Texte Libre

Ce blog est né d'un haïku. Le voici ...

couché sur l'herbe
dans mon manteau d'étoiles
j'ai dormi

A tout moment, vous pouvez revenir à la page d'accueil en cliquant sur la bannière ou sur l'image de droite. Si vous êtes perdus, vous trouverez aussi de l'aide ici. Bonne visite!

dégustant
des sushis saumon
doigts de pieds en éventail

couleur chair
donnant envie de chair -
le gingembre mariné

trop de wasabi -
malgré les larmes qui montent
surtout rester zen

petit goût sucré -
le gingembre mariné
et la Sapporo
Hem, désolé pour le jeu de mots à deux centimes. J'aime bien les jeux de mots de ce genre, qu'on se le dise. Cette langue des oiseaux est souvent plus profonde qu'on ne le pense ...

Je reviens sur l'orage de lundi soir. Il est vrai qu'on attendait un peu de fraîcheur après la chaleur du week-end. Aussi, c'est sans déplaisir que j'ai vu les nuages s'assembler et faire virer le ciel au plomb.

ciel d'orage -
les tomates cerises
rouge sang

ciel d'orage -
le tsit-tsit de la mésange invisible
assourdissant

Il y a toujours un très court moment de flottement avant que l'orage n'éclate. J'aime cet instant où la nature semble retenir son souffle. C'est un vrai "moment haïku"

les oiseaux se taisent
un grand frémissement
- les premières gouttes

Et le voici enfin cet orage annoncé, pas très violent en fin de compte

à mi-voix
le bruit frais de la pluie
- délivrance

Quelques rodomontades électriques:

cécité soudaine -
un éclair vient d'ouvrir
le ciel en deux

Et en fait ...

la pluie cesse déjà
beaucoup de bruit pour rien
orage, ô désespoir

L'orage s'éloigne vers les Yvelines, où il sera beaucoup plus violent et généreux en précipitations, je l'apprendrai le lendemain par des collègues. Il nous reste le spectacle, à défaut de la fraîcheur espérée:

les nuages mauves
secoués d'éclairs lointains
- l'odeur de l'eau

On ferme les yeux et on se console comme on peut  ...

courte averse -
sur le balcon le sauna
fait place au hammam

Fatigué ce soir ... J'ai bien en chantier quelques haïkus sur l'orage d'hier soir, mais ...

assoupi -
poursuivant mon haïku
en rêve

Je le rattraperai (peut-être) demain. Bonne nuit ...
L'été est enfin là. Il fait chaud, très chaud. Je ne m'en plaindrai pas, j'adore la chaleur.
Cependant, l'appartement côté ouest donne sur le balcon, dont il n'est séparé que par des baies vitrées qui embrassent la cuisine et le salon. Autant dire que nous avons une vraie serre et qu'il est indispensable d'aérer sans quoi cela deviendrait insupportable, même pour moi.

Plus que de chaleur, c'est de touffeur qu'il fallait parler ce week-end. Touffeur ... un mot que j'aime particulièrement, tant sa sonorité est évocatrice. On n'a même pas besoin d'un dictionnaire pour comprendre intuitivement la chaleur lourde, étouffante, que le mot désigne. Impossible d'y échapper.

même nu
j'aimerais pouvoir enlever ma peau
quelle chaleur!

On pourrait croire que le soir apporte un peu de fraîcheur, peine perdue. Alors on compense comme on peut , et il y a quelques dégâts collatéraux ...

la touffeur s'attarde -
le moucheron dans ma bière
est mort heureux

La nuit elle-même est chaude à coeur, la terre et les bâtiments restituent la chaleur accumulée durant le jour.

touffeur nocturne -
les tomates cerises au clair de lune
continuent de mûrir

On se console alors comme on peut avec l'illusion de trouver le secours de l'astre de la nuit.

touffeur nocturne -
dans un rayon de lune
un peu de fraîcheur?

Note pour vous, amis visiteurs: la touffeur n'a pas épargné les serveurs de mon hébergeur, et le dépôt de commentaires hier était imposssible. Over-Blog travaille d'arrache-pied à rétablir la situation, j'espère que nous pourrons à nouveau échanger par ce biais dans la journée.

