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Manteau d'étoiles, l'haïku-blog de Richard

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Texte Libre

Ce blog est né d'un haïku. Le voici ...

couché sur l'herbe
dans mon manteau d'étoiles
j'ai dormi

A tout moment, vous pouvez revenir à la page d'accueil en cliquant sur la bannière ou sur l'image de droite. Si vous êtes perdus, vous trouverez aussi de l'aide ici. Bonne visite!

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Manteau d'étoiles



Bienvenue sur le blog haïku de Richard (alias Yamasemi), principalement consacré au haïku et au senryû, un style de poème court venu du Japon.

Découvrez mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des Maîtres du haïku et mes propres haïkus et senryûs au fil des jours. Vous trouverez plus d'informations sur ce blog dans la page d'aide.

Vous pouvez si vous le désirez réagir sur chaque article en utilisant le lien "Ajouter un commentaire" et, si vous avez apprécié votre visite, vous pouvez aussi recommander ce blog.
7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 09:23
le chant du coucou -
baigné d'ombre et de lumière
le sentier m'invite


Au fait, j'avais presque oublié le croissant de lune. Il vous reste encore un peu de temps pour faire votre choix. Résultat ce week-end!
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6 avril 2006 4 06 /04 /avril /2006 17:06
brillant au soleil
sur le miroir de l'étang
la tête du colvert

la journée s'achève -
quelques taches de lumière
sous les frondaisons
 
tombée du jour -
le soleil sur deux faisans
glissant du vert à l'or
 
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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 16:01
ciel changeant d'avril -
tigré d'ombre et de lumière
le chat sur le mur

 
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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 21:51
Week-end calme. Du repos et un peu de balade pour profiter du temps printanier et de ses caprices, entre pluie et belles éclaircies.

entre les nuages
le soleil inonde tout
je verse le thé

trottoirs trempés
le soleil après l'ondée
éblouissement

l'heure de la sieste
flottant entre sommeil et veille -
la pluie gifle les vitres


Dimanche après-midi, l'éclaircie était assez belle et durable pour faire une balade au parc Montsouris. C'est la première fois que Florian se promène à pieds, et cela lui plait visiblement.

la brise d'avril
dans les cheveux de mon fils -
gazouillis joyeux

Nous ignorions que se tenait à Montsouris le Tartan Day, sympathique manifestation à la gloire du kilt et des traditions celtiques, agrémentée entre autres d'un concours de cornemuse (en solo ou en pipe band). On se serait cru en Ecosse! Ce n'est pas pour me déplaire, j'apprécie beaucoup la culture celtique.

Chose amusante, la présence d'un sonneur japonais (si, si!) au look punk invraisemblable (une iroquoise verte!) et  musicalement excellent. Insolite et sympathique.

Tartan DayTartan Day
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31 mars 2006 5 31 /03 /mars /2006 21:51
ondée printanière -
le crépitement des gouttes
sur mon parapluie

le bruit de mes pas
celui des gouttes de pluie
à contretemps

après l'ondée
le jardin étincelant
baigné de soleil

 
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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 08:42
Je dois avouer un gros coup de fatigue. Entre le changement d'heure, les outrages électriques et une météo des plus maussades, j'ai envie d'hiberner un peu et de me réveiller lorsqu'il fera enfin beau.

Le changement d'heure dans ce sens-là me fait toujours le même effet. J'ignore si c'est cette heure de sommeil que l'on nous vole après laquelle je cours désespérément, mais je mets toujours huit à quinze jours à m'en remettre.

Quant à la météo, j'y suis assez sensible. J'aime la chaleur, le soleil et là il faut bien avouer que, même si les températures remontent, la couverture nuageuse s'éternise un peu trop à mon goût. Enfin, il y a tout de même de l'espoir :

une trouée bleue
dans une mer de nuages -
clin d'oeil du printemps

 
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22 mars 2006 3 22 /03 /mars /2006 18:25
Telle un caillou tombant dans une eau calme, la soirée de lundi semble générer des ondes loin de son point d'impact!

Depuis ce matin, les discussions vont bon train sur haiku-fr et gong_haiku (la liste privée de l'AFH). Neko et moi parlons de notre expérience, notamment des aspects délicats de la lecture du haïku.

Mon expérience l'a prouvé, opter pour une lecture naturelle ne suffit pas toujours. Les mots du haïkus sont parfois très ordinaires. Un lecteur inattentif peut passer sur ce qu'il voit comme une banalité, alors imaginez un auditeur qui ne peut le relire!

C'est certain, il reste un équilibre à trouver pour laisser partir cette "bulle de savon" qu'est le haïku.  Il n'est évidemment pas question de le déclamer de manière emphatique, ça reviendrait à chausser de plomb une ballerine.

