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Manteau d'étoiles, l'haïku-blog de Richard

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Ce blog est né d'un haïku. Le voici ...

couché sur l'herbe
dans mon manteau d'étoiles
j'ai dormi

A tout moment, vous pouvez revenir à la page d'accueil en cliquant sur la bannière ou sur l'image de droite. Si vous êtes perdus, vous trouverez aussi de l'aide ici. Bonne visite!

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Manteau d'étoiles



Bienvenue sur le blog haïku de Richard (alias Yamasemi), principalement consacré au haïku et au senryû, un style de poème court venu du Japon.

Découvrez mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des Maîtres du haïku et mes propres haïkus et senryûs au fil des jours. Vous trouverez plus d'informations sur ce blog dans la page d'aide.

Vous pouvez si vous le désirez réagir sur chaque article en utilisant le lien "Ajouter un commentaire" et, si vous avez apprécié votre visite, vous pouvez aussi recommander ce blog.
4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 14:51
La psychose de la grippe aviaire toucherait-elle tout le monde ?

grille de métro
deux pigeons se font la cour
le clochard se gratte

 

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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 11:33
Une petite pause aujourd'hui pour fêter trois caps importants pour ce blog :

  • 10.000 visiteurs
  • 50.000 pages vues
  • 100 articles

Merci à tous, lecteurs fidèles ou visiteurs de passage. J'espère continuer longtemps à vous intéresser au haïku, minuscule par la taille mais grand par la force poétique !

Merci encore et à bientôt !

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 11:09
La psychose concernant la grippe aviaire commence à prendre des proportions inquiétantes. J'écoutais France Info ce matin dans ma voiture, et j'ai entendu des histoires incroyables, comme celle de cette vieille dame harcelée par son voisinage et obligée de faire abattre ses oiseaux d'ornement par un chasseur, ou encore celle de cet homme devenu hystérique et que les vigiles de la bibliothèque nationale de France à Paris ont dû calmer :

grippe aviaire -
"salauds d'oiseaux !" hurle-t-il
aux pigeons dans l'arbre


On croit rêver ... Si Hitchcock était parmi nous, peut-être tournerait-il "Les Oiseaux 2, le retour" .
Restons calmes. Allez, je vais déjeuner moi. Je mangerais bien un coquelet à la diable

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2 mars 2006 4 02 /03 /mars /2006 09:00

Pour ceux qui conçoivent le haïku comme la poésie du Zen, Ryôkan constitue une providentielle figure de proue. Moine Zen légendaire, c'était aussi un calligraphe renommé et un poète prolifique (il en écrivit environ deux mille huits cents dont seulement une centaine de haïkus).

Il faut dire que le jeune Yamamoto Eizo (son véritable nom) était né en 1758 dans un milieu favorable. Il était le fils d'un riche marchand, chef héréditaire de son village et poète renommé sous le nom de Inan. Son enfance dans son village natal est sans histoire. C'est un enfant calme, généreux et sociable. Dans l'atmosphère lettrée et religieuse de la famille (son père est aussi gardien du temple Shinto local), le jeune Eizo se tourne rapidement vers la spiritualité, à tel point qu'il décide à dix-huit ans d'entrer au monastère zen Koshoji, proche de son village. En principe destiné à succéder à son père en tant que chef du village, il ne montre aucun goût pour les fonctions officielles, un trait de caractère qui persistera toute sa vie.

Il devient donc moine sous le nom de Ryôkan (bon et bienveillant en japonais) et s'investit pleinement dans sa pratique. Quatre ans plus tard, le monastère reçoit la visite du fameux maître Kokusen. Impressionné par sa sagesse et son charisme, Ryôkan repart avec lui au temple Entsuji. Il devient son disciple, restant douze ans au service de Kokusen. Il en profite pour étudier la poésie chinoise, la poésie japonaise classique et la calligraphie. Il devient le disciple préféré du maître, qui le choisit pour successeur. Mais lorsque Kokusen meurt, Ryôkan réalise rapidement que diriger le temple ne lui convient pas. Trop de politique et trop de conflits à gérer pour lui, il trouve finalement peu de différence avec la direction de son village natal qu'il avait refusée seize ans plus tôt.

A trente-cinq ans, Ryôkan quitte donc le temple pour devenir moine errant, unsui (nuage et eau), cheminant dix ans à travers le pays en mendiant pour assurer sa subsistance.