Sauterelle verte - par courtoisie de Wikipedia Le petit sondage d'il y a deux jours semble pencher vers la dernière version, jugée plus ouverte, sans fioriture ni effet d'écriture trop marqué. Le duilien tient la corde :
sans but
croisant une graine volante

J'hésite encore à le garder sous cette forme ou à lui redonner un rythme ternaire, ce qui là encore entraine un choix:
sans but
croisant une graine
volante

ou bien

sans but
croisant
une graine volante


La présentation calligraphique oriente la lecture, ce que fait très justement remarquer Aicha en commentaire du billet d'origine.

Je ne sais pas ce qui m'arrive en ce moment, mais cette tendance à l'élagage se confirme. Nous avons un beau balcon sur lequel je me suis mis en tête de cultiver quelques plantes utiles: arômatiques, tomates cerises, poivrons et même piments (l'influence de la Réunion probablement).

Hier, j'avise une sauterelle verte sur un jeune piment. Je n'ai pas eu le temps de la photographier, mais j'ai eu le temps de noter instinctivement :

la sauterelle verte
posée sur un piment vert
amoureuse

Evidemment, ça demande maintenant un travaile "d'épluchage" pour enlever la peau et ne garder que le fruit.

la sauterelle verte
sur un piment vert
amoureuse

C'est mieux, mais la répétition de "vert" peut encore passer pour une grosse ficelle d'écriture. Soit je supprime le vert de la sauterelle, soit celui du piment. Une sauterelle est en principe toujours verte, ce sont les criquets qui sont jaunâtres ou brunâtres. En revanche, c'est le vert de mon jeune piment qui déclenche la note humoristique. Donc:

la sauterelle
sur un piment vert
amoureuse

Et puis finalement, la tentation minimaliste frappe encore. On dit souvent de se méfier des épithètes dans le haïku. Je tente donc, en ajoutant une césure pour marquer le glissement de la chose vue vers la note d'humour:

la sauterelle
sur un piment
- amoureuse

La sauterelle sur un piment? Mhhhh, pas mal comme titre pour un recueil de haïkus, non? Ca commence à me tenter sérieusement, il faudrait que je m'en occupe.

Plus sérieusement, re-sondage: quelle est votre version préférée? Et pour la graine volante, duilien ou tercet, et si tercet, quelle version?

Je vous laisse choisir, j'ai mes tomates cerises et mes piments à arroser!


Altocumulus - par courtoisie de Wikipedia
silencieuse
l'invasion des altocumulus
- envie de pop-corn
Image par courtoisie de Wikipedia Il y a avait bien longtemps que je n'avais pas fait un sondage, ni partagé mes réflexions sur l'écriture du haïku.

Après six mois d'arrêt,  on me dit que mon écriture a encore évolué. C'est bien possible, il me semble en effet qu'elle est plus dépouillée qu'avant.  Cela dit, elle ne me satisfait toujours pas. Je trouve qu'elle manque encore de naturel, qu'elle ne va pas suffisamment de soi.

Je commence à percevoir un peu plus précisément ce qui fait la "saveur" caractéristique du haiku. Il me semble que c'est la conjonction judicieuse de deux images (parfois trois, mais c'est plus rare et plus difficile à écrire sans verser dans la "liste de courses").

L'extrême brièveté du haïku débarasse ces deux images de tout élément parasite et concentre l'attention du lecteur sur elles et sur les rapports qu'elles entretiennent.  Ce rapport fait la richesse du haïku. Il peut s'agir d'un rapport d'analogie, d'un glissement de sens subtil ou au contraire d'un antagonisme plus ou moins fort.

La juxtaposition des deux images ouvre en fait un espace plus ou moins vaste que le lecteur est supposé visiter. Il y  trouvera des résonances avec son vécu, sa culture, son histoire, et plus elles seront profondes, plus il appréciera le haïku en question.

Il ne s'agit donc pas, comme le font la plupart des générateurs automatiques de haïkus, d'écrire une ligne concernant la météo (pour avoir le fameux kigo, ou mot de saison), puis d'insérer une image de nature et de terminer par une seconde n'ayant strictement aucun rapport pour faire un haïku correct.

