ondée printanière
de ma fenêtre je vois
pétiller les flaques
rixe au carrefour
bien au-dessus des klaxons
les nuages passent
mal garé
pour noter mon haïku
paf! une prune
crépuscule bleu
les lumières de la ville -
faux-semblants
Dimanche après-midi :
bébé endormi
contre moi - doucement
j'écris ce haïku
chez le coiffeur
les yeux de la shampouineuse
et mon coeur - à l'envers
se brûler les doigts
en flânant dans la rue - Ah!
l'odeur des marrons
averse d'hiver
le génie de la Bastille
a la goutte au nez
moulinant des bras
le flic au carrefour -
un jogger s'étire
A part ça, quelques nouvelles: nous avons eu du mal a endormir Florian hier soir. Pas étonnant: une nouvelle canine (en bas cette fois) est sortie. Et de cinq!
Et le sondage sur la nage de l'ombre? Non, non, pas encore.
Votez bonnes gens, votez donc
appliquée, se faisant
les yeux, son parfum
pour tout vêtement
terrasse de café:
causant avec un complet
deux jambes parfaites
et finalement:
rouge éclat d'un phare
sur la foule démontée -
une beauté rousse
à moins que:
tourbillon fugace
sur la foule démontée -
une beauté rousse
Finalement, pourquoi ne m'autoriserais-je pas plusieurs variations sur le même thème? Ce ne sont pas encore les
Exercices de style de Raymond Queneau façon haïku, mais pourquoi pas?
Vos commentaires sont les bienvenus.
une peau si pâle
sa robe en paraît moins blanche
la belle épousée
Fatigué ce soir ... Allez zou, trois haïkus inspirés par Paris et au lit.
Tête dans les mains
assise sur Notre-Dame
gargouille immobile
(Vous la connaissez sans doute, c'est la plus célèbre,
la stryge)
Station Saint-Michel
terrassé par le litron
le clochard titube
et un hommage à
Willy Ronis
Dévalant la rue
la baguette et le gamin -
mais qui porte l'autre?