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Manteau d'étoiles, l'haïku-blog de Richard

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Ce blog est né d'un haïku. Le voici ...

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Manteau d'étoiles



Bienvenue sur le blog haïku de Richard (alias Yamasemi), principalement consacré au haïku et au senryû, un style de poème court venu du Japon.

Découvrez mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des Maîtres du haïku et mes propres haïkus et senryûs au fil des jours. Vous trouverez plus d'informations sur ce blog dans la page d'aide.

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2 juin 2006 5 02 /06 /juin /2006 13:34
B.B. King sur scèneLe Blues avait trois rois, trois King: Freddie King, Albert King et Riley Ben King , plus connu sous le nom de B.B. King (B.B. pour Blues Boy). On peut y ajouter pour compléter le carré Albert Collins, qui ne s'appelait pas King, mais méritait pourtant bien de faire partie des Rois.

Freddie, le roi de carreau, une force de la nature, nous a quitté en 1976, foudroyé sur scène en plein solo.

Albert King, le roi de trèfle, un gaucher au son unique et à la belle voix de ténor, s'éteint paisiblement en 1997.

Albert Collins, le roi de pique, dont la Télécaster acérée virevoltait comme une guêpe enragée, part prématurément  en 1992.

Reste B.B. King, incontestable roi de coeur, qui a soufflé allégrement ses 80 bougies en septembre 2005 et nous a gratifiés à cette occasion d'un album intitulé précisément 80 sur lequel on retrouve une sélection d'amis prestigieux (Eric Clapton, Van Morrison, Sheryl Crow, Roger Daltrey et j'en passe), venus reprendre en duo avec lui les immortels succès du Maître. Rien de révolutionnaire, mais le blues ne révolutionne rien, c'est la musique de la vie, du quotidien, et c'est très bien ainsi. Et puis, c'est son anniversaire, donc la fête, et c'est tout ce qui compte.

A l'intention de ceux qui ne le connaissent pas, quelques points de repères sur une longue vie de musique.

 3 O'Clock Blues

Riley  B. King nait en 1925 dans une plantation de coton non loin d'Indianola, dans le Mississippi (évidemment!) Il y travaille tout en commençant à jouer de la guitare. Son style est alors influencé par les anciens bluesmen, tels Blind Lemon Jefferson ou T. Bone Walker, mais aussi par un blanc dont il revendique l'influence: Django Reinhardt! On lui devra le raffinement mélodique et harmonique futur du blues de B.B.  N'oublions pas non plus la guitare hawaïenne, dont les sonorités très vocales influenceront nombre de bluesmen. Mais là où la plupart des bluesment reproduiront le son des hawaïens en faisant glisser sur les cordes de la guitare un goulot de bouteille (bottleneck), B.B. tente d'arriver au même résultat juste avec ses doigts, en faisant vibrer la note. Il développe ainsi petit à petit un vibrato unique, très impressionnant sur scène (tout son avant-bras vibre, le doigt sur le manche de la guitare restant fixe). Ce vibrato unique est à la base du son et du toucher unique du Maître, tout en nuances.

En 1948, alors qu'il anime une émission de radio, il obtient son premier succès avec 3 O'Clock Blues et prend le nom de Blues Boy King, vite abrégé en B.B. King. Il commence alors à écumer les clubs de musique où il se fait très rapidement un nom.

Lucille

Dans les années 50, alors qu'il se produit dans l'un de ces clubs, éclate une bagarre pour une femme. Dans la mêlée, le poêle qui chauffe l'établissement se renverse et met (littéralement) le feu à la baraque! Tout le monde se rue dehors pour échapper à l'incendie, B.B. compris. Il réalise alors qu'il a oublié sa guitare à l'intérieur et retourne extraire son bien du club en feu.
Réalisant le risque qu'il vient de prendre, et apprenant que la femme pour laquelle la rixe s'est déclenchée s'appelait Lucille, il décide de baptiser sa guitare et toutes celles qui suivront Lucille, pour se souvenir de ne plus commettre une telle stupidité. C'est le début de la légende.

Il y aura bien des Lucille, d'abord accoustiques, puis électriques. Les plus connues sont ces grosses Gibson demi-caisses qui paraissent si petites dans ses mains. A partir de 1982, Gibson développe avec lui le modèle spécifique Lucille, que tout amateur (fortuné) peut acquérir (mais pour acquérir le son du Maître, ni ses doigts ni son coeur ne sont disponibles...)

