ou durable. Paradoxalement, les choses les plus évanescentes en apparence peuvent receler une énergie insoupçonnée comme, au hasard, les si petits haïkus. Etant les témoins d'un instant précieux -donc d'une émotion ressentie- et le résultat d'un choix patient des mots, de ce qui est dit et surtout de ce qui est suggéré, ils concentrent tous les efforts de leur auteur. Dès lors, ils constituent une sorte d'essence émotionnelle particulièrement riche. C'est peut-être ce qui fait leur puissance et leur universalité. Ils sont, comme l'homme libre d'Osho, des moments de liberté ressentis et transmis par le haïjin, d'une manière aussi pure que possible.

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 09:00
The haiku Box - Lonnie Hull DuPont - éd.JourneyEn flânant à la librairie Junku à Paris, je suis tombé sur The Haiku Box, un coffret en Anglais par Lonnie Hull DuPont aux éditions Journey.

Vous l'aurez deviné : c'est un kit pour écrire des haïkus. A priori, le genre de chose à fuir, presque aussi vite que les haïku-trons.

La fameuse boîte à outils contient un livre de soixante pages intitulé Footprints in the snow exposant les principes de base, cinquante petites cartes comportant chacune un mot "choisi soigneusement" nous dit-on, un petit sac beige pour mélanger et tirer au sort lesdites cartes et enfin un carnet vierge A new view of the moon pour y consigner vos créations.

La curiosité étant ce qu'elle est, j'ai quand même acquis l'objet, me disant au pire que ce serait un exercice stimulant de tirer un mot au sort et de bâtir un haïku autour. Après tout, certains concours de haïkus imposent un thème ou une liste de mots à inclure obligatoirement dans les poèmes candidats alors ...

Première constatation, la réalisation est soignée, y compris celle des fameuses cartes et du "sac à malices".

Seconde constatation : le livre d'initiation constitue une excellente surprise. En soixante pages, on trouve l'essentiel pour bien démarrer. Les esprits chagrins ou les fanatiques du haïku dit "libre" déploreront l'accent mis sur la forme traditionnelle en 5-7-5, mais comme le dit l'auteur, avant de s'éloigner de cette forme, un peu de discipline ne nuit pas si l'on veut éviter de faire n'importe quoi. Elle n'exclut pas, une fois cette discipline acquise, de s'en éloigner ensuite, au moins saura-t-on pourquoi on le fait.

J'ai tout particulièrement apprécié l'accent mis sur la dimension spirituelle de l'écriture. Pour Lonnie Hull DuPont, composer des haïkus relève clairement d'une démarche de recherche et de réalisation de son être profond. Les premières lignes du livre donnent tout de suite le ton :

Nous sommes tous des chercheurs. Chacun de nous doit trouver sa propre méthode de recherche. Beaucoup s'embarquent d'une manière ou d'une autre dans un itinéraire spirituel et, tout au long de ce chemin, nous trouvons ce qui peut nous aider à approfondir notre démarche, mettre en pratique ce en quoi nous croyons et vivre l'instant présent (traduction de votre serviteur)

Intéressant n'est-ce pas? Moi qui craignait le recueil de recettes de cuisine, j'avoue m'être totalement trompé. Le livre continue en parlant de l'écriture du haïku comme de l'un des nombreux moyens de démarrer ou approfondir une pratique spirituelle en raison de ses caractéristiques : brièveté, accent sur un moment, précision du choix des termes, proximité de la nature. Les liens avec le Zen sont aussi abordés, ce qui agacera ceux qui ne veulent pas en entendre parler.

Un passage particulièrement intéressant concerne la recherche de ce que l'auteur nomme le "moment haïku", ce fameux instant déclencheur du désir d'écriture. Celui qui vous paraît mériter qu'on le fixe et le transmette dans ce minuscule poème. Elle rappelle à cet égard la pratique japonaise du "poème de mort", l'équivalent des "derniers mots" en occident. Le dernier poème d'un haïjin est en effet celui du moment suprême, celui où le poète va quitter ce que les bouddhistes appellent "ce monde flottant" (traduire monde d'illusions, monde d'impermanence). Loin d'être une fascination morbide, ce goût des Japonais pour ces poèmes témoigne d'un profond respect pour l'être qui va partir et "voit" déjà l'autre monde tout en disant adieu à celui-ci, souvent avec une clairvoyance et un sens de l'essentiel aiguisés par les circonstances. J'ai déjà donné des exemples de tels poèmes dans les billets consacrés aux Maîtres, et il faut avouer que ces haïkus sont souvent magnifiques et poignants.

