Mercredi 16 mai 2007
Bonjour à tous,

ce petit billet pour vous remercier et vous rassurer.

Tout va bien, je suis seulement épuisé par une suite d'évènements plutôt heureux mais dont la succession rapide en ce premier semestre 2007 m'a laissé sur le flanc.

Ajoutez à cela une connexion Internet que j'ai tardé à récupérer (valse-hésitation entre différents fournisseurs d'accès pour finalement conserver mon bon vieux câble) et un PC dont le disque système a rendu l'âme et vous comprendrez un certain éloignement.

Le billet du huit mai était en fait enregistré depuis longtemps, car le senryû qui y figure m'est venu il y a plusieurs mois déjà. Ma plateforme permet les mises à jour programmées, d'où ce billet qui a fait croire à certains que je revenais.

C'est presque le cas, et je suis très sensible à vos marques de sympathie dont je vous remercie infiniment. Mais il faut que je vous avoue une chose : je suis si fatigué et il s'est passé tant de choses depuis le début de l'année que je ne parviens plus à écrire de haïkus.

Je suis confiant, c'est temporaire. Il faut juste que je parvienne à me reposer et à me recentrer, mais la "machine" s'est emballée et j'ai temporairement égaré le frein.  Mais patience ...

Je reviendrai alors sur les événements depuis le 30 mars et vous aurez des surprises, c'est promis.

A bientôt donc!
Mardi 8 mai 2007
quelqu'un fredonne
le Chant des partisans
- huit mai


J'avais étudié ce chant à l'école. Ce qui m'avait particulièrement frappé, c'est le contraste entre la fausse douceur de la mélodie -on dirait une berceuse- et la violence tranquillement assumée des paroles de Joseph Kessel et son neveu Maurice Druon, terribles et magnifiques.
Terribles, parce qu'on y parle de sang, de tuer et de crever. Magnifiques, parce qu'elles ont la tranquille force des opprimés animés de l'assurance de leur bon droit et de l'espérance de recouvrer leur liberté.

Je me souviens surtout de ce vers qui me faisait -et me fait encore- frissonner tant il incarnait cette espérance têtue :

Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place

et de celui-ci:

Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute ...

Plus de soixante ans ont passés depuis que ce chant a été écrit. La leçon de ses paroles, universelle, ne semble toujours pas avoir été comprise de ceux qui, de Bagdad à Beyrouth en passant par Kaboul, ignorent plus ou moins volontairement que les peuples opprimés ont toujours réussi à secouer le joug.

Tôt ou tard, et quel que soit le prix à payer.

Manteau d'étoiles



Bienvenue sur le blog haïku de Richard (alias Yamasemi), principalement consacré au haïku et au senryû, un style de poème court venu du Japon.

Découvrez mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des Maîtres du haïku et mes propres haïkus et senryûs au fil des jours.

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