C'est le début de la légende de Ryôkan. Sa grande bonté et sa douceur deviennent vite légendaires. Le rencontrer, dit-on, c'est "comme si le printemps arrivait par une obscure journée d'hiver". 

Il a la réputation d'être aussi bienveillant avec les humains qu'avec les animaux, une sorte de Saint François d'Assise bouddhiste en somme. Ainsi, la légende dit que chaque matin, il ôtait soigneusement ses puces et les déposait à l'entrée de sa hutte pour qu'elles se réchauffent au soleil avant de les replacer sur lui le soir !

une nuit d'été
pour compter toutes mes puces -
veillant jusqu'à l'aube
 

Un jour, un voleur s'introduit dans sa pauvre hutte et lui vole tout ce qu'il a, sauf ses vêtements. Le voleur revient sur ses pas pour les prendre, mais s'enfuit à l'approche de Ryôkan. Ce dernier, dit la légende, le poursuit pour lui remettre ses vêtements, puis rentre tranquillement chez lui. Un merveilleux haïku nous rappelle l'événement :

le voleur m'a tout pris
sauf la lune
à ma fenêtre
 

La balle de tissu qu'il avait confectionnée lui-même et qu'il cachait dans sa manche est en revanche une réalité, restée célèbre. Il l'utilisait pour jouer avec les enfants des villages voisins, allant jusqu'à oublier qu'il était venu là pour mendier sa subsistance, à moins qu'il ne soit tout simplement allé admirer la campagne environnante :

sorti pour mendier mon riz
dans la prairie printanière
je me suis mis à cueillir des violettes
la journée déjà se termine

 
Un jour, il constate qu'un bambou pousse au milieu de sa hutte. Voulant percer un trou dans le toit pour lui ménager un passage avec une bougie, il met le feu à sa demeure. Cet épisode, resté célèbre, lui vaut le surnom de Taigu, grand sot, de la part des paysans des environs. Il ne faut pas voir ce sobriquet comme une insulte, mais plutôt comme un nom affectueux, comme lorsque dans le sud de la France on traite quelqu'un gentiment de "grand couillon"!

Ryôkan finira par revenir dans son village natal pour le service funèbre à la mémoire de son père, qui s'est suicidé en se jetant à l'eau à la suite de problèmes politiques. Il se fixe dans un ermitage non loin de là, sur le versant d'une montagne. Il y passera une grande partie de sa vie, errant toujours de village en village, méditant, calligraphiant et écrivant des poèmes splendides, fortement teintés de son expérience de moine zen :

 

le jardin d'à côté
à travers un trou béant
dans le mur d'argile

 
à cet endroit même
au pied du cerisier en fleur
dormir toute une nuit

 
ramassant du bois
puis traversant le pont
dans la brume du soir

 
tout autour de nous
le monde n'est plus que
fleurs de cerisier

 

j'ai fait pousser autour de ma hutte
des plantes et des fleurs.
maintenant, je m'en remets
à la volonté du vent.
 

A soixante ans, l'âge le force à venir s'installer au pied de la montagne puis, neuf ans plus tard, chez l'un de ses amis.  C'est là qu'il rencontre la bonzesse Teishin (Cœur fidèle en japonais). Entre le vieux moine et la belle jeune femme de vingt-neuf ans naît immédiatement un sentiment très tendre, mêlé de respect mutuel. Teishin est aussi une lettrée et une poétesse. Leurs poèmes liés comptent parmi ce que la littérature amoureuse japonaise a de plus beau :

 

Est-ce vraiment toi que j'ai vu
ou cette joie que je ressens encore
est-elle seulement un rêve?
-- Teishin

 
Dans ce monde d'illusion
nous sommeillons et parlons de rêve.
Rêve, continue à rêver, autant qu'il te plaira.
-- Ryôkan

 
Ici avec toi je pourrais demeurer
des jours et des années
silencieuse comme la pleine lune
que nous avons regardée ensembles.
-- Teishin

 

M'as-tu oublié
ou as-tu oublié le chemin de ma demeure?
Je t'ai attendue tout le jour, tous les jours
mais tu n'es pas venue.
-- Ryôkan
 

La lune, j'en suis sûre, brille haut dans le ciel
au-dessus des montagnes
mais de sombres nuages amoncelés
en noient le sommet dans l'ombre
--Teishin