Les deux derniers chapitres sont consacrés à la pratique, avec notamment des exercices visant à utiliser les fameuses cartes. Là encore, on aurait pu craindre les recettes de cuisine simplistes. En fait, les exercices proposés sont assez stimulants, par exemple choisir un animal pour la première ligne du haïku, des conditions météorologiques pour la seconde et piocher une carte pour la troisième, ou bien choisir un mot au hasard dans les derniers haïkus écrits et les compléter par une carte. Ecrire un nouveau haïku basé sur ces mots.

Conclusion : une très bonne surprise, je ne regrette pas l'achat de ce coffret. Au passage, mention spéciale à la librairie Junku, très bien achalandée. On y trouve notamment un bon choix d'ouvrages des éditions Moundarren, une référence en matière de poésie orientale, tant par la qualité des traductions que par celle des reliures. Le service est japonais, c'est à dire impeccable et d'une exquise politesse. En outre, pour ceux qui ne peuvent aller à Paris, leur site web est fort bien fait.
 

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 11:09
La psychose concernant la grippe aviaire commence à prendre des proportions inquiétantes. J'écoutais France Info ce matin dans ma voiture, et j'ai entendu des histoires incroyables, comme celle de cette vieille dame harcelée par son voisinage et obligée de faire abattre ses oiseaux d'ornement par un chasseur, ou encore celle de cet homme devenu hystérique et que les vigiles de la bibliothèque nationale de France à Paris ont dû calmer :

grippe aviaire -
"salauds d'oiseaux !" hurle-t-il
aux pigeons dans l'arbre


On croit rêver ... Si Hitchcock était parmi nous, peut-être tournerait-il "Les Oiseaux 2, le retour" .
Restons calmes. Allez, je vais déjeuner moi. Je mangerais bien un coquelet à la diable

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 09:45
J'ai lu ce matin dans la préface des 99 haïkus de Ryôkan chez Verdier cette définition des sept caractéristiques de l'art Zen selon Shinichi Hisamatsu :

"Pas de règle, pas de complexité, pas de discrimination, pas d'intellectualisation, pas de fond, pas de contrainte, pas d'agitation."

(dans Le Zen et les beaux-arts)

Voilà qui relativise toutes les discussions que l'on peut avoir sur ce qu'est ou n'est pas le haïku, si tant est que l'on admette qu'il s'agit d'un art Zen, mais c'est une autre histoire.

Personnellement, je trouve que les propos de Hisamatsu s'appliquent parfaitement au haïku. A méditer ...
 

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19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 19:16
Florian sort d'une période difficile due à une nouvelle poussée dentaire. Tout ce qui coupe ou tranche est sorti sans trop de problème (incisives, canines), mais pour ce qui broie (molaires), il en va tout autrement. Le bout de chou a dégusté pendant deux bonnes semaines, perdant l'appétit et sa belle humeur habituelle.

Pendant cette période, l'un des rares choses qui parvenait à le calmer était la musique, plus particulièrement La flûte enchantée de Mozart. Il suffisait de lui siffler l'air de la Reine de la Nuit pour qu'il cesse de pleurer et se mette à sourire.

A treize mois et demi, le bout de chou possède déjà deux versions du génial Singspiel de Mozart. Il s'agit de deux livres racontant la flûte comme un conte de fées, tout deux illustrés et accompagnés d'un CD d'environ une heure comportant l'ouverture et les principaux airs et choeurs. L'essentiel est là, ce sont surtout les récitatifs en Allemand qui ont fait les frais de l'opération. Mozart n'est donc pas trahi, loin de là!

La flûte enchantée, par Anne Gatti et Peter Malone, éd. Gautier-Languereau

Le premier livre est destiné aux bouts de chou de 3 à 8 ans. Illustrée par Peter Malone, la version des éditions Gautier-Languereau est très accessible, dans un style clair et avec des images aux couleurs franches bien adaptées aux petits. Le CD vient de chez EMI Classics (s'il vous plait!), avec une version interprétée par l'Orchestre Radio Symphonique de Bavière.




