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Manteau d'étoiles, l'haïku-blog de Richard

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Ce blog est né d'un haïku. Le voici ...

couché sur l'herbe
dans mon manteau d'étoiles
j'ai dormi

A tout moment, vous pouvez revenir à la page d'accueil en cliquant sur la bannière ou sur l'image de droite. Si vous êtes perdus, vous trouverez aussi de l'aide ici. Bonne visite!

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Manteau d'étoiles



Bienvenue sur le blog haïku de Richard (alias Yamasemi), principalement consacré au haïku et au senryû, un style de poème court venu du Japon.

Découvrez mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des Maîtres du haïku et mes propres haïkus et senryûs au fil des jours. Vous trouverez plus d'informations sur ce blog dans la page d'aide.

Vous pouvez si vous le désirez réagir sur chaque article en utilisant le lien "Ajouter un commentaire" et, si vous avez apprécié votre visite, vous pouvez aussi recommander ce blog.
15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 13:03
Sale temps sur Paris ce matin ... Un ciel totalement bouché, la grisaille, la pluie, bref pas de quoi sauter de joie. En pareil cas, il ne manque plus qu'un bon embouteillage sur le chemin du bureau pour achever de vous coller le bourdon.

Heureusement, d'une part il n'y a pas eu d'embouteillages (merci aux vacances d'hiver, qui ont vidé la capitale), d'autre part il reste toujours la solution d'allumer Radio Latina à la recherche d'un peu de salsa, le soleil de vos oreilles. Rien de tel pour lutter contre la grisaille, une musique chaleureuse, colorée, épicée et sensuelle en diable.

Il y a un moment que je n'ai pas dansé ça avec ma chère et tendre. Il faudrait que l'on fasse garder bébé Florian et qu'on aille faire un petit tour en boîte latina, après s'être un peu dérouillé les jambes chez Isis.

Aucun rapport avec le haïku me direz-vous. Certes, hormis le fait que certains groupes de salsa japonais (oui, ça existe : Son Reinas, Orquesta de la Luz) sonnent plus cubains que des vrais et que l'on peut toujours écrire un petit senryû sur la question:

salsa romantique
ma main s'égare vers le bas
de ses reins et puis...

 
Ca fera peut-être râler les puristes, mais je suis un peu taquin parfois!

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14 février 2006 2 14 /02 /février /2006 14:45
Dans ce billet, j'exposais ma propre conception quant au respect (ou non) du nombre de syllabes dans le haïku (en principe dix-sept) et de leur répartition en trois lignes de 5, 7 et 5 syllabes.

Le débat a récemment repris sur haiku-fr, alimenté par un lien sur l'intéressant blog Haiku and happiness, de Gabi Grene. Cette spécialiste allemande du haïku traditionnel vit au Japon, et son point de vue est intéressant car elle parle japonais, ce qui lui permet d'avoir une vision très authentique et "de l'intérieur" du haïku. Elle explique ainsi dans cet article à quel point le rythme 5-7-5 est naturel en Japonais, et ne constitue selon elle pas un effort de versification analogue à notre alexandrin par exemple.

Pour les non-anglophones, je résume très brièvement : le Japonais est une langue syllabique. La combinaison de deux ou trois syllabes suffit à créer des mots. Ainsi YAMA signifie montagne ou KAWA rivière. Combinez deux mots et vous obtiendrez quelque chose comme AWA KAWA (rivière sauvage) ou YAMA KAZE (vent dans la montagne). Le mot NO peut ensuite servir à combiner deux mots pour en créer un troisième (mais mon Japonais très limité ne me permet pas de donner d'exemple, hormis MIZU NO OTO: le bruit de l'eau. Yoko, Kayo, Kyoko, c'est le moment d'intervenir dans les commentaires )

Reliez le tout ensuite par un mot de césure (kireji en Japonais), tels que les fameux YA (exclamatif) ou KANA (expression d'une admiration respectueuse), et vous voici naturellement avec les 5 ou les 7 syllabes d'un vers de haïku :

YAMA KAZE YA (ah! le vent dans la montagne)

Simple non? Il résulterait de tout cela une démystification totale du 5-7-5, réduit à l'expression la plus naturelle et la plus simple de la langue japonaise. Le grand art des haïjins japonais consiste précisément à faire de cette expression naturelle des choses des oeuvres d'art.