L'espace entre les images vient de l'oeil particulier du poète et de sa capacité à associer à ce qu'il voit une autre chose vue ou vécue. C'est aussi un domaine où je dois m'améliorer. Plus le regard est large, plus la conscience est vaste, et plus l'oeil peut embrasser un maximum de choses, dont une ou deux émergeront plus particulièrement pour donner naissance au haïku. Une petite conjonction de choses qui provoquera chez le haïjin une émotion, un serrement de coeur ou un sourire qui lui vaudra la peine d'être apprivoisé en quelques mots qui formeront le haïku.

Il faut pour cela rester ouvert, garder une innocence que décrit pour moi parfaitement ce que disait le grand réalisateur Kenji Mizoguchi : "il faudrait se laver les yeux entre chaque regard".

Garder cette innocence des yeux pour continuer à s'émerveiller et parler des nuages ou des hirondelles sans trop se répéter par exemple...

Ensuite, il s'agit de ne pas trop encombrer l'espace que l'on ouvre entre les deux images en imposant trop sa propre vision au lecteur. Il doit être libre de poser le regard où il veut. c'est ce qui fait la richesse du haïku . Il ne faut ni lui mettre des oeillères, ni l'empêcher de tourner la tête en quelque sorte. Il faut donc suggérer plutôt qu'imposer (Francis, si tu me lis ...)

Dans cette quête du regard panoramique et de l'expression floue, j'ai fait hier une petite expérience.

Je traversais le parc voisin du bureau quand j'ai croisé une graine volante flottant silencieusement dans le sous-bois. On peut y voir de multiples choses, depuis la simple analogie humoristique jusqu'à une métaphore de la condition humaine. Entre les deux ... un vaste espace. Typiquement ce qui me semble pouvoir faire un bon haïku.

Je note donc rapidement  : marchant sans but, je croise une graine volante, sans but elle aussi.

Le travail d'élagage commence. Marchant est inutile, on se doute que je ne vole pas, et "sans but" devrait suffire à suggérer une promenade. En outre, je me mets en retrait en utilisant le participe présent au lieu de la conjugaison à la première personne. La version initiale est donc:

sans but
croisant une graine volante
sans but non plus

Quelque chose me gêne. Ce "non plus" est un gros bouton sur le nez du haïku. Au bout de trois ou quatre relectures à mi-voix ,  je n'entends plus que lui. Il ferme trop, que ce soit au point de vue sens ou sonorité. Il dénonce trop lourdement l'analogie entre l'homme et la graine, il l'impose. Et il suffit de le lire à haute voix pour être gêné par ce "non plus" sur lequelle chute lourdement le tercet. Nouvelle version :

sans but
croisant une graine volante
sans but

Voilà qui me parait mieux. Mais à la réflexion, la construction en miroir me fait un peu tiquer. Il me semble qu'elle fait un peu trop "technique d'écriture" et surtout qu'elle insiste encore lourdement sur l'analogie homme-graine. Certes, c'est le décalage initial qui m'a donné envie d'écrire le haïku, mais n'est-ce pas un peu téléphoné?

A ce point, je suis un peu ennuyé, parce que les deux premières lignes me paraissent bonnes. Comment remanier la troisième, où tailler encore dans la matière?

Et si ... je la supprimais tout simplement? Cela ne fait que deux lignes, un "duilien" :

sans but
croisant une graine volante

L'intérêt est une ouverture maximum. Il y a juste le compte-rendu de l'instant. Libre à chacun d'y voir, d'y vivre sa propre expérience. Mais à force d'ouvrir l'espace du poème, ne vais-je pas carrément le désintégrer?

Il y avait eu récemment sur la liste haiku-fr un petit débat sur l'élagage dans l'expression, débat vif et animé dont l'humour n'était pas absent (certains commencaient même à élaguer les sigles ;-) La conclusion provisoire était qu'il ne fallait peut-être pas pousser le bouchon trop loin.