La flûte enchantés, par Jean-Pierre Kerloc'h et Nathalie Novi, éd. Didier Jeunesse
Le second livre, aux éditions Didier Jeunesse, est destiné aux enfants un peu plus âgés (une dizaine d'années). Plus fouillé, avec les illustrations plus oniriques de Nathalie Novi, il est accompagné d'extraits de la Flûte enchantée dans l'interprétation de référence de l'Orchestre Philarmonique de Vienne dirigé par Herbert Von Karajan.

L'histoire contée par Jean-Pierre Kerloc'h est plus détaillée, chaque chapitre renvoie sur le CD à l'extrait musical correspondant. En outre, le texte allemand du livret est présent, avec la traduction française. Du très beau travail!

Même si Florian n'est pas encore en âge d'apprécier le texte, il est déjà sensible à la musique.

Wolfgang Amedeus Mozart, oeuvre intégralle, éd. Brilliant ClassicsNous venons juste de nous offrir l'intégrale de Mozart éditée à l'occasion du 250è anniversaire du génial musicien.
Ca et là, des voix se sont élevées contre ce coffret de 170 CD à prix économique, en particulier les maisons de disque qui n'avaient pas eu l'idée avant Brillant Classics, instigateur de ce projet
Quoiqu'il en soit, une écoute de quelques CD au hasard révèle une très bonne qualité artistique comme technique. Florian ne s'y est pas trompé, tout émoustillé à l'écoute de la 40è symphonie ou de la sérénade Haffner! Ce coffret est un objet magique. On peut opter pour une écoute systématique ou prendre un CD au hasard, comme dans une sorte de fabuleux juke-box. Les puristes s'offusqueront sans doute que je puisse ainsi parler de Mozart, mais je ne pense pas que l'on apprécie sa musique si vivante, si en avance sur son époque avec la tête dans les mains et des mines constipées. Il faut l'écouter avec le même air innocent et  ravi que mon fils en ce moment. Après tout, le grand pianiste Arthur Schnabel ne disait-il pas que Mozart est trop simple pour les enfants et trop compliqué pour les adultes?

Encore un mot sur Mozart et la musique pour signaler le monde de Bra, le blog de Bruno, un jeune chef d'orchestre qui parle très bien de son art et bien entendu de l'année Mozart. Un blog très vivant, écrit dans un style alerte et très agréable à lire. Bruno vous invite à contribuer ici en citant vos oeuvres et interprétation préférées de Mozart. N'hésitez pas!

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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 15:12
Je viens de recevoir le numéro 10 de Gong, la revue francophone de haïku éditée par l'AFH. Dans l'éditorial, Dominique Chipot se félicite avec raison de ce passage symbolique du chiffre au nombre qui révèle le succès de l'AFH dans la durée et ouvre bien des perspectives.

Gong étant réservé aux membres de l'AFH, il m'est impossible d'en reproduire de larges extraits. On retrouve des haïkus de nombre d'auteurs présents en lien sur ce site et de remarquables articles de fond sur le haïku, le senryû et la manière dont cette forme poétique créée dans une langue si différente, le Japonais, a pu être adaptée au Français.

On y trouve aussi, et c'est toujours un plaisir, des haïkus d'enfants. Les atelier d'écritures organisés par des professeurs des écoles ou des collèges produisent toujours des perles. Le haïku se prête à merveille au regard incisif et à l'expression directe et simple des enfants. Je ne citerai que cette petite merveille de Paloma, une petite fille de CE2 :

allongée sur ma pelouse
j'entends les oiseaux chanter
je fais un aller sans retour

Témoignages de professeurs (bonjour Franck ) et d'élèves démontrent la pertinence de la démarche.

