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Manteau d'étoiles, l'haïku-blog de Richard

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Texte Libre

Ce blog est né d'un haïku. Le voici ...

couché sur l'herbe
dans mon manteau d'étoiles
j'ai dormi

A tout moment, vous pouvez revenir à la page d'accueil en cliquant sur la bannière ou sur l'image de droite. Si vous êtes perdus, vous trouverez aussi de l'aide ici. Bonne visite!

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Manteau d'étoiles



Bienvenue sur le blog haïku de Richard (alias Yamasemi), principalement consacré au haïku et au senryû, un style de poème court venu du Japon.

Découvrez mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des Maîtres du haïku et mes propres haïkus et senryûs au fil des jours. Vous trouverez plus d'informations sur ce blog dans la page d'aide.

Vous pouvez si vous le désirez réagir sur chaque article en utilisant le lien "Ajouter un commentaire" et, si vous avez apprécié votre visite, vous pouvez aussi recommander ce blog.
1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 18:44
Savez-vous que le caractère festif du premier mai remonte à l'antiquité? Ici et , on vous expliquera qu'il était à l'honneur chez les marins, chez les Celtes, que le moi de mai était au Moyen-âge le temps des accordailles, et dans le Berry de George Sand (Les Maîtres sonneurs), on accrochait un beau bouquet, le Mai, à la porte de la jeune fille qu'on désirait épouser.

C'est à la Renaissance que le sympathique et odorant muguet devient la fleur porte-bonheur  associée au premier mai. Cela se confirmera au fil du temps, avant que cette date ne prenne aussi la signification sociale et politique qu'on lui connaît.

"Tu y crois, toi au muguet porte-bonheur?" me demandait tantôt Christine. Disons que toute occasion de faire une petite pause et de souhaiter du bonheur aux gens qu'on aime me paraît bonne. Foin du cynisme de ceux qui dénoncent à chaque fête la bonne opération commerciale! Décontractez-vous, vivez un peu!

Le muguet, c'est une pensée qui sent bon, une fleur qui pousse tous les ans sur les trottoirs et même sur la route:

la belle cycliste
son sac à dos plein de muguet
porte bonheur

Alors oui, je vais y croire. On croit si vite les oiseaux de mauvais augure, pourquoi pas les messagers (ou messagères) de bonheur?  Et j'ai acheté quelques brins de muguet pour mon beau brin de fille à un autre beau brin de fille:

la jolie fleuriste
du muguet sur son corsage -
une fée clochettes

A tous les visiteurs de ce site, j'envoie aussi un brin de muguet (virtuel, mais le coeur y est!)

Note: en tant que jeune papa, je rappelle que le joli muguet est tout de même un poison violent: tiges, fleurs, racines, feuilles, et même l'eau dans laquelle ont trempé les brins! Donc, à tenir hors de portée des petits explorateurs, et lavez-vous soigneusement les mains après l'avoir touché. Il serait dommage que le porte-bonheur se transforme en instrument de malheur!

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 12:58
sa moue de poupée
quand elle se fait les lèvres -
bouche d'incendie

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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 20:49
J'avais déjà parlé du site Lighthouse in a tree (le phare dans un arbre) ouvert par un ami.

Après seulement quelques mois, ce site consacré à la vente en ligne de tirages photos de haute qualité se voit recommandé par Captain Web, le "Michelin" des sites marchands.

C'est une belle réussite pour mon ami Doigts dans la rizière (son pseudo lorsqu'il vient laisser un commentaire ici) et une juste reconnaissance de son travail et de celui des photographes et tireurs qui lui font confiance.

Par ailleurs, à l'occasion de la sortie de l'ouvrage Fleur de henné de Michèle Maurin, aura lieu le 18 mai à 18h30 une projection réalisée par Linatree dans le cadre des jeudis de l'IMA. Etant donnée la qualité du site, cela promet. Cohérence oblige, les tirages des photos de Michèle Maurin font appel à un procédé exclusif de ... virage au Henné!

Avis aux amateurs de belles photographies, il faut désormais compter avec Linatree.

