Vu, lu, entendu

Il y a longtemps que je m'intéresse à la calligraphie chinoise et japonaise, ainsi qu'à l'art du lavis, notamment la peinture de paysages chinoise (shan shui, littéralement "montagne et eau") et la peinture à l'encre japonaise (sumi-e).

J'apprécie notamment la sobriété de cet art, où seul l'essentiel est retenu et où la représentation méticuleuse d'un détail (un brin d'herbe, un oiseau ...) suffisent à représenter le tout (un paysage immense).

Totalement différente de la peinture occidentale, la peinture chinoise ou japonaise est plus importante par ce qu'elle laisse à imaginer, par les vides qu'elle laisse sur le support, que par ce qu'elle représente. Et je trouve cela fascinant.  Cela confine parfois à l'abstraction: ne conserver qu'une ou deux lignes de force qui constitue l'essence de la chose représentée. En ce sens, la calligraphie, spécialement la calligraphie chinoise, est une véritable abstraction du réel, chaque caractère (sinogramme) représentant une chose ou une idée. C'est un peu moins vrai pour le Japonais, où deux syllabaires (hiragana et katakana) coexistent avec les caractères empruntés à la Chine.

La parenté entre la peinture extrême-orientale et le haïku est dès lors évidente: même sens de l'essentiel, même art consommé de l'ellipse, même culture du moins pour en montrer (ou dire) plus. Du reste, bien des Maîtres du haïku étaient également des calligraphes renommés comme Ryokân ou Chiyo Ni, sans parler du grand peintre Buson.

Un poème se doit d'être soigneusement calligraphié et constitue un présent de choix. De même, peinture et poème peuvent se répondre, s'enrichir  mutuellement dans un jeu fécond et sans fin de miroirs. Dans le cas d'un haïku et d'une peinture, cela s'appelle un haïga. C'est un art difficile, car la peinture ne doit pas être une servile et littérale illustration du poème, qui ne doit pas pour sa part être une simple légende de la peinture.

Calligraphie et peinture à l'encre se confondent, dans la mesure où tous deux font appel aux mêmes outils, les "quatre trésors du Lettré": le papier, les pinceaux, l'encre (le plus souvent en bâtons) et la pierre à encre. La technique, d'après ce que j'en sais, est également la même et fait appel à la maîtrise du souffle et à un esprit serein, indispensable car le trait doit jaillir, parfait, du premier coup. Aucune retouche n'est possible. Une exigence incroyable.

Il y a quelque temps, Sounya Planes laissait un commentaire sur Manteau d'étoiles, ce qui m'a permis de découvrir son blog Trace et signe, ainsi que sa galerie sur Artmajeur. J'ai immédiatement aimé son art, enraciné dans la tradition transmise par son père, lui-même peintre et calligraphe, mais également nourri d'influences abstraites qui donnent à ses oeuvres un caractère unique.

Sounya aime aussi les mots, et chacune de ses traces est accompagnée sur son blog d'un poème dont elle est indissociable.

Je n'en dirais pas plus, n'étant pas critique d'art, j'espère simplement vous avoir donné envie de rendre visite à Sounya et à suivre de près ses traces et signes. N'hésitez pas à lui laisser un message sur son blog ou le livre d'or de sa galerie. Bonne visite!
Sarinagara par Philippe Forest Sarinagara, c'est la dernière phrase du poignant haïku écrit par Kobayashi Issa après la mort à l'âge de deux ans de sa fille Sato:

monde de rosée
rien qu'un monde de rosée
pourtant et pourtant


dont voici le texte japonais original:


tsuyu no yo wa
tsuyu no yo nagara
sari nagara

C'est aussi le titre de ce beau livre de Philippe Forest. En quatre tableaux et en suivant l'itinéraire du narrateur de La France au