Manteau d'étoiles, le blog haïku de Richard
Issa ... Je trouve délicat de parler d'Issa, car il est à bien des égards mon préféré parmi les quatre grands Maîtres classiques (les autres étant Bashô, Buson et Ryôkan).
Ses haïkus, d'une trompeuse simplicité formelle, sont d'une telle profondeur et sont empreints d'une telle humanité que je ne peux les lire sans ressentir une émotion unique. Certains l'ont dit moins à l'aise que Bashô ou moins technicien que Buson, mais la qualité et la solidité de sa poésie sont ailleurs, dans un mélange de franchise, d'humanité et de compassion très particulier et très prenant. Peut-être cela tient-il aux épreuves qu'Issa a traversées au cours d'une vie particulièrement difficile et même tragique.
De son vrai nom Kobayashi Yataro, il naît en 1763 dans le petit village de Kashiwabara, dans la province de Nagano sur l'île de Honshû. Il s'agit donc d'un village de montagne, au climat particulièrement rude (souvenez-vous: les JO d'hiver eurent lieu à Nagano en 1998). Son père est un fermier aisé mais aussi instruit et féru de littérature, tandis que sa mère, Kuni, est la fille d'un riche fermier voisin. Le couple et leur fils vivent avec la mère de Kuni.
Le jeune Yataro connaît son premier drame à deux ans lorsque sa mère disparaît. Il sera désormais élevé par sa grand-mère. L'enfant devient taciturne et renfermé, dissimulant sous une apparente rudesse une grande sensibilité. C'est l'instituteur du village, par ailleurs propriétaire de l'auberge locale, qui l'initie à la poésie, à la calligraphie et au bouddhisme, décelant vite les prédispositions littéraires de Yataro. L'enfant en est fortement marqué, et la légende dit qu'il composa à l'age de six ans ce premier haïku:
viens donc avec moi
et jouons un peu ensemble
moineau orphelin
Il a sept ans lorsque son père se remarie avec Satsu, également fille de paysans. Rapidement, cette femme travailleuse mais terre à terre voit d'un mauvais œil le penchant de Yataro pour la littérature qu'elle juge inutile. Elle obtient de son père qu'il retire l'enfant de l'école en dépit des protestations de l'instituteur. C'est le début de brimades incessantes. Elle prend l'enfant en grippe, allant jusqu'à lui interdire l'usage de la lampe pour l'empêcher de lire et d'étudier et le chargeant de corvées et de travaux aux champs. La naissance quatre ans plus tard de son demi-frère Senroku détériore encore la situation, sa belle-mère voyant alors en lui un concurrent à évincer dans la lignée. De malveillante, elle devient carrément odieuse, persécutant Yataro qui ne trouve un peu de réconfort qu'au près de sa grand-mère et dans la contemplation de la nature dans laquelle il s'évade à la moindre occasion.
Hélas, sa grand-mère disparaît alors qu'il a quatorze ans. Son père réalise enfin le calvaire qu'il vit et décide de le soustraire à la marâtre en l'envoyant à Edo chez l'un de ses parents. Voici donc Yataro, jeune campagnard aux manières rustiques, projeté dans le raffinement décadent d'une capitale où règne la corruption et les plaisirs faciles. Il y connaît des moments difficiles, finissant par trouver un emploi de palefrenier, et se console en lisant et en écrivant de la poésie:
ne possédant rien
comme mon coeur est léger
comme l'air est frais
Il entre dans l'école de haïku Katsushika fondée par un disciple de Bashô. Sa réputation de poète grandit au point qu'il succède au maître de l'école au décès de celui-ci. Cependant, il démissionne au bout d'un an, préférant sa liberté. C'est alors qu'il prend le nom d'Issa, c'est à dire une bulle dans une tasse de thé. Il se rase le crâne, prend l'habit de moine et quitte Edo pour un pèlerinage comme ses illustres devanciers Bashô et Buson. Il en ramène un journal de voyage remarqué dans les milieux littéraires.