De là à conclure qu'il ne faut surtout pas essayer de reproduire ce rythme et cette versification dans d'autres langues, il n'y a qu'un pas, allègrement franchi par Gabi Grene.

D'autres échanges sur haiku-fr, tout aussi instructifs, précisent que la longueur des syllabes japonaises est constante, ce qui n'est pas le cas dans les autres langues. Si l'on rajoute à cela les diverses licences poétiques que l'on trouve par exemple en Français, on se retrouve avec une situation en effet plus complexe qu'en Japonais. Il suffit de penser à la valeur du "e", en principe compté devant une consonne pour former un pied ou au contraire élidé par l'apostrophe pour obtenir le bon compte de pieds. Citons encore la diérèse, qui permet de dissocier une syllabe en deux au niveau de deux voyelles successives (exemple: prononcer li-on au lieu de lion) et qui permet de "récupérer" un pied.

Pour toutes ces raisons, le 5-7-5 ne serait alors qu'une chimère, trop rapidement et servilement copiée du Japonais et plaquée sur des langues qui ne l'acceptent qu'au prix de contorsions douloureuses.

Moi, je veux bien. Il n'en reste pas moins que l'usage des mots de césure permet au Japonais de rajouter facilement des syllabes pour "boucher les trous" et tirer une ligne jusqu'à cinq ou sept syllabes, ce qui équivaut à notre diérèse.

L'argument concernant la formation des mots en Japonais me paraît en revanche bien plus convaincant, même si je pense toujours que garder  pour objectif la limite de dix-sept syllabes est un frein salutaire au verbiage, et que le rythme 5-7-5 procure un bel équilibre ternaire.

Toutefois, je sens bien que pour aller plus loin, je n'ai pas le choix : je vais devoir acquérir quelques notions de Japonais!

Kayo, Yoko, Kyoko, Neko avez-vous une bonne méthode à me conseiller (Assimil Bashô) ?

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13 février 2006 1 13 /02 /février /2006 08:40
Contrairement à bien d'autres, je ne suis pas un adepte du grognon "Comme un lundi" en réponse à la question "Comment ça va?" posée par les collègues le lundi matin.

Les lundis matins sont inéluctables, sauf à proposer la suppression (et de manière récursive) du premier jour travaillé de la semaine ...

J'ai un jour fait un rapide calcul, à raison d'un lundi par semaine, cinq semaines de congés, plus deux de RTT et quarante années de travail. En cumulant tous les lundis, c'est en fait près de cinq ans  que l'on passerait à maugréer "Comme un lundi". Ca fait réfléchir ... même si je peux comprendre que retourner au boulot le lundi matin ne soit pas toujours drôle pour ceux qui ont un travail pénible, quelqu'en soit la raison. Cela dit, puisqu'on ne peut rien au retour du lundi, autant essayer de voir les choses de manière positive.

Pour cela, je commence par éviter d'allumer la radio trop tôt, sinon :

petit déjeuner -
les tartines trempées
dans les faits divers

Rien de tel pour vous mettre le bourdon d'emblée.
Ensuite, je ne rate jamais, je dis bien jamais, l'occasion d'observer et de me réjouir d'un détail cocasse, d'un instant décalé, que ce soit en voiture (ça permet de supporter les embouteillages) ou dans la journée. Je prends des notes, parfois je compose un haïku, que je note rapidement depuis cette mésaventure :

en retard
je prends le temps de noter
un haïku


Voilà comment je supporte sans problème les lundis. Et puis, mon fils Florian est né un lundi, ce qui a -si besoin était- définitivement réhabilité ce jour à mes yeux!

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12 février 2006 7 12 /02 /février /2006 18:10
crépuscule bleu
les lumières de la ville -
faux-semblants
 

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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 15:12
Je viens de recevoir le numéro 10 de Gong, la revue francophone de haïku éditée par l'AFH. Dans l'éditorial, Dominique Chipot se félicite avec raison de ce passage symbolique du chiffre au nombre qui révèle le succès de l'AFH dans la durée et ouvre bien des perspectives.