Certes, le minimalisme est un art difficile. Certains le pratiquent avec un grand talent, comme Marcel Peltier qui écrivait il y a un certain temps des perles comme celles-ci :

ciel dégagé -
l'unique étoile
du berger

Pas une syllabe de trop, et pourtant tout le ciel nocturne est là, avec Vénus pour l'éclairer. Tout est dans le choix des mots, une telle rigueur est le fruit d'une longue réflexion. Tout comme les pauses et silence en musique sont de la musique, il y a ici autant de poésie dans les silences que dans les mots qu'ils relient.

Depuis, Marcel a entrepris une recherche que l'on peut suivre sur son site Moments Ouverts à la Poésie Minimaliste (MOP) où il écrit ce qu'il appelle des "fragments", conscient sans doute qu'il suit un sentier qui n'est plus forcément celui du haïku.  Ces fragments brillent d'un éclat bien à eux et sont souvent des duiliens, même si -que Marcel n'hésite pas à s'exprimer sur cette remarque en commentaire- il arrive que le titre soit, me semble-t-il, une première ligne "déguisée" qui reconstitue le ternaire du haïku. Je vous conseille fortement d'aller lire ces fragments d'un art difficile, exigeant et courageux.

Alors, ma troisième version est-elle encore un haïku (je rappelle que l'écriture sur trois lignes n'est qu'une convention occidentale ignorée au Japon) ou un fragment?

Ce sera la question du jour. Quelle version préférez-vous et pourquoi?

A vous lire en commentaires!
minutieusement
une fourmi explore l'arête
de mon nez
Suite à mon billet du 16 juillet, vous avez été nombreux à m'envoyer des témoignages de sympathie, ce dont je vous remercie.

Certains expriment aussi des inquiétudes car leurs parents prennent de l'âge et le spectre de la maladie d'Alzheimer les effraie.

Je ne peux vous dire qu'une chose : le pire n'est jamais sûr. Tout le monde ne développe pas cette maladie en prenant de l'âge, heureusement. Toutefois, je peux ici partager mon expérience et vous aider, peut-être,  à déceler la maladie plus vite.

Il faut d'abord être clair : il s'agit d'une maladie dégénérative. Cela signifie qu'une fois le processus engagé, les zones lésées du cerveau sont irrémédiablement endommagées. Même si un traitement efficace était découvert et diffusé demain (ce qui n'est pas le cas), cela ne réparerait pas les zones du cerveau déjà atteintes. L'espoir d'une guérison et d'une récupération totale des facultés perdues est donc utopique.

Soyons tout aussi clair sur les traitements disponibles : ils sont peu nombreux et ne guérissent pas la maladie. Ils permettent tout au plus de retarder son évolution sans la stopper. Encore faut-il que la forme dont est atteint le malade soit sensible aux quelques médicaments disponibles. Ce n'est pas toujours le cas.

Vous l'aurez compris, cette maladie est encore mal connue : causes, mode de déclenchement... Elle est actuellement incurable. C'est pourquoi la recherche porte ses espoirs sur la mise au point d'un vaccin, ce qui est évidemment très long.

Découvrir le plus tôt possible l'apparition de la maladie est le meilleur moyen d'essayer de retarder son évolution.

Ce n'est pas facile pour plusieurs raisons :
  • les premiers symptômes sont souvent anodins et précèdent de plusieurs années le déclenchement franc de la maladie
  • il n'est pas toujours facile de réaliser l'évolution insensible d'un de se proches vers la maladie
  • il est encore plus difficile de l'admettre, sutout quand on est très proche de la personne (conjoint, enfant ...)
Toutefois, voici des symptômes qui peuvent vous alerter et vous amener à vous poser des questions :
  • une déprime qui s'éternise, et ce sans raison
  • une soudaine peur des autres et du monde extérieur. Typiquement, ma mère a cessé de conduire pratiquement du jour au lendemain par peur du comportement des autres conducteurs, alors qu'elle était auparavant très fonceuse.
  • d'une manière générale, une attitude de renfermement, de repli sur soi. Ma mère s'était ainsi mis à fermer toutes les portes à clé, à baisser les stores ...
Ces premiers symptômes semblent bénins, ils ne sont pas à eux seuls révélateurs, mais précurseurs. Un choc émotionnel tel que celui-ci peut alors déclencher l'apparition de symptômes plus caractéristiques :