Quinze ans après son départ, il revient dans son village natal où son père est mourant et y recueille ses dernières volontés. L'héritage devra être partagé entre les deux frères et Issa devra s'établir ici et y fonder une famille. Bien évidemment, la belle-mère et le demi-frère d'Issa contesteront ceci sitôt que le père aura fermé les yeux, et Issa retourne à Edo.
Il y mène une vie modeste, entouré de disciples à qui il enseigne l'art du haïku et d'amis sûrs qui admirent son talent, dans lequel on retrouve une simplicité et une sincérité perdues depuis Bashô.
Ce n'est que onze ans plus tard, et après une menace de procès, que la maison familiale sera enfin partagée en deux et que Issa pourra enfin s'installer chez lui et y prendre femme. Il épouse une jeune paysanne très gaie, Kiku. Il semble alors que l'horizon s'éclaircisse enfin pour Issa, à cinquante ans. Il est en effet maintenant un fermier aisé, et son talent de poète est reconnu. Il n'est pas jusqu'au seigneur local qui ne vienne parler poésie avec lui. Issa lui expose ses conceptions sans inutiles flatteries et avec sa rude franchise de paysan:
ah! le rossignol
même en présence d'un prince
son chant est le même
Hélas, le destin va encore s'acharner sur lui. Quatre enfants naissent de son union avec Kiku, mais aucun ne survit. Dans son chef d'oeuvre Oraga Haru (Mon printemps), Issa parle beaucoup de sa seconde enfant, une petite fille nommée Sato. C'est après son décès à l'âge de deux ans qu'il compose l'un des plus beaux haïkus de la littérature japonaise:
monde de rosée
rien qu'un monde de rosée
pourtant et pourtant
Un fils leur vient, qui n'atteint pas cent jours, et Issa est victime d'une première attaque qui le paralyse. Un quatrième et dernier enfant ne dépassera pas un an, et son épouse Kiku finit elle-même par s'éteindre. Il compose alors un autre haïku admirable:
ne pleurez pas insectes
même les étoiles qui s'aiment
doivent se séparer
Quelques années plus tard, après une seconde attaque dont il se remet et un second mariage malheureux et dissous au bout de quelques semaines, Issa épouse Yao à l'âge de soixante-quatre ans.
Peu après, sa maison brûle et il doit se réfugier dans les dépendances. Après une promenade dans la neige, une nouvelle attaque se produit et Issa quitte ce monde de rosée en 1827. On l'enterre près de sa famille. Sur sa pierre tombale, une simple pierre brute, on grave ce haïku:
alors c'est donc ça
ma dernière demeure?
cinq pieds de neige
Dernier pied de nez du destin, une fille posthume naît quelques mois plus tard, Yata. Elle sera la seule de ses enfants à survivre et à permettre à la lignée des Kobayashi de se prolonger jusqu'à nos jours.
Malgré les malheurs qui ont jalonné sa vie, il est frappant de constater que la poésie d'Issa ne laisse percer aucune aigreur, mais au contraire une grande sérénité et une grande compassion. Il est vrai que le poète était un fervent adepte de la doctrine de la Terre Pure, basée sur la foi, la dévotion et la croyance en un paradis.
Issa est le poète du quotidien, il sait ainsi nous toucher avec des mots simples mais biens choisis. Analyser son Art me semble inutile, mieux vaut écouter sa voix:
pluie de printemps
la petite fille apprend
au chat à danser
un superbe cerf-volant
s'est envolé
de la hutte du mendiant
l'enfant voulait
entre ses doigts
saisir des gouttes de rosée
avec quel regard d'envie
l'oiseau en cage
suit des yeux un papillon!
à l'ombre des fleurs
même un parfait étranger
ne l'est déjà plus
fleurs de cerisiers
dans la nuit - de belles femmes
descendant du ciel
porte de branchages -
pour remplacer la serrure
juste un escargot et enfin ce dernier poème écrit juste avant sa mort, où il fait allusion au bain donné au nouveau-né et au dernier bain donné au mort:
du premier baquet
jusqu'à l'ultime baquet -
de vaines paroles
Pas si vaines, puisqu'elles résonnent si puissamment depuis ...