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28 avril 2006 5 28 /04 /avril /2006 18:56
... ou plutôt saynètes parcisiennes.

(parcisien: mot-valise, de parc et parisien. Qui se passe dans un parc parisien)

Rien de tel qu'une petite balade au parc Montsouris pour apprécier le printemps qui s'installe doucement. Il y a bien un petit vent frais de temps à autre, mais on sent bien que les beaux jours arrivent.

la paquerette
cachée sous un brin d'herbe
je ne vois plus qu'elle

dans le vent d'avril
les marronniers en fleurs
frissonnent aussi

un papillon saute
par-dessus des gamines
qui sautent à la corde

devant les tulipes
des glaces vanille-fraise -
les mêmes couleurs

Dans un coin du parc, une statue est dédié à toutes les Hélènes de France:

la statue d'Hélène
nue dans le vent d'avril
reste de marbre

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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 13:30
La revue canadienne Haïkaï lancée début 2006 et dont trois numéros ont déjà été publiés évolue. Et quelle évolution, puisque Guy Boulianne, instigateur de cette revue sur son site Mille poètes, vient d'en confier la direction littéraire à André Duhaime!

Figure majeure du haïku au Québec, André est le créateur du site de référence Haïku sans frontières.

Haïkaï se donne ainsi les moyens de devenir une revue majeure dans le paysage du haïku francophone.  Je cite le courriel reçu d'André Duhaime:

Cette revue sera une vitrine pour:
  1. le HAIKU (idéalement 9 haïkus maximum par poète par numéro, présentation de 3 haïkus par page),
  2. le TANKA (idéalement 6 tankas maximum par poète par numéro, présentation de 2 tankas par page),
  3. le RENKU (un ‘kasen’ ou 36 chaînons maximum par poète par numéro, présentation sur 6 pages),
  4. le HAIBUN (proses brèves accompagnées de haïkus; présentation sur 2 ou 3 pages par poète)
  5. des articles sur ces formes poétiques.
Le contenu de la revue va donc s'étoffer significativement. Parallèlement, elle va devenir bimestrielle (elle était jusqu'ici mensuelle), ce qui s'explique sans doute par un travail de lecture, de sélection des textes et de mise en forme accru.

Comme je le disais lors de la parution du numéro 1, le succès et la crédibilité d'une telle revue ne peuvent se concevoir à terme sans une sélection des poèmes à paraître. Déjà, quelques personnes sur haiku-fr s'étaient interrogées sur les critères de publication, quelques poèmes parus s'éloignant en effet des critères constitutifs du haïku.

En sollicitant André Duhaime, Guy Boulianne met donc tout le monde d'accord sur l'avenir de Haïkaï.

Pour ma part, je continuerai à soumettre des haïkus à la revue, sachant qu'une sélection par André ou son comité de lecture me comblerait de joie.

Bientôt l'épreuve du feu ...

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26 avril 2006 3 26 /04 /avril /2006 13:52
le papillon posé
sur une fleur en plastique -
déception

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25 avril 2006 2 25 /04 /avril /2006 12:11
Taneda Soichi, dit SantokaLa vie de Taneda Soichi (1882-1940), plus connu sous son nom de plume de Santoka (le feu au sommet de la montagne) aurait pu inspirer un romancier, ou même un réalisateur de cinéma.

On y trouve en effet tour à tour tragédie, drame, rédemption et rechute, acceptation sereine de son sort et fin prématurée. Il n'est pas jusqu'à l'apparence caractéristique de ce personnage complexe, avec son grand chapeau de paille et ses petites lunettes rondes à la Trotsky ou à la John Lennon qui ne se prête pas à un traitement cinématographique.

Né le second d'une famille assez aisée de cinq enfants, Soichi plonge dans le drame dès l'âge de onze ans, lorsque sa mère se suicide en se jetant dans un puits, désespérée par les infidélités répétées de son mari. Très sensible, l'enfant restera marqué à vie par la vision du corps inanimé de sa mère. C'est désormais sa grand-mère qui l'élèvera, sans pour autant combler le manque affectif qui va avoir une influence déterminante sur toute sa vie.