Gong étant réservé aux membres de l'AFH, il m'est impossible d'en reproduire de larges extraits. On retrouve des haïkus de nombre d'auteurs présents en lien sur ce site et de remarquables articles de fond sur le haïku, le senryû et la manière dont cette forme poétique créée dans une langue si différente, le Japonais, a pu être adaptée au Français.

On y trouve aussi, et c'est toujours un plaisir, des haïkus d'enfants. Les atelier d'écritures organisés par des professeurs des écoles ou des collèges produisent toujours des perles. Le haïku se prête à merveille au regard incisif et à l'expression directe et simple des enfants. Je ne citerai que cette petite merveille de Paloma, une petite fille de CE2 :

allongée sur ma pelouse
j'entends les oiseaux chanter
je fais un aller sans retour

Témoignages de professeurs (bonjour Franck ) et d'élèves démontrent la pertinence de la démarche.

Il y a toujours un supplément avec Gong, en l'occurrence "Le soleil sur la rosée", ouvrage collectif coordonné par Dominique Chipot et illustré par les élèves de l'école Pauline Kergomard d'Arras. André Duhaime y explique l'organisation d'un atelier d'écriture, puis viennent des haïkus d'enfant tous plus frais et justes les uns que les autres. Le haïku comme voie d'éveil et pour lutter contre l'échec scolaire? Pourquoi pas, il ne s'agit pas de "faire beau" avec des mots compliqués, juste de regarder et d'exprimer. Tout le monde peut participer à ce jeu-là. L'échec vient lorsqu'un gamin se sent dévalorisé par le regard des autres, ses maîtres, ses parents, ses copains. De là à se sentir dévalorisé à ses propres yeux, il n'y a qu'un pas, très vite franchi, et c'est le début de la dérive, le pauvre gosse intègre le fait "qu'il est nul" et ne voit plus l'utilité de faire d'efforts. En valorisant d'autres qualités que celles exigées habituellement par l'enseignement, l'atelier haïku peut rendre confiance en eux à des petits déjà un peu échaudés par quelques expériences difficiles et les remettre dans le bain.

Regarder, participer, les maîtres-mots de ce 10è numéro. Et si ce billet vous paraît être de la pub, j'assume. Dominique, Serge et les autres membres de l'AFH fond un travail remarquable, que ce soit la revue ou le site et les diverses activités de l'association. Rendre hommage à leur travail n'est que justice.

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10 février 2006 5 10 /02 /février /2006 15:34
lumière dorée -
les bourgeons des rosiers, rouges
sur la terre noire
 

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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 10:15
Le titre de ce billet n'est pas un hommage au film d'Ozu, l'un de mes cinéastes japonais favoris. Non, il se passe tout simplement quelque chose ce matin. Le ciel est bleu, la lumière d'un beau jaune doré, et on sent que l'hiver commence à céder du terrain. Hier matin, c'était encore la grisaille compacte et têtue de l'hiver parisien. L'après-midi avait déjà apporté quelques belles éclaircies, confirmées ce matin. Même s'il ne faut pas chanter victoire trop tôt, c'est clair : le printemps arrive! Ce n'est sans doute pas pour rien que dans les saïjikis, les almanachs poétiques japonais, le printemps commence le 4 février.

Voici donc le premier billet de printemps sur Manteau d'étoiles! Espérons ne pas avoir à revenir en arrière ...

perce-neige -
en plein hiver, le printemps
pousse sa pointe

un coin de ciel bleu
une fleur sur la muraille
rêve de printemps

 

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8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 10:59
février fugace
les roseaux gelés fouettent
l'eau noire de l'étang

rafales de pluie
au-dessus du pont le vent
dispersant les mouettes

les pattes du héron
entre les glaçons de la mare -
l'hiver s'étire
 

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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 14:00
Notre amie Neko aime bien les chats, comme son pseudonyme l'indique (neko = chat en Japonais). Elle aime aussi les arbres, ce qui l'amène à composer de magnifiques haïgas (photos-haïkus) comme celui-ci :

Haïga Copyright Claude-Marie Durix. Utilisé avec son aimable autorisation.Le saule est un symbole d'immortalité en Extrême-Orient. Sa vivacité est extraordinaire : il suffit d'en planter un rameau en terre pour qu'il s'enracine et donne un nouveau sujet. Pour cette raison, il est l'arbre de vie des Tibétains.