Ses haïkus, d'une trompeuse simplicité formelle, sont d'une telle profondeur et sont empreints d'une telle humanité que je ne peux les lire sans ressentir une émotion unique. Certains l'ont dit moins à l'aise que Bashô ou moins technicien que Buson, mais la qualité et la solidité de sa poésie sont ailleurs, dans un mélange de franchise, d'humanité et de compassion très particulier et très prenant. Peut-être cela tient-il aux épreuves qu'Issa a traversées au cours d'une vie particulièrement difficile et même tragique.
De son vrai nom Kobayashi Yataro, il naît en 1763 dans le petit village de Kashiwabara, dans la province de Nagano sur l'île de Honshû. Il s'agit donc d'un village de montagne, au climat particulièrement rude (souvenez-vous: les JO d'hiver eurent lieu à Nagano en 1998). Son père est un fermier aisé mais aussi instruit et féru de littérature, tandis que sa mère, Kuni, est la fille d'un riche fermier voisin. Le couple et leur fils vivent avec la mère de Kuni.
Le jeune Yataro connaît son premier drame à deux ans lorsque sa mère disparaît. Il sera désormais élevé par sa grand-mère. L'enfant devient taciturne et renfermé, dissimulant sous une apparente rudesse une grande sensibilité. C'est l'instituteur du village, par ailleurs propriétaire de l'auberge locale, qui l'initie à la poésie, à la calligraphie et au bouddhisme, décelant vite les prédispositions littéraires de Yataro. L'enfant en est fortement marqué, et la légende dit qu'il composa à l'age de six ans ce premier haïku:
viens donc avec moi
et jouons un peu ensemble
moineau orphelin
Il a sept ans lorsque son père se remarie avec Satsu, également fille de paysans. Rapidement, cette femme travailleuse mais terre à terre voit d'un mauvais œil le penchant de Yataro pour la littérature qu'elle juge inutile. Elle obtient de son père qu'il retire l'enfant de l'école en dépit des protestations de l'instituteur. C'est le début de brimades incessantes. Elle prend l'enfant en grippe, allant jusqu'à lui interdire l'usage de la lampe pour l'empêcher de lire et d'étudier et le chargeant de corvées et de travaux aux champs. La naissance quatre ans plus tard de son demi-frère Senroku détériore encore la situation, sa belle-mère voyant alors en lui un concurrent à évincer dans la lignée. De malveillante, elle devient carrément odieuse, persécutant Yataro qui ne trouve un peu de réconfort qu'au près de sa grand-mère et dans la contemplation de la nature dans laquelle il s'évade à la moindre occasion.
Hélas, sa grand-mère disparaît alors qu'il a quatorze ans. Son père réalise enfin le calvaire qu'il vit et décide de le soustraire à la marâtre en l'envoyant à Edo chez l'un de ses parents. Voici donc Yataro, jeune campagnard aux manières rustiques, projeté dans le raffinement décadent d'une capitale où règne la corruption et les plaisirs faciles. Il y connaît des moments difficiles, finissant par trouver un emploi de palefrenier, et se console en lisant et en écrivant de la poésie:
ne possédant rien
comme mon coeur est léger
comme l'air est frais
Il entre dans l'école de haïku Katsushika fondée par un disciple de Bashô. Sa réputation de poète grandit au point qu'il succède au maître de l'école au décès de celui-ci. Cependant, il démissionne au bout d'un an, préférant sa liberté. C'est alors qu'il prend le nom d'Issa, c'est à dire une bulle dans une tasse de thé. Il se rase le crâne, prend l'habit de moine et quitte Edo pour un pèlerinage comme ses illustres devanciers Bashô et Buson. Il en ramène un journal de voyage remarqué dans les milieux littéraires.
Quinze ans après son départ, il revient dans son village natal où son père est mourant et y recueille ses dernières volontés. L'héritage devra être partagé entre les deux frères et Issa devra s'établir ici et y fonder une famille. Bien évidemment, la belle-mère et le demi-frère d'Issa contesteront ceci sitôt que le père aura fermé les yeux, et Issa retourne à Edo.
Il y mène une vie modeste, entouré de disciples à qui il enseigne l'art du haïku et d'amis sûrs qui admirent son talent, dans lequel on retrouve une simplicité et une sincérité perdues depuis Bashô.
Ce n'est que onze ans plus tard, et après une menace de procès, que la maison familiale sera enfin partagée en deux et que Issa pourra enfin s'installer chez lui et y prendre femme. Il épouse une jeune paysanne très gaie, Kiku. Il semble alors que l'horizon s'éclaircisse enfin pour Issa, à cinquante ans. Il est en effet maintenant un fermier aisé, et son talent de poète est reconnu. Il n'est pas jusqu'au seigneur local qui ne vienne parler poésie avec lui. Issa lui expose ses conceptions sans inutiles flatteries et avec sa rude franchise de paysan:
ah! le rossignol
même en présence d'un prince
son chant est le même
Hélas, le destin va encore s'acharner sur lui. Quatre enfants naissent de son union avec Kiku, mais aucun ne survit. Dans son chef d'oeuvre Oraga Haru (Mon printemps), Issa parle beaucoup de sa seconde enfant, une petite fille nommée Sato. C'est après son décès à l'âge de deux ans qu'il compose l'un des plus beaux haïkus de la littérature japonaise:
monde de rosée
rien qu'un monde de rosée
pourtant et pourtant
Un fils leur vient, qui n'atteint pas cent jours, et Issa est victime d'une première attaque qui le paralyse. Un quatrième et dernier enfant ne dépassera pas un an, et son épouse Kiku finit elle-même par s'éteindre. Il compose alors un autre haïku admirable:
ne pleurez pas insectes
même les étoiles qui s'aiment
doivent se séparer
Quelques années plus tard, après une seconde attaque dont il se remet et un second mariage malheureux et dissous au bout de quelques semaines, Issa épouse Yao à l'âge de soixante-quatre ans.
Peu après, sa maison brûle et il doit se réfugier dans les dépendances. Après une promenade dans la neige, une nouvelle attaque se produit et Issa quitte ce monde de rosée en 1827. On l'enterre près de sa famille. Sur sa pierre tombale, une simple pierre brute, on grave ce haïku:
alors c'est donc ça
ma dernière demeure?
cinq pieds de neige
Dernier pied de nez du destin, une fille posthume naît quelques mois plus tard, Yata. Elle sera la seule de ses enfants à survivre et à permettre à la lignée des Kobayashi de se prolonger jusqu'à nos jours.
Malgré les malheurs qui ont jalonné sa vie, il est frappant de constater que la poésie d'Issa ne laisse percer aucune aigreur, mais au contraire une grande sérénité et une grande compassion. Il est vrai que le poète était un fervent adepte de la doctrine de la Terre Pure, basée sur la foi, la dévotion et la croyance en un paradis.
Issa est le poète du quotidien, il sait ainsi nous toucher avec des mots simples mais biens choisis. Analyser son Art me semble inutile, mieux vaut écouter sa voix:
pluie de printemps
la petite fille apprend
au chat à danser
un superbe cerf-volant
s'est envolé
de la hutte du mendiant
l'enfant voulait
entre ses doigts
saisir des gouttes de rosée
avec quel regard d'envie
l'oiseau en cage
suit des yeux un papillon!
à l'ombre des fleurs
même un parfait étranger
ne l'est déjà plus
fleurs de cerisiers
dans la nuit - de belles femmes
descendant du ciel
porte de branchages -
pour remplacer la serrure
juste un escargot et enfin ce dernier poème écrit juste avant sa mort, où il fait allusion au bain donné au nouveau-né et au dernier bain donné au mort:
du premier baquet
jusqu'à l'ultime baquet -
de vaines paroles
Pas si vaines, puisqu'elles résonnent si puissamment depuis ...
