La femme est le rayon de la lumière divine.
Djalal Al-dîn Rûmi - Mathnawi
par Yamasemi
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Vu, lu, entendu
Enfin le retour au calme. L'automne s'avance doucement, la nuit tombe vite et les arbres achèvent de se dénuder silencieusement. Enfin presque ...
silencieux
le tourbillon des feuilles mortes
- raclement d'une canette
le tourbillon des feuilles mortes
- raclement d'une canette
fermant les volets
la lune frange d'argent
le bord de la fenêtre
la lune frange d'argent
le bord de la fenêtre
par Yamasemi
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Automne
La grève n'étais pas terminée, j'ai mis deux heures en voiture pour parcourir les douze kilomètres qui me séparent de la gare du Nord et j'ai bien sur raté mon train. Je m'étais pourtant levé tôt (5h30) afin d'éviter les embouteillages, mais rien à faire. Les entrées sud de Paris et la ville elle-même étaient bloquées. Lorsque j'ai enfin atteint la gare du Nord, c'et pour y trouver le parking complet, et j'ai donc loupé le train suivant, devant chercher un autre parking avec une place disponible!
Heureusement, les Thalys (note pour mes amis canadiens : le TGV Paris-Bruxelles-Amsterdam-Cologne) fonctionnaient normalement et il y en a un toutes les demi-heures. Cerise sur le gâteau, les contrôleurs se montraient assez souples et j'ai donc enfin pu atteindre Bruxelles.
après les bouchons
écroulé sur la banquette
rouge comme le Thalys
(toujours pour mes amis canadiens : le Thalys est d'un joli rouge foncé ...)
Le salon à Bruxelles démarrait. Nous avons pu y rencontrer la personne que nous voulions et réaliser ce qui était prévu. Il faisait déjà nuit lorsque nous avons quitté le palais des expositions. L'atomium brillait doucement sous la lune, déjà décoré pour Noël d'une guirlande lumineuse mauve du plus bel effet.
nuit claire -
reflets multiples de la lune
sur l'atomium
Malédiction du jour, notre taxi a dû affronter les embouteillages de Bruxelles avant d'arriver à la gare. Il ne m'a ensuite fallu "que" une heure et demie pour rejoindre la maison ... Arrivé là, je me suis écroulé sans attendre.
Ce matin, la grève semblait terminée, mais il subsistait encore quelques encombrements, soit des usagers des transports rendus méfiants, soit les classiques encombrements du vendredi dûs à ceux qui partent directement du bureau en week-end. Rien de grave, surtout comparé aux neuf derniers jours.
passé au rouge
le feu sur lequel la corneille
s'est posée
le feu sur lequel la corneille
s'est posée
pluie oblique
les conducteurs résignés
la tête basse
les conducteurs résignés
la tête basse
par Yamasemi
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Croquis pris sur le vif
La grève des transports commence à agacer sérieusement tout le monde. Les embouteillages sont monstrueux et tout le monde est fatigué.
embouteillages -
la place Balard a l'air
d'un manège fou
embouteillages -
la place Balard a l'air
d'un manège fou
embouteillages -
envier la lune
dans le ciel vide
envier la lune
dans le ciel vide
par Yamasemi
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Croquis pris sur le vif
Sous le plancher de la maison d'un pauvre homme se trouve un trésor, mais comme il n'en connaît pas l'existence, il ne pense pas qu'il est riche.
De même, à l'intérieur de son esprit se trouve la vérité elle-même, ferme et éternelle.
Pourtant, comme les êtres ne la voient pas, ils ressentent un flux continuel de malheur.
Le trésor de la liberté réside dans la maison de l'esprit;
les bouddhas renaissent avec pureté dans ce monde de telle sorte que ce trésor puisse être révélé.
(Le continuum incomparable, Bouddha Maitreya)
(extrait du Bouddhisme pour les nuls)
par Yamasemi
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Vu, lu, entendu