On attribue également au saule la naissance du ju-jitsu, l'un des plus anciens arts martiaux japonais. Le moine Akiyama avait étudié les techniques de combat chinoise, mais il cherchait sa propre voie. Alors qu'il se promenait dans un jardin en hiver, il nota que les branches des cerisiers craquaient et cassaient sous le poids de la neige. Non loin de là, les branches d'un saule ployaient souplement, se débarassant de leur charge, et revenaient en place intactes. Ce fut la révélation. Akiyama créa ainsi le ju-jitsu, l'art de la souplesse, fondant l'école du coeur de saule.

sagesse du saule
ployant sous la neige -
lâcher prise


Que cette digression sur le saule ne vous empêche surtout pas d'aller jouer avec les facétieux matous de Neko 

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6 février 2006 1 06 /02 /février /2006 16:45
Bien que nous soyons entrés dans l'année du chien de feu dimanche dernier, le traditionnel défilé du nouvel an chinois dans les rue du 13è arrondissement de Paris n'a eu lieu qu'hier.

C'est toujours un plaisir d'aller assister à cet événement festif et bon enfant. Les couleurs vives, les chants et les danses réchauffent la grisaille de l'hiver parisien et nous dépaysent complètement.

Note: cliquez sur les images pour les agrandir.

La danse du lion



Les lions ne mordent pas ici, ils viennent juste vous regarder sous le nez avec leurs gros yeux et leur bonne bouille de grosse peluche :

nouvel an chinois -
derrière le masque du lion
deux yeux en amande


La danse du lion nécessite de solides qualités athlétiques. Le lion est animé par deux personnes. Les mouvements de l'animal sont vifs et imprévisibles, il peut soudainement se redresser de toute sa hauteur (ce qui implique que l'un des deux danseurs soit soulevé par l'autre). La danse comporte plusieurs figures, exécutées de manière précise en suivant la musique adéquate. Cet art remonte à la dynastie des Han (vers -200).









Défilé en costumes traditionnels pour le nouvel an chinois







Les associations de résidents chinois, laotiens, vietnamiens etc. s'investissent beaucoup dans ce défilé, soigneusement préparé. Les costumes traditionnels sont magnifiques, même si pafois on peut apercevoir quelques concessions fugitives à la modernité (que je n'ai hélas pu photographier, elle a raccroché immédiatement!)

en robe de soie
pour le nouvel an chinois -
son portable sonne









Le dragon


Quant au dragon, que les Chinois vénèrent comme symbole de la dignité et du pouvoir, c'est un heureux présage. Le dragon du défilé peut comporter de neuf à vingt-quatre anneaux, chacun mesurant de 1,5 à 2 mètres de long. La danse du dragon remonte à la dynastie Song, au Xè siècle.

le vol du dragon
sur les trottoirs de Paris
drôle de touriste!





De l'encens pour Bouddha







Enfin, bien que n'étant pas bouddhiste, j'ai toujours été sensible au message de celui qui, né prince, avait voulu voir le monde extérieur et avait fait de la souffrance humaine sa principale préoccupation :

encens pour Bouddha
dix mille années de bonheur
sur notre famille


J'aime tout particulièrement dans le nouvel an chinois ce mélange de spiritualité et de truculence. Il y a les gâteaux de lune que l'on s'offre en guise de porte-bonheur, ou les clémentines (toujours par paires, une bonne chose n'arrivant jamais seule). Il y a aussi les grappes de pétard (parfois de longueur impressionnante!) que l'on fait éclater pour chasser les mauvais esprits, à la grande joie des enfants.

Après le défilé, il était grand temps d'aller se réchauffer devant une tasse de thé et de fêter le second événement qui, coïncidence, tombait le même jour : la chandeleur. Une fête sympathique, gourmande, dont l'origine est très ancienne et qui a été, comme bien d'autres, opportunément "récupérée" par le christianisme au Vè siècle.

Moi qui ne brille pas toujours par mon adresse, j'ai attrapé très vite le petit coup de poignet souple et sec à la fois qui retourne la crêpe, une pièce d'or (en l'occurence ma médaille de baptême) dans la main, pour porter bonheur, là encore.

Un faux-mouvement aidant, on a tout de même failli assister à un joli loupé ...

papa maladroit
une crêpe sur la tête
bébé mort de rire

 

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