Jeu 8 jun 2006
12 commentaires
Bonjour Yves,
merci beaucoup.
Amicalement,
Richard
merci beaucoup.
Amicalement,
Richard
Yamasemi
Quel destin tragique !
Quel talent fulgurant !
Peut-être mon maître préféré aussi.
Merci Richard pour ce bel article.
Amicalement,
JB
Quel talent fulgurant !
Peut-être mon maître préféré aussi.
Merci Richard pour ce bel article.
Amicalement,
JB
Burlington - le 09/06/2006 à 00h10
Merci de ta visite et de ce commentaire.
Amicalement,
Richard
Amicalement,
Richard
Yamasemi
Bonjour Richard,
Et merci pour cet article. Certains poèmes m'ont fait monter les larmes aux yeux ...
Et merci pour cet article. Certains poèmes m'ont fait monter les larmes aux yeux ...
Gillediou - le 09/06/2006 à 10h08
Oui, Issa fait souvent cet effet-là. Cette manière de dire simplement des choses fortes et de prendre de la distance par rapport au drame. Cette humanité, tout simplement.
Merci de ta visite.
Amicalement,
Richard
Merci de ta visite.
Amicalement,
Richard
Yamasemi
Tout simplement magnifique...J'aime vraiment de plus en plus les haïkus...Où me procurer un beau recueil?
queenkelly - le 09/06/2006 à 10h56
Un recueil de type anthologie ou un recueil des poèmes d'Issa?
Pour les belles anthologies, il en existe aux éditions Moundarren, classées par saisons ou par thèmes (haïkus du bord de mer, l'extase du papillon ...).
Concernant Issa, il y a un recueil chez Moundarren (Pourtant, et pourtant) et un recueil aux éditions Verdier. J'aime bien ce dernier, les poèmes sont en caractères japonais avec la transcription en caractères occidentaux et l'excellente traduction de Joan Titus-Carmel. Les livres de Moundarren et Verdier sont de belles réalisations. La qualité du papier et de la typographie est supérieure chez Verdier, mais les Moundarren sont reliés à la chinoise avec de magnifiques couvertures.
On trouve tout ceci dans tous les magasins en ligne et dans le monde réel à la FNAC et, si tu vas à Paris, à la librairie japonaise Junku, rue des pyramides. Il y a aussi leur excellent site: http://www.junku.fr/fr/index.php
Amicalement,
Richard
Pour les belles anthologies, il en existe aux éditions Moundarren, classées par saisons ou par thèmes (haïkus du bord de mer, l'extase du papillon ...).
Concernant Issa, il y a un recueil chez Moundarren (Pourtant, et pourtant) et un recueil aux éditions Verdier. J'aime bien ce dernier, les poèmes sont en caractères japonais avec la transcription en caractères occidentaux et l'excellente traduction de Joan Titus-Carmel. Les livres de Moundarren et Verdier sont de belles réalisations. La qualité du papier et de la typographie est supérieure chez Verdier, mais les Moundarren sont reliés à la chinoise avec de magnifiques couvertures.
On trouve tout ceci dans tous les magasins en ligne et dans le monde réel à la FNAC et, si tu vas à Paris, à la librairie japonaise Junku, rue des pyramides. Il y a aussi leur excellent site: http://www.junku.fr/fr/index.php
Amicalement,
Richard
Yamasemi
... si simple "pourtant et pourtant".
Lyre - le 09/06/2006 à 11h09
et si lourd de sens ...
Le mot juste, tout est là.
Amicalement,
Richard
Le mot juste, tout est là.
Amicalement,
Richard
Yamasemi
Merci pour les infos! Je pense que j'achèterai una anthologie et aussi un recueil des oeuvres d'Issa. Pour mon cabas de l'été.
queenkelly - le 12/06/2006 à 09h19
Bonne lecture! Pour l'été, il y a chez Moudarren Quelle chaleur!, anthologie de haïkus estivaux, et Haïkus du bord de mer si c'est ta destination de vacances.
Amicalement,
Richard
Amicalement,
Richard
Yamasemi
ton site est toujours aussi bien, c'est un veritable plaisir de venir ici partager ces haikus
ceux d'Issa surtout du grand art plein d'humilité et d'une grande humanité. @+
ceux d'Issa surtout du grand art plein d'humilité et d'une grande humanité. @+
if 6 - le 13/06/2006 à 17h10
Merci beaucoup! C'est toujours un plaisir de t'accueillir ici.
Amitiés,
Richard
Amitiés,
Richard
Yamasemi
bonjour, je recherche des haiku (si possible d'issa) calligraphiés en japonais avec leur traduction en francais! aurais tu un site à me conseiller!! merci beaucoup!!
laure
laure
laure - le 17/05/2007 à 21h19
J'avoue ne pas avoir ça en magasin! Il faudrait faire une recherche Google sur les forums traitant de culture asiatique. Amitiés.
Yamasemi
Bonsoir,
Un article très agréable. Issa est sans doute un des poètes les plus intéressants et responsable de bien des vocations d'haikaistes en herbe.
J'étais surpris par cette traduction du monde de rosé. Je suppose qu'elle est tirée des éditions moundaren et non pas Verdier.
Amitiés
christian - le 14/10/2007 à 23h11
Bonjour Christian,
merci de ton commentaire. Issa est en effet le haïjin qui semble avoir le plus grand succès en France (info Seegan Mabeesone).
Concernant "le monde de rosée", il s'agit en fait il s'agit d'une traduction "personnelle". J'ai les recueils de Verdier et de Moundarren, et les traductions proposées ne me convenaient pas vraiment. L'original japonais est relativement aisé à traduire littéralement. A partir de là, j'ai élaboré la version que je sentais le mieux. Elle est bien sûr criticable!
Amitiés,
Richard
merci de ton commentaire. Issa est en effet le haïjin qui semble avoir le plus grand succès en France (info Seegan Mabeesone).
Concernant "le monde de rosée", il s'agit en fait il s'agit d'une traduction "personnelle". J'ai les recueils de Verdier et de Moundarren, et les traductions proposées ne me convenaient pas vraiment. L'original japonais est relativement aisé à traduire littéralement. A partir de là, j'ai élaboré la version que je sentais le mieux. Elle est bien sûr criticable!
Amitiés,
Richard
Yamasemi
Je n'ai malheureusement pu assister à la conférence de Laurent Mabesoone (dans mon ancienne école de japonais!).
Je me suis "rattrapé" avec son recueil, qui laisse une place certaine à Issa.
Je dois avouer préférer la traduction de Joan Titus Carmel, que je trouve élégante et avec laquelle j'entretiens un rapport affectif particulier: c'est sur ce poème en particulier qu'a débuté mon intérêt pour les haïku.
(rires) en matière de traduction de haïku, la critique me semble trop aisée pour un exercice aussi difficile: Plusieurs versions sont toujours possibles.
deh@...
christian - le 15/10/2007 à 10h34
Dommage pour cette conférence, qui était fort intéressante. Pour "ma" version, je me suis aussi appuyée sur l'avis d'une traductrice japonaise de mes amis, elle-même fan de haïkus. Il y a en effet de nombreuses possibilités. Une autre conférence de Corine Atlan, auteur avec Zéno Bianu d'une anthologie de haïkus nous a convaincu de la difficulté de traduire ces "immenses petits poèmes".
Amicalement,
Richard
Amicalement,
Richard
Yamasemi
Comme c'est agréable de lire tes chroniques, j'apprends tellement et tu sais choisir les beaux haïkus des maîtres anciens.
Merci et amitiés,
Yves