La clé se trouve peut-être dans le temps de pause entre deux haïkus. Ce qui peut paraître banal à un auditeur inattentif n'est que le point de départ d'une résonance. On doit sans doute lui laisser le temps de se développer, sans quoi l'impact de ces trois petites lignes peut paraître faible sur le moment. Accorder le rythme de lecture à celui du souffle. On a coutume de dire qu'un haïku doit pouvoir se lire dans une seule respiration, ce n'est sans doute pas par hasard. Il faut laisser à l'auditoire le temps de remplir le silence avec les multiples sens suggérés, de remplir tout le champ des possibles.

Une seule solution : essayer, et donc recommencer à la première occasion!

A ce propos, d'autres soirées du même type sont envisagées en province, et ce n'est pas l'effet le moins sympathique de la séance du 20 mars (l'effet Neko!) Dès que j'aurai des précisions (dates, lieux, horaires et programmes), je ne manquerai pas d'y consacrer un billet.

Je trouve très sympathique cette éclosion printanière d'événements haïkus!
 

le printemps est là -
les bourgeons sur les branches
les haïkus aux lèvres

 
Encore une fois, il faut féliciter et remercier chaleureusement Neko pour l'organisation magistrale de la soirée du 20 mars.
 
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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 21:18
Eh bien voilà, c'est fait. Ma première lecture de haïkus en public. Et ce fut très intéressant.

Arrivé vers 19h15, je suis accueilli par Neko, toujours aussi dynamique.

Peu à peu, le musée Adzak se remplit. Je n'ai jamais été capable d'évaluer une foule d'un coup d'oeil, mais je dirais qu'on était peut-être une trentaine.

Le musée Adzak est un endroit convivial, un atelier où peintures, sculpture et photographies se côtoient. Tout le monde se connaît plus ou moins, ce qui fait beaucoup pour la chaleur du lieu. Heureusement pour moi, car je suis tout de même légèrement tendu.

Les intervenants sont bientôt là : Gisa, poétesse brésilienne écrivant en Français, Patrick Palaquer (P.P.), Neko et moi. Amel n'a pu venir de Tunisie, ses haïkus seront lus par Neko. Une partie musicale sera assurée par Paul Francis, auteur-compositeur britannique, venu avec sa guitare.

Après un énergique coup de gong, Neko commence par expliquer brièvement ce qu'est le haïku avant de donner quelques exemples tirés des classiques japonais. Elle lit ensuite les haïkus d'Amel, puis me passe la parole.

Sans avoir franchement le trac, car l'ambiance est chaleureuse, je suis toujours ennuyé par le problème que j'évoquais hier : comment dire les haïkus? Au pied du mur, je décide d'être le plus naturel possible. Je lis une vingtaine de haïkus sur les cinquante que j'ai sélectionnés.

A vrai dire, je suis un peu crispé, à tel point que je ne perçoit pas les réactions de la salle, sauf sur le dernier. Apparemment, c'est positif.

Neko prend le relais. J'admire sa lecture, car ses haïkus usent énormément d'assonances et de jeux de mots, en rendant  la lecture encore plus difficile. Ca passe tout seul, elle est à l'aise.

Suit Gisa qui nous lit quelques textes courts, malheureusement peu, j'aurais aimé en entendre plus car j'ai apprécié son écriture.

Place à la musique avec Paul, qui chante ses propres compositions en s'accompagnant à la guitare. C'est la grande surprise de la soirée. Pour commencer, Paul écrit ses chansons en Anglais, puis les traduit et les interprète en Français. Ensuite, son jeu de guitare est très personnel, à la fois rythmé et mélodique, avec une nette influence flamenca, mais aussi orientale et quelques accords colorés assez brésiliens. Les textes sont magnifiques, bien servis par une voix chaude auquel un léger accent britannique -pas désagréable- ajoute un intérêt indéniable.

Pendant la pause qui suit, je discute avec deux ou trois personnes, dont un réalisateur qui s'étonne que ma formation scientifique n'ait pas nuit à ma sensibilité littéraire. Je lui explique que ce sont pour moi deux choses bien séparées : les sciences pour la tête, les lettres pour le coeur. J'aime comprendre comment fonctionnent les choses, c'est mon côté scientifique. Mais j'aime aussi en avoir une connaissance plus intuitive, plus globale. Les poètes et les philosophes ont parfois eu des intuitions fulgurantes que la science ne confirmait que bien plus tard. Je suis persuadé que la Connaissance avec un grand C est trop vaste pour se laisser appréhender d'une manière unique.  Tout comme il existe plusieurs chemins pour arriver au sommet de la montagne, il existe un lieu où se rencontrent les savants, les philosophes et les poètes, quel que soit la manière d'y arriver.