 

Tu dois t'élever
au-dessus des nuages sombres
couvrant le sommet de la montagne
sinon comment pourrais-tu jamais voir la lumière?
-- Ryôkan

 
Lorsqu'il s'éteint à l'âge de soixante-quatoze ans le 6 janvier 1831, Ryôkan murmure à Teishin qui lui tient la main ce dernier haïku :

 

montrant leur envers
puis leur endroit
les feuilles dispersées par le vent d'automne

 
Elle lui répond tendrement, poursuivant jusqu'au bout leur dialogue poétique et amoureux:

on voit au loin les vagues
elles viennent
elles repartent

Teishin, la bien nommée Cœur fidèle, consacrera le reste de sa vie à rassembler et à faire connaître l'oeuvre de celui qu'elle aimait. Elle disparaîtra à l'âge de soixante-quinze ans, nous ayant légué l'oeuvre immense de ce moine-poète hors du commun.
 

 

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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 15:43
La nuit dernière, à cheval sur février et mars, nous a apporté d'abondantes chutes de neige. Le spectacle était magnifique :

jouant dans les lumières
de la ville, les flocons
papillons d'hiver

 
Il n'en restait plus beaucoup ce matin, sous un ciel bleu et un soleil radieux :

soleil matinal
de la ramure des pins
retombe la neige
 
dans le buisson
fondent des perles de neige
bues par les moineaux
 
dans le ciel lavé
de petits groupes d'oies sauvages
là-haut, tout là-haut ...

 

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28 février 2006 2 28 /02 /février /2006 13:30
Février s'achève comme une charnière entre l'hiver et le printemps.

Si vous êtes passé sur Manteau d'étoiles ce matin, vous aurez peut-être remarqué l'image de saison dans la colonne de droite : elle était redevenue une image d'hiver. Je viens de revenir aux images de printemps sous un ciel bleu magnifique!

Il faut dire que ce matin nous avons tout eu : de la neige, de la neige fondue, de la pluie, du soleil. Quelques instantanés :


février s'achève
sous la neige l'éclat violet
d'une primevère

sous la pluie glacée
prenant son bain dans la flaque
le corbeau s'ébroue

éclaircie - le ciel
se reflète dans les flaques
éclairées par le ciel

 

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 13:21
grippe aviaire - au parc
du canard apprivoisé
les gamins s'écartent
 
café en terrase -
nul ne jette plus de miettes
aux piafs quémandeurs

 

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 10:52
au milieu du pré
seule sur la gelée blanche
une silhouette

 

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26 février 2006 7 26 /02 /février /2006 08:30

Je suis abonné depuis deux ou trois ans à la méditation du jour. Coïncidence, j'ai reçu ceci hier :

 

Les mots ont la tâche impossible d'expliquer la beauté du silence.
Ils ne peuvent pas s'en approcher mais il faut quand même essayer.
Le silence est merveilleux.
Le silence est le chemin.
Le silence est la réponse.

Tishan

 

Intéressant non? Le haïku est une poésie si ténue qu'on pourrait l'appeler la poésie du silence. Pas d'effet inutile, pas d'interprétation, juste trouver les quelques mots justes pour rendre compte de la beauté d'un moment, d'une situation et la partager. Et tout comme parler du silence suffit à troubler le silence, tenter d'expliquer la beauté suffit peut-être finalement à s'en éloigner.

Plus ça va, plus je pense qu'un fois certains principes de base acquis, la spontanéité et la sincérité sont les meilleurs atouts dans l'écriture du haïku.

 

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 09:45
J'ai lu ce matin dans la préface des 99 haïkus de Ryôkan chez Verdier cette définition des sept caractéristiques de l'art Zen selon Shinichi Hisamatsu :

"Pas de règle, pas de complexité, pas de discrimination, pas d'intellectualisation, pas de fond, pas de contrainte, pas d'agitation."

(dans Le Zen et les beaux-arts)

Voilà qui relativise toutes les discussions que l'on peut avoir sur ce qu'est ou n'est pas le haïku, si tant est que l'on admette qu'il s'agit d'un art Zen, mais c'est une autre histoire.

Personnellement, je trouve que les propos de Hisamatsu s'appliquent parfaitement au haïku. A méditer ...
 

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