Pluie, frimas ... ce dernier jour de mai ne nous épargne rien. Triste épilogue d'un mois qui nous avait pourtant prodigué quelques belles journées avant de si mal tourner. J'aurais pourtant aimé du soleil pour ce deux-centième billet (déjà!)
sous le ciel de plomb
deux ou trois larmes glacées
sur mai finissant
deux ou trois larmes glacées
sur mai finissant
par Richard
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Eté
Hier, notre ami Marcel nous faisait part sur haiku-fr de son émotion à la vue d'un enfant pointant dans la rue sur un de ses copains une mitraillette-jouet si réaliste qu'il a cru assister à un drame sans même avoir le temps de réagir.
S'ensuivit un commencement de débat sur la violence, l'inné et l'acquis, la responsabilité des parents dans tout ceci etc. Bien sûr, nous n'avions pas la prétention de trouver la solution miracle au problème. Il est toutefois intéressant de voir que, poètes ou pas, nous sommes bien enracinés dans la réalité.
Certains prônaient l'exclusion des jouets guerriers. Cette proposition ne date pas d'hier. Je doute pour ma part de son efficacité. Je me souviens que, tout petit, ma mère me refusait le pistolet à amorces sur lequel j'avais jeté mon dévolu. Pas grave, je m'étais fait un joli pistolet en croquant dans un petit beurre. Ma mère m'avait alors expliqué ce qu'était une arme et les dégâts irrémédiables qu'elle pouvait faire. Elle savait de quoi elle parlait, elle avait douze ans lorsque la seconde guerre mondiale avait éclaté. Cela avait fait réfléchir le petit bonhomme que j'étais alors. Ma position sur la violence et la manière de traiter le problème avec les enfants tient essentiellement en deux points :
1/ la violence est inhérente à ce monde. La naissance est elle-même une violence. La prédation est universellement répandue dans la Nature. Elle est naturelle chez l'homo "sapiens" en l'absence de toute éducation. Regardez une cour d'école maternelle et vous constaterez immédiatement la présence de mini-caïds d'une part, d'éternelles mini-victimes d'autre part. Le modèle animal dominant-dominé s'applique rapidement. Je sais de quoi je parle, j'ai eu trois ans sous les fenêtres de mon bureau une école de petits. L'instinct conduit à emprunter le plus court chemin entre son désir et sa réalisation. Et hélas, force est de constater que le dialogue est rarement le chemin privilégié sans l'éducation appropriée.
2/ la grandeur de l'Humain consiste en principe à prendre conscience de cette violence, qu'il est inutile de nier, à l'intégrer, à comprendre ses conséquences néfastes (malheur, douleur, le fait aussi qu'on trouve toujours plus fort que soi un jour etc.) et à trouver la réponse appropriée, qui passe obligatoirement par les trois "R"de ce mantra népalais :
Respect des autres (qui conduit à ne pas leur marcher sur la figure)
Respect de soi-même (qui conduit à refuser d'être une victime et également de se laisser déborder par sa part d'animalité)
Responsabilité dans toutes ses actions (dans un monde où au contraire personne ne se sent plus responsable de rien, ou alors "responsable mais pas coupable")
Pour les plus réfractaires à la philosophie orientale, cela prendrait la forme de la règle d'or: ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fût fait.
Faire prendre conscience de ce qu'implique le jeu du "pan! t'es mort" tant et si bien qu'il renonce de lui-même à ce jeu malsain me semble donc être la meilleure chose à faire avec un enfant.
Maintenant, nous verrons, mon fils a seize mois, rendez-vous quand il aura l'âge de demander un pistolet à amorces. Je vous dirai alors si ma belle théorie a résisté à l'épreuve des faits. Au moins, j'essaierai:
S'ensuivit un commencement de débat sur la violence, l'inné et l'acquis, la responsabilité des parents dans tout ceci etc. Bien sûr, nous n'avions pas la prétention de trouver la solution miracle au problème. Il est toutefois intéressant de voir que, poètes ou pas, nous sommes bien enracinés dans la réalité.
deux gamins
jouant à la guerre
déjà
jouant à la guerre
déjà
Certains prônaient l'exclusion des jouets guerriers. Cette proposition ne date pas d'hier. Je doute pour ma part de son efficacité. Je me souviens que, tout petit, ma mère me refusait le pistolet à amorces sur lequel j'avais jeté mon dévolu. Pas grave, je m'étais fait un joli pistolet en croquant dans un petit beurre. Ma mère m'avait alors expliqué ce qu'était une arme et les dégâts irrémédiables qu'elle pouvait faire. Elle savait de quoi elle parlait, elle avait douze ans lorsque la seconde guerre mondiale avait éclaté. Cela avait fait réfléchir le petit bonhomme que j'étais alors. Ma position sur la violence et la manière de traiter le problème avec les enfants tient essentiellement en deux points :
1/ la violence est inhérente à ce monde. La naissance est elle-même une violence. La prédation est universellement répandue dans la Nature. Elle est naturelle chez l'homo "sapiens" en l'absence de toute éducation. Regardez une cour d'école maternelle et vous constaterez immédiatement la présence de mini-caïds d'une part, d'éternelles mini-victimes d'autre part. Le modèle animal dominant-dominé s'applique rapidement. Je sais de quoi je parle, j'ai eu trois ans sous les fenêtres de mon bureau une école de petits. L'instinct conduit à emprunter le plus court chemin entre son désir et sa réalisation. Et hélas, force est de constater que le dialogue est rarement le chemin privilégié sans l'éducation appropriée.