Doué d'une grande intelligence et attiré par la poésie, Soichi entre à vingt ans à l'université de Tokyo, où il commence à écrire sous le pseudonyme de Santoka. Malheureusement, loin de sa famille et de son village natal, perdu dans la grande ville, il sombre dans l'alcool et dans la dépression et doit rentrer chez lui.

La gestion calamiteuse de son père conduit ce dernier à vendre une partie de ses terres. Il ne trouve ensuite rien de mieux que d'ouvrir une fabrique de saké et d'y faire travailler son fils!  Evidemment, Santoka boit de plus en plus, tandis que son incorrigible père continue à courir le jupon de plus belle. Désirant stabiliser son fils, le père arrange un mariage avec une jeune fille du voisinage, Sato Sakino. En dépit de la beauté de la jeune épouse et de la naissance d'un fils, Ken,  Santoka continue à boire et le mariage se révèle malheureux.

Parallèlement, Santoka commence à écrire des haïkus dans une forme totalement libre, inspirée par Seisensui, ardent défenseur du haïku moderne : ni versification en 5-7-5, ni mot de saison. Il commence à collaborer à la revue Soun (stratus) fondée par Seisensui.

Après la faillite familiale, Santoka quitte son village natal accompagné de sa femme et de son fils et se rendent chez un ami dans l'île de Kyu-Shu. C'est le début d'une période difficile, où la petite famille tente de monter diverses affaires, sans succès en grande partie parce que Santoka est dépressif et alcoolique. Sakino finit par demander le divorce et Santoka part pour Tokyo où il devient bibliothécaire.

C'est là que se produit le second événement qui va donner un nouveau cours à sa vie. Dépressif,  il tente de se suicider une nuit de décembre 1924, debout sur une voie ferrée. Le train s'arrête de justesse et Santoka est recueilli par le supérieur du temple Zen voisin. Il se remet lentement et, dans ce temple où pour une fois on le lui fait aucun reproche, il commence à méditer et à étudier les textes sacrés, tant et si bien qu'il est ordonné moine zen en 1925!  Le Zen lui apporte le lâcher-prise et la réconciliation avec lui-même.

C'est le début d'une vie de moine-mendiant errant. Tout comme Bashô et surtout Ryôkan avant lui, Santoka sera le dernier des grands haïjins pèlerins. A l'exception de deux ermitages que lui aménageront des amis poètes ou éditeurs, la vie de Santoka sera faite de ces longues errances où il trouve la paix avec l'existence et avec ses propres contradictions. En effet, moine zen, Santoka ne peut toutefois se passer de saké, alors que le Bouddha proscrivait la consommation d'alcool. Le saké lui est aussi nécessaire que la composition de haïkus:  le saké pour le corps, le haïku pour le coeur. Il n'y a pas réellement de différence entre l'alcool et la poésie dont le saké constitue une clé d'accès:

une coupe, plus de différence entre l'est et l'ouest
deux coupes, plus de différence entre jadis et aujourd'hui
trois coupes, plus de différence entre moi et autrui
 
Remarqué par les éditeurs grâce à sa participation à la revue Soun, il publie plusieurs recueils et devient l'ami de Seisensui, son mentor. C'est l'un des nombreux paradoxes de sa vie: reconnu de son vivant comme un grand poète, et vivant une vie de moine-mendiant. Car Santoka ne peut rester en place, c'est dans la marche qu'il trouve son équilibre. Une mauvaise journée est pour lui une journée sans marche, sans saké ou sans avoir écrit de haïku. Il refera ainsi l'itinéraire de Bashô relaté dans L'étroit chemin vers le Nord profond de son illustre prédécesseur. Au passage, il s'arrête chez des amis, parle avec eux de poésie en buvant du saké et repart, infatigable.