  • la personne reste "scotchée" sur un événement qui l'affecte plus que de raison, alors que tout va bien. Ainsi, ma mère restait obsédée par les attentats du onze septembre alors que j'étais rentré sain et sauf. Six mois après, elle en parlait encore comme si cela venait d'arriver.
  • la personne est de plus en plus "absente", presque transparente, comme si elle ne touchait plus tout à fait terre. L'impression dominante est que le malade est en train de prendre doucement congé de ce monde. Cela m'avait frappé le jour de mon mariage. J'avais eu l'impression de remonter l'allée centrale de l'église presque seul ... Ce jour-là, j'ai su que quelque chose clochait.
  • Puis, viennent les fameux trous de mémoire, surtout  pour le passé immédiat.
  • On constate une perte d'intérêt progressive pour la plupart des activités autrefois favorites
  • Puis viennent les premières incohérences dans les conversations. Au début, elles provoquent un léger flottement, on pense à une incompréhension ponctuelle. Progressivement, les interventions hors de propos ou à retardement se multiplient, créant une certaine gêne dans la conversation. C'est généralement à ce moment que la famille ou les amis témoins de la chose réalisent qu'il y a problème et alertent les proches.
A ce stade, il serait idéal de consulter. Malheureusement, ce n'est pas toujours facile. Les proches refusent souvent de voir la réalité en face et invoquent une grande fatigue ou une anémie. Il n'est pas facile d'admettre qu'un conjoint, un parent est en train de développer cette maladie. La connotation "maladie mentale", donc folie ou déchéance, est très difficile à admettre. Quant au malade, il est généralement dans le déni complet et ne veux pas entendre parler de consultation ("Je ne suis pas dingue!")

Ce stade peut se prolonger un certain temps (environ deux ans chez ma mère). Et puis vient un jour la première crise incontestable qui va signer la maladie. Ce peut être une perte brutale de certaines facultés ou, comme chez ma mère, une fugue. Le déni n'est alors plus possible. C'est alors la consultation, la pose du diagnostic.

A partir de là, il ne reste plus qu'à s'armer de courage. La maladie évolue par poussées successives, entrecoupées de périodes où elle semble ne plus trop évoluer.

Le plus dur est d'accepter l'inacceptable. Accepter de voir ma mère, qui m'a tant appris, tant donné, descendre inexorablement.

Je vais à nouveau être clair, et très dur. Il peut y avoir des jours où le malade semble aller mieux. Au début, on se prend à espérer que ce soient les effets du traitement, et rêver à une guérison. Navré, mais ce n'est pas le cas. Le lendemain, on peut retrouver le malade dans le même état qu'avant, voire pire. A chaque fois, je sortais des visites chez mes parents démoli pour trois jours. Le temps de comprendre, et  d'accepter l'inévitable.

Si par malheur la maladie se déclare chez l'un de vos proches, il n'y a plus qu'à s'armer de patience et surtout d'amour. Les malades sentent ce qui leur arrive, en sont conscients, même s'ils ne l'expriment pas forcément et en souffrent. La première des choses dont ils ont besoin, c'est d'amour. A bien des égards, ils vont progressivement se retrouver aussi démunis que des enfants en bas-âge. Ils ont donc besoin d'être rassurés, sécurisés, aimés.

L'amour est la meilleure chose que vous puissiez alors leur offrir.

berçant doucement
ma mère qui s'assoupit
à l'ombre du chêne
je me demande depuis quand
je n'ai pas vu ma mère

Manteau d'étoiles



Bienvenue sur le blog haïku de Richard (alias Yamasemi), principalement consacré au haïku et au senryû, un style de poème court venu du Japon.

Découvrez mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des Maîtres du haïku et mes propres haïkus et senryûs au fil des jours. Vous trouverez plus d'informations sur ce blog dans la page d'aide.

Vous pouvez si vous le désirez réagir sur chaque article en utilisant le lien "Ajouter un commentaire" et, si vous avez apprécié votre visite, vous pouvez aussi recommander ce blog.

Recherche

Outils

Technorati

Syndication










D'où venez-vous?



 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus