ciel de perle -
le grand marronnier n'est plus
qu'un chant d'oiseaux
le grand marronnier n'est plus
qu'un chant d'oiseaux
par Richard
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Eté
regret de l'été -
la corneille aux reflets rouges
sur les rails rouillés
la corneille aux reflets rouges
sur les rails rouillés
(On confond souvent la corneille noire avec le corbeau freux. La corneille est entièrement noire - y compris le bec- et présente des reflets bruns-rouges. Au contraire, le corbeau possède une zone de peau blanchâtre autour du bec et son plumage présente plutôt des reflets bleus. En outre, il est plutôt campagnard alors que la corneille est plus volontiers citadine. Fin de l'intermède ornithologique. On l'aura compris, je m'intéresse beaucoup aux oiseaux. J'ai dû être piaf dans une vie antérieure ...)
par Richard
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Eté
Les petits tests apparemment futiles comme celui d'hier ne sont pas si anodins. Vous avez sans doute vu que le site qui l'hébergeait en abritait bien d'autres. Pourquoi certains nous intéressent-ils et d'autres pas du tout ? Que révèle sur notre vraie personnalité tel ou tel choix ?
Cette question me trottait dans la tête ce matin et jointe à l'expérience du moment présent, a donné ceci :
Nous sommes aujourd'hui le 11 septembre, date malheureusement significative de douleur pour beaucoup. Pour moi, c'est surtout l'anniversaire de mon père, et je suis désolé qu'il soit désormais "pollué" par ce que vous savez. Mais ce n'est pas tout.
Le 11 septembre, j'étais avec trois collègues dans un vol American Airlines Paris-Dallas. Nous avons été détournés sur Terre-Neuve lorsque l'espace aérien US a été fermé et nous avons atterri à Gander, un petit aérodrome habitué à recevoir dix avions par semaine. Trente cinq gros porteurs se sont posés là en quelques heures, soit dix mille personnes environ. Nous avons brutalement doublé la population de la petite ville et sommes restés là cinq jours sans savoir quand nous repartirions. Nous avions déjà passé vingt-six heures dans l'avion avant d'être autorisés à en sortir, sans possibilité de communiquer avec l'extérieur, les services secrets étant sans doute occupés à passer au crible les identités de tout ce petit monde. Bref, une ambiance de lourde paranoïa. A notre descente d'avion, nous ignorions à peu près tout des événements qui venaient de se dérouler et nos familles étaient sans nouvelles de nous.
Les habitants de Gander ont été extraordinaires, organisant l'hébergement avec une rapidité et une efficacité phénoménales. Les écoles, gymnases, locaux associatifs ont été mobilisés immédiatement. Le ravitaillement a lui aussi été rapidement organisé, et je me souviendrai toute ma vie de la patinoire municipale transformée en réfrigérateur géant pour conserver le nourriture nécessaire à ce brutal afflux de touristes involontaires. Les habitants ont massivement participé à l'organisation, qu'ils en soient remerciés ici. Leur gentillesse a permis de supporter un séjour inquiétant sur le moment. Imaginez quelques Français perdus au milieu d'Américains traumatisés et remontés, branchés en permanence sur CNN qui repassait en boucle les images des attentats, avec un Colin Powell venant s'exprimer en treillis à la télévision ! Nous pensions tous que la guerre pouvait éclater d'un moment à l'autre et nous ne savions pas quand nous pourrions rentrer chez nous.
Nous sommes finalement repartis pour notre destination d'origine (où nous n'avions plus rien à faire, nos réunions ayant été évidemment annulées) au bout de cinq jours et sommes immédiatement rentrés en France. Pour un peu, j'aurais embrassé le sol à Roissy en descendant de l'avion ...
Voilà donc "mon" onze septembre. Hélas, il a laissé des traces. Ma mère n'a pas supporté le choc, l'inquiétude de ne pas avoir de nouvelles pendant une journée (je rappelle que je volais sur American Airlines, comme le premier avion encastré dans l'une des tours ...) et a commencé peu après à développer la maladie d'Alzheimer qui la ronge depuis ...
Funeste date donc, et malgré cela, envers et contre tout, je te souhaite un bon anniversaire Papa.
Cette question me trottait dans la tête ce matin et jointe à l'expérience du moment présent, a donné ceci :
matin de septembre
au ciel transparent j'accorde
la couleur de mon âme
au ciel transparent j'accorde
la couleur de mon âme
Nous sommes aujourd'hui le 11 septembre, date malheureusement significative de douleur pour beaucoup. Pour moi, c'est surtout l'anniversaire de mon père, et je suis désolé qu'il soit désormais "pollué" par ce que vous savez. Mais ce n'est pas tout.
Le 11 septembre, j'étais avec trois collègues dans un vol American Airlines Paris-Dallas. Nous avons été détournés sur Terre-Neuve lorsque l'espace aérien US a été fermé et nous avons atterri à Gander, un petit aérodrome habitué à recevoir dix avions par semaine. Trente cinq gros porteurs se sont posés là en quelques heures, soit dix mille personnes environ. Nous avons brutalement doublé la population de la petite ville et sommes restés là cinq jours sans savoir quand nous repartirions. Nous avions déjà passé vingt-six heures dans l'avion avant d'être autorisés à en sortir, sans possibilité de communiquer avec l'extérieur, les services secrets étant sans doute occupés à passer au crible les identités de tout ce petit monde. Bref, une ambiance de lourde paranoïa. A notre descente d'avion, nous ignorions à peu près tout des événements qui venaient de se dérouler et nos familles étaient sans nouvelles de nous.
Les habitants de Gander ont été extraordinaires, organisant l'hébergement avec une rapidité et une efficacité phénoménales. Les écoles, gymnases, locaux associatifs ont été mobilisés immédiatement. Le ravitaillement a lui aussi été rapidement organisé, et je me souviendrai toute ma vie de la patinoire municipale transformée en réfrigérateur géant pour conserver le nourriture nécessaire à ce brutal afflux de touristes involontaires. Les habitants ont massivement participé à l'organisation, qu'ils en soient remerciés ici. Leur gentillesse a permis de supporter un séjour inquiétant sur le moment. Imaginez quelques Français perdus au milieu d'Américains traumatisés et remontés, branchés en permanence sur CNN qui repassait en boucle les images des attentats, avec un Colin Powell venant s'exprimer en treillis à la télévision ! Nous pensions tous que la guerre pouvait éclater d'un moment à l'autre et nous ne savions pas quand nous pourrions rentrer chez nous.
Nous sommes finalement repartis pour notre destination d'origine (où nous n'avions plus rien à faire, nos réunions ayant été évidemment annulées) au bout de cinq jours et sommes immédiatement rentrés en France. Pour un peu, j'aurais embrassé le sol à Roissy en descendant de l'avion ...
Voilà donc "mon" onze septembre. Hélas, il a laissé des traces. Ma mère n'a pas supporté le choc, l'inquiétude de ne pas avoir de nouvelles pendant une journée (je rappelle que je volais sur American Airlines, comme le premier avion encastré dans l'une des tours ...) et a commencé peu après à développer la maladie d'Alzheimer qui la ronge depuis ...
Funeste date donc, et malgré cela, envers et contre tout, je te souhaite un bon anniversaire Papa.
par Richard
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Eté
On dirait le titre d'un film d'Ozu ...
Encore une fois, l'été s'est dérobé en juillet et en août pour faire quelques apparitions en septembre. Nous avons eu hier 26 degrés sur Paris. C'était bien agréable, même si le soleil à cette période de l'année est aveuglant car bas sur l'horizon :
(et tant pis pour la métaphore)
Nous avons dîné chez le frère de Christine et discuté dehors tard dans la nuit. On se serait cru encore en vacances.
Toutefois, les premières feuilles commencent à quitter les arbres, discret prélude à l'automne. On les remarque à peine, emmenées par la brise tiède.
Encore une fois, l'été s'est dérobé en juillet et en août pour faire quelques apparitions en septembre. Nous avons eu hier 26 degrés sur Paris. C'était bien agréable, même si le soleil à cette période de l'année est aveuglant car bas sur l'horizon :
soleil de septembre -
une grosse pomme dauphine
l'été in extrémis
une grosse pomme dauphine
l'été in extrémis
(et tant pis pour la métaphore)
Nous avons dîné chez le frère de Christine et discuté dehors tard dans la nuit. On se serait cru encore en vacances.
tièdeur nocturne
les feuilles de la glycine
frissonnent à peine
les feuilles de la glycine
frissonnent à peine
Toutefois, les premières feuilles commencent à quitter les arbres, discret prélude à l'automne. On les remarque à peine, emmenées par la brise tiède.
pas tout à fait morte
la feuille de marronnier
s'en va par saccades
la feuille de marronnier
s'en va par saccades
par Richard
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Eté
Bien entendu, c'est lorsqu'on est de retour au bureau que la météo s'arrange ...
L'été est encore là, dans le vol bas des insectes et la transparence du ciel bleu
Les températures sont de saison, soit moins fortes qu'en plein été, mais un rayon de soleil un peu plus fort vient parfois nous rappeler que nous ne sommes pas encore en automne, mais dans cette fin d'été alangui baignée d'une merveilleuse lumière dorée :
rayon de soleil
un instant capturé
par un saut de carpe
L'été est encore là, dans le vol bas des insectes et la transparence du ciel bleu
l'été se termine -
le bégaiement du jet d'eau
sur la vasque vide
le bégaiement du jet d'eau
sur la vasque vide
Les températures sont de saison, soit moins fortes qu'en plein été, mais un rayon de soleil un peu plus fort vient parfois nous rappeler que nous ne sommes pas encore en automne, mais dans cette fin d'été alangui baignée d'une merveilleuse lumière dorée :
rayon de soleil
un instant capturé
par un saut de carpe
par Richard
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Eté