Mais cette vie d'errance, combinée à l'excès de boisson, l'use prématurément. Le 10 octobre 1940, une rencontre poétique de la société du kaki (une association poétique créée par Santoka et ses amis) doit avoir lieu. Il écrit :

Après la réunion, j'entamerai un dernier voyage. Je veux me jeter une dernière fois dans la nature. Je n'en ai plus pour très longtemps à vivre et j'aimerais, comme les moineaux et les éléphants, mourir seul, en paix, dans un champ.


Mais Santoka, ivre, dort tandis que ses amis arrivent pour la réunion. Et c'est en silence, seul et en paix qu'il entame effectivement son dernier voyage pendant que ses amis parlent de cette poésie qu'il a tant aimée et servie pendant son court séjour en ce monde flottant ...

Et cette poésie jaillit, claire et spontanée, sans aucune entrave formelle: tout ce qui n'est pas réellement présent dans le coeur ne relève pas du haïku, écrivait-il. Ici, nulle entrave. Pas de 5-7-5 ni de kigo, mais une pure expérience. Le "je" est donc souvent présent, contrairement au style classique. Il se dégage des haïkus de Santoka une évidence poétique et une fraîcheur extraordinaires. Le thème du voyage revient bien sûr souvent:

du matin au soir
écoutant le bruit de mes pas
je marche

sur mes pieds fatigués
une libellule
s'est posée

sur ma robe de moine
toute déchirée
des graines d'herbes

me voilà
là où le bleu de la mer
est sans limite

et ce poème où l'errance de l'oiseau est aussi la sienne:

le corbeau croasse
le corbeau vole
nulle part où se fixer

Le voyage n'est pas qu'une fuite en avant aveugle, il est aussi l'occasion d'une réflexion sur soi-même et sa mort inéluctable:

la mort
devant moi
un petit vent frais

ma mort
les herbes
la pluie

Lorsqu'il revient en pélerinage dans son village natal, personne ne reconnaît dans ce vieux moine-mendiant le fils de la jadis aisée famille Taneda. Avec une ironie savoureuse il écrit:

dans mon village natal
au profond de la nuit
rêvant de mon village natal

Toujours présents, comme le Yin et le Yang, le saké et l'eau, dont il est aussi grand amateur:

ivre
je m'endors
avec les grillons

j'ai soif
d'eau
le bruit d'une cascade

légèrement ivre
les feuilles des arbres
se dispersent

le goût de l'eau
me pénètre le coeur
voici l'automne

Et lorsque Santoka se fixe dans un ermitage, la sérénité de ses poèmes n'est pas sans évoquer celle de Ryôkan:

j'ouvre la fenêtre
la fenêtre pleine
de printemps

sur la table inondée de soleil
j'écris une longue
longue lettre

de la montagne
des fleurs blanches
sur la table

Toutefois, les vieux démons reprennent parfois le dessus et après une tentative ratée de suicide aux somnifères, il écrit:

le vent des montagnes
dans la clochette
un puissant désir de vivre

Finalement, c'est l'acceptation sereine de son sort:

qu'y faire?
sur mes contradictions
le vent souffle

mon passé
mon avenir
la clarté de la neige

et enfin, ce dernier poème:

ma silhouette vue de dos
s'éloignant
dans la pluie d'automne

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24 avril 2006 1 24 /04 /avril /2006 16:20
Les pronostics sombres de la météo à Paris ont été déjoués par un printemps facétieux. Pour notre plus grand plaisir!

éclaircie -
le parfum des mimosas
soudain plus fort

voltigeant là-bas
le premier papillon
me donne des ailes

déjeuner sur l'herbe -
rêvant près de la cascade
le bureau si loin

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23 avril 2006 7 23 /04 /avril /2006 21:13
premiers beaux jours
ranger les vêtements d'hiver
avec un sourire

premiers beaux jours
quelque chose de pétillant
dans l'air de Paris

premiers beaux jours
ce matin l'araignée
a refait sa toile

... et en profiter, car le temps s'est déjà gâté aujourd'hui et  la météo annnonce une semaine pluvieuse.

ondée printanière -
éclosion de parapluies
au jardin public

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22 avril 2006 6 22 /04 /avril /2006 06:15
nuages à la dérive -
composant des haïkus
que le vent efface

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