2/ la grandeur de l'Humain consiste en principe à prendre conscience de cette violence, qu'il est inutile de nier, à l'intégrer, à comprendre ses conséquences néfastes (malheur, douleur, le fait aussi qu'on trouve toujours plus fort que soi un jour etc.) et à trouver la réponse appropriée, qui passe obligatoirement par les trois "R"de ce mantra népalais :
Respect des autres (qui conduit à ne pas leur marcher sur la figure)
Respect de soi-même (qui conduit à refuser d'être une victime et également de se laisser déborder par sa part d'animalité)
Responsabilité dans toutes ses actions (dans un monde où au contraire personne ne se sent plus responsable de rien, ou alors "responsable mais pas coupable")
Pour les plus réfractaires à la philosophie orientale, cela prendrait la forme de la règle d'or: ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fût fait.
Faire prendre conscience de ce qu'implique le jeu du "pan! t'es mort" tant et si bien qu'il renonce de lui-même à ce jeu malsain me semble donc être la meilleure chose à faire avec un enfant.
Maintenant, nous verrons, mon fils a seize mois, rendez-vous quand il aura l'âge de demander un pistolet à amorces. Je vous dirai alors si ma belle théorie a résisté à l'épreuve des faits. Au moins, j'essaierai:
à son fils en larmes
qui réclame un jouet guerrier
le père parle d'Amour
qui réclame un jouet guerrier
le père parle d'Amour
par Richard
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Au quotidien ...
Je ne suis pas coutumier du fait, mais je vais pousser un coup de gueule contre la nouvelle politique "provisoire" de mon hébergeur.
Pour limiter la saturation de leurs serveurs, ils n'ont rien imaginé de mieux que de bannir pendant dix minutes tout site ou logiciel qui demanderait plus de 25 pages à la minute.
Le résultat est très désagréable: tous les outils permettant de récupérer les fils d'informations RSS (les agrégateurs) ou bien les sites que l'on peut aviser de la mise à jour de son blog (tels que l'excellent Blogonautes) se voient claquer la porte au nez! Ainsi, pour Blogonautes, le titre de mon dernier article publié est Nocturne [1] paru il y a une semaine ...
Vu le nombre de blogs hébergés par ma plateforme (plus de trois cents mille!), il est évident que les outils en question dépassent le seuil ridiculement bas de 25 pages demandées par minute. Il suffit que 25 blogueurs hébergés par Over-Blog signalent sensiblement en même temps la mise à jour de leur site à Blogonautes par exemple!
Conséquence: une information inexacte voire pas d'information pour tous les lecteurs qui se sont abonnés pour être avertis des mises à jour de Manteau d'étoiles. Je leur présente toutes mes excuses pour ce dysfonctionnement, totalement indépendant de ma volonté.
Les serveurs sont en cours de mise à jour, et cette politique aberrante pour une plateforme de blog devrait être révisée après l'opération. En attendant, le "provisoire qui dure" commence à devenir pénible! Je suis d'ordinaire patient et compréhensif devant les problèmes techniques, mais je trouve que celui-ci est de trop!
Pour limiter la saturation de leurs serveurs, ils n'ont rien imaginé de mieux que de bannir pendant dix minutes tout site ou logiciel qui demanderait plus de 25 pages à la minute.
Le résultat est très désagréable: tous les outils permettant de récupérer les fils d'informations RSS (les agrégateurs) ou bien les sites que l'on peut aviser de la mise à jour de son blog (tels que l'excellent Blogonautes) se voient claquer la porte au nez! Ainsi, pour Blogonautes, le titre de mon dernier article publié est Nocturne [1] paru il y a une semaine ...
Vu le nombre de blogs hébergés par ma plateforme (plus de trois cents mille!), il est évident que les outils en question dépassent le seuil ridiculement bas de 25 pages demandées par minute. Il suffit que 25 blogueurs hébergés par Over-Blog signalent sensiblement en même temps la mise à jour de leur site à Blogonautes par exemple!
Conséquence: une information inexacte voire pas d'information pour tous les lecteurs qui se sont abonnés pour être avertis des mises à jour de Manteau d'étoiles. Je leur présente toutes mes excuses pour ce dysfonctionnement, totalement indépendant de ma volonté.
Les serveurs sont en cours de mise à jour, et cette politique aberrante pour une plateforme de blog devrait être révisée après l'opération. En attendant, le "provisoire qui dure" commence à devenir pénible! Je suis d'ordinaire patient et compréhensif devant les problèmes techniques, mais je trouve que celui-ci est de trop!
par Richard
publié dans :
Au quotidien ...
Ce dicton aura bien été mis en défaut cette année. Ce mois de mai s'achève avec un temps instable et des températures en baisse. Pour un peu, on se croirait en automne, si toutefois quelques signes ne nous montraient pas que nous allons bien vers les beaux jours:
pluie fine et grisaille -
cependant les cerises
commencent à grossir
Une heure plus tard, le ciel a totalement changé et fait presque mal aux yeux tant il est lumineux:
pluie fine et grisaille -
cependant les cerises
commencent à grossir
Une heure plus tard, le ciel a totalement changé et fait presque mal aux yeux tant il est lumineux:
ciel bleu transparent -
les nuages y promènent
un blanc éclatant
les nuages y promènent
un blanc éclatant
par Richard
publié dans :
Eté
au coeur de la nuit
mon fils dans un rayon de lune -
tout à ses rêves
mon fils dans un rayon de lune -
tout à ses rêves
par Richard
publié dans :
Croquis pris sur le vif