On reprend ensuite la lecture des haïkus avec Neko et ses chats turbulents. Je prends la suite avec le reste de ma sélection. Neko m'ayant fait remarquer à juste titre que j'avais lu un peu trop vite, je prends garde cette fois à adopter un rythme plus lent, en prêtant bien plus attention à l'auditoire. Et ça fonctionne tout de suite mieux. La relation s'établit, et j'y prend moi-même beaucoup plus de plaisir, même si les applaudissements me font toujours une impression étrange.

Neko enchaîne par la lecture des haïkus de P.P. qui préfère rythmer la lecture de coups de gong de fort bonne facture. 

Paul reprend sa guitare pour d'autres chansons tout aussi fortes que les premières.

Hélas, il se fait tard et je ne peux rester jusqu'au bout. Je repars néanmoins ravi de l'expérience. Même si je n'ai toujours pas résolu le problème de la lecture du haïku, de la manière de dire ce qui est presque silence, je ne regrette pas de l'avoir  tenté.

Cette nuit, j'ai curieusement rêvé de Maurice Bourg, mon prof-poète de Première, sans doute parce que cette soirée m'a rappelé les séances auxquelles il conviait des poètes contemporains le samedi après-midi.

Ce matin, j'ai relu ce poème inédit qu'il avait publié dans la revue Poésie 1 (le N° 41 de mai-août 1975) :

Il est midi
l'été

l'arbre le sait
la lumière
le rapproche

de face
et de profil

sans projet


Bien que ce ne soit pas formellement un haïku, quelle économie de mots, quel art dans la suggestion. Là aussi, l'essentiel se trouve dans les silences entre les mots.
 
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20 mars 2006 1 20 /03 /mars /2006 09:00
Bien, j'ai sélectionné cinquante haïkus pour la lecture publique de ce soir.

Je ne les ai pas classés par saisons, comme on le voit souvent dans les livres consacrés au haïku, je trouve cela un peu scolaire. Je préfère me ménager la possibilité de changer l'ordre de lecture en fonction de mon humeur du moment et de la réaction des personnes présentes.

A ce propos, j'ai souvent lu qu'un haïku devait toujours être testé par une lecture à haute voix. Personnellement, j'ai un petit problème avec ça. Pour moi, le haïku se lit en pensée. Tout au plus dans un murmure. C'est une poésie qui dérange à peine le silence. Il se déguste dans un beau livre, se lit plusieurs fois de suite, car le plus important se trouve entre les mots, dans la résonance qu'ils vont avoir dans l'histoire personnelle du lecteur. Certains vous toucheront parce qu'ils éveillent un souvenir ou correspondent à une expérience vécue et peut-être jamais verbalisée. Votre voisin n'y verra rien d'intéressant mais s'enthousiasmera pour un autre qui vous laisse froid. C'est ainsi, chacun possède sa propre "acoustique intime".

Ce n'est pas tant ce que le haïku dit que ce qu'il suggère qui est important. Jetez un caillou minuscule dans l'eau calme d'un étang. Attendez quelques instants et voyez jusqu'où s'étendent les ondes qui partent du point d'impact. C'est tout à fait l'effet d'un haïku, pour peu qu'il soit reçu avec un esprit disponible (comme l'eau calme, précisément. Mizu no kokoro : l'esprit comme l'eau).

Aussi, je me demande encore comment je vais lire mes haïkus à haute voix. Je ne vais tout de même pas la jouer à la Luchini, en répétant plusieurs fois les passages qui paraissent importants, ça irait à l'encontre de la légèreté du genre.

On verra bien, en fonction de l'ambiance. A ce soir peut-être ...
 
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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 17:08
Le printemps arrive officiellement demain (même si j'ai adopté sur ce blog le découpage japonais des saisons, avec un printemps débutant le 4 février).

De bon matin, un indice bien sympathique annonce l'arrivée du renouveau :

préparant le thé
le chant des oiseaux mêlé
à celui de la bouilloire


Il est temps de faire provision de lumière et de chaleur, on en a grand besoin. Si la première est bien présente, en dépit des passages nuageux, ce n'est pas gagné pour la seconde.

malgré le ciel bleu
on frissonne au soleil
ah ! le vent de mars


Quant au ciel, il est toujours aussi variable, fascinant dans son impermanence :

le ciel de mars !
    toujours changeant
       toujours changeant
 

dans le ciel de mars
les nuages s'effilochent -
mon esprit aussi


... ce qui n'empêche pas que :

jaunes, blancs, violets
la pelouse en habits de fête -
crocus ouverts


Il est temps pour moi de finir de préparer la venue du printemps. Et pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, de voter pour le croissant de lune !

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