Il y a entre B.B. et Lucille une véritable relation d'amour, expliquée dans un long blues de dix minutes improvisé en studio, Lucille, où B.B. explique comment sa guitare l'a "sorti des plantations". Comme il aime à le dire, "je chante, et puis Lucille chante"

The Blues had a baby (and they named it Rock'n Roll)

Dans les années 60, les rockers, et en particulier les Anglais, découvrent le Blues et ses grands noms. B.B. devient alors une des influences majeures des guitaristes, depuis Eric Clapton jusqu'à Led Zeppelin en passant bien sûr par les Rolling Stones et les Beatles (John Lennon citait B.B. comme son guitariste préféré).  Les petits blancs renvoient l'ascenseur, citant abondamment leurs références, enregistrant avec eux des disques qui permettent à ces musiciens souvent oubliés de faire une seconde carrière. Keith Richards, guitariste des Stones, ne manque jamais de rappeler comment, lors de leur premier séjour américain, il avait vu avec stupéfaction Muddy Waters, autre légende de la guitare Blues, occupé à repeindre le plafond du studio de Chicago où ils enregistraient!

Les Stones inviteront B.B. King (ainsi que Ike & Tina Turner) sur leur tournée américaine en 1969. Un album sortira de cette tournée, sans conteste leur meilleur enregistrement public (Get yer yaya's out). Ils avaient voulu cet album double, le premier disque étant consacré à la performance de B.B., Ike et Tina. Le refus de leur maison de disque sera l'une des raisons de leur rupture avec elle. Chapeau Messieurs pour être allé jusqu'au bout de vos convictions...

The thrill is gone

La tournée avec les Stones et les rock stars qui le citent continuellement comme leur maître à jouer ont un effet bénéfique sur la carrière de B.B. King. Fini les clubs, voici le temps des grandes salles de concerts. Côté disque, si B.B. a maintes fois connu le succès, c'était uniquement dans les hit-parades Blues. En 1970, la roue tourne avec la balade The thrill is gone, qui se hisse à la quinzième place du hit parade pop, donc blanc! C'est la reconnaissance. Tout le monde vient découvrir sur scène ce géant débonnaire, dont la musique est aussi chaleureuse que ce personnage qui dit n'avoir comme principe que celui-ci: ne jamais détester personne.

When Loves comes to town

Les générations se succèdent, le succès et la fascination exercée par B.B. King sur le public et aussi les rockers ne se démentent pas. En 1989, Bono compose pour lui When Loves comes to town et invite B.B. sur la tournée mondiale de U2 (Rattle and hum tour). Je me souviens du concert de Bercy, avec B.B. King en première partie, dans son strict costume gris. Un pur set de Blues superbement emmené. Changement d'ambiance pendant l'excellent concert de U2: il remonte sur scène avec eux, habillé de cuir noir de la tête aux pieds, pour un When Loves comes to town d'anthologie.

Alive & Well

Définitivement respecté dans le monde musical et adoré par son public, B.B. enregistre à partir du milieu des années 90 des disques où il invite de nombreux artistes à revisiter ses grands succès en duo. Cela commence avec ses pairs du Blues sur l'excellent Blues Summit, puis avec les rockers qu'il a tant influencés et qui lui ont bien renvoyé l'ascenseur. Se succèdent ainsi Deuces Wild, Blues on the Bayou et Riding with the King, avec un Eric Clapton en état de grâce.
Aimant plus que tout la scène, B.B. continue à tourner, réduisant toutefois le rythme avec l'âge, puisqu'il passera de 350 à "seulement" 300 concerts par an en moyenne!

Funny how times slips away

Et voici B.B. King fêtant ses 80 ans. Pourquoi un billet aussi long sur B.B. sur ce blog consacré au haïku? Tout d'abord parce que j'adore le Blues en général et B.B en particulier et que je souhaitais rendre hommage à un musicien mais aussi à un personnage exceptionnel.

Ensuite, B.B. a entrepris une tournée d'adieu (Farewell Tour), qui passera par l'Europe le 16 septembre chez nos amis belges au Forest National de Bruxelles et le 17 septembre chez nous au Zenith de Paris.

Ayant vu l'homme sur scène déjà trois fois (première partie de U2, la Cigale et soirée Blues du festival Jazz in Marciac), je ne peux que vous recommander chaudement ce concert, pour lequel j'ai déjà pris mes billets.

Espérons que B.B. vive et joue encore longtemps, car lorsque le dernier roi du Blues partira, personne ne saura plus faire chanter Lucille ni aucune autre guitare aussi bien.

sous ses gros doigts noirs
caressée Lucille chante -
papillons sonores

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commentaires

lory 04/06/2006 19:17

bel article, et bbking,j'adore!

Richard 06/06/2006 23:10

Merci!

Burlington 02/06/2006 20:53

Salut Richard,
Tu te doutes que cet article m'a bien plu. On se verra peut-être au Zenith, je vais vite prendre ma place.

Richard 06/06/2006 23:10

Avec plaisir. Préviens-moi dès que tu auras tes places.Amicalement,Richard