Il y a toujours un supplément avec Gong, en l'occurrence "Le soleil sur la rosée", ouvrage collectif coordonné par Dominique Chipot et illustré par les élèves de l'école Pauline Kergomard d'Arras. André Duhaime y explique l'organisation d'un atelier d'écriture, puis viennent des haïkus d'enfant tous plus frais et justes les uns que les autres. Le haïku comme voie d'éveil et pour lutter contre l'échec scolaire? Pourquoi pas, il ne s'agit pas de "faire beau" avec des mots compliqués, juste de regarder et d'exprimer. Tout le monde peut participer à ce jeu-là. L'échec vient lorsqu'un gamin se sent dévalorisé par le regard des autres, ses maîtres, ses parents, ses copains. De là à se sentir dévalorisé à ses propres yeux, il n'y a qu'un pas, très vite franchi, et c'est le début de la dérive, le pauvre gosse intègre le fait "qu'il est nul" et ne voit plus l'utilité de faire d'efforts. En valorisant d'autres qualités que celles exigées habituellement par l'enseignement, l'atelier haïku peut rendre confiance en eux à des petits déjà un peu échaudés par quelques expériences difficiles et les remettre dans le bain.

Regarder, participer, les maîtres-mots de ce 10è numéro. Et si ce billet vous paraît être de la pub, j'assume. Dominique, Serge et les autres membres de l'AFH fond un travail remarquable, que ce soit la revue ou le site et les diverses activités de l'association. Rendre hommage à leur travail n'est que justice.

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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 14:00
Notre amie Neko aime bien les chats, comme son pseudonyme l'indique (neko = chat en Japonais). Elle aime aussi les arbres, ce qui l'amène à composer de magnifiques haïgas (photos-haïkus) comme celui-ci :

Haïga Copyright Claude-Marie Durix. Utilisé avec son aimable autorisation.Le saule est un symbole d'immortalité en Extrême-Orient. Sa vivacité est extraordinaire : il suffit d'en planter un rameau en terre pour qu'il s'enracine et donne un nouveau sujet. Pour cette raison, il est l'arbre de vie des Tibétains.

On attribue également au saule la naissance du ju-jitsu, l'un des plus anciens arts martiaux japonais. Le moine Akiyama avait étudié les techniques de combat chinoise, mais il cherchait sa propre voie. Alors qu'il se promenait dans un jardin en hiver, il nota que les branches des cerisiers craquaient et cassaient sous le poids de la neige. Non loin de là, les branches d'un saule ployaient souplement, se débarassant de leur charge, et revenaient en place intactes. Ce fut la révélation. Akiyama créa ainsi le ju-jitsu, l'art de la souplesse, fondant l'école du coeur de saule.

sagesse du saule
ployant sous la neige -
lâcher prise


Que cette digression sur le saule ne vous empêche surtout pas d'aller jouer avec les facétieux matous de Neko 

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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 20:54
Le site québécois Mille Poètes se donne pour but de publier gratuitement les auteurs qui leur soumettent leurs oeuvres en ligne.

Pourvu d'un site et d'un forum très actif, "Mille Poètes travaille de plain-pied dans le troisième millénaire. Nous faisons partie intégrante de cette nouvelle forme de fonctionnement, cette nouvelle forme d'économie, qui nous permet d'accélérer tous les processus, de simplifier toutes les démarches et d'ouvrir toutes les frontières", selon leurs propres termes.

Revue littéraire Haïkaï N°1 - février 2006Le site a lancé il y a quelques temps le projet d'une revue consacrée au haïku. Ce projet vient d'aboutir avec la sortie du numéro 1 de la revue littéraire Haïkaï.
L'éditeur a lancé un appel à publications sur les principales listes de diffusion de haïkus francophones et sur les sites de l'anneau haïku. On retrouve donc au sommaire de ce premier numéro Damien Gabriels, Neko, Marion Lubréac, Amel Hamdi Smaoui, Patrick Palaquer (P.P. !!!) et bien d'autres, dont ma pomme.

Je dois dire que cela me fait un drôle d'effet. N'ayant pas encore vu la revue, je ne sais pas combien de poèmes sur les neuf haïkus que j'ai présentés ont été retenus ni lesquels. Pour être tout à fait franc, cela me fait plaisir, car une revue imprimée c'est concret, c'est autre chose que la publication virtuelle sur Internet (qui est cependant un moyen d'expression inégalé auquel je dois de figurer dans Haïkaï). D'autre part, il faut relativiser. Je pense que le nombre de candidats à la publication augmentera au fil des numéros de la revue. Si j'y figure encore dans un an, alors là, oui, cela voudra dire quelque chose sur la qualité de mes haïkus.

Donc, j'en suis ravi mais je reste lucide. Et rendez-vous dans quelques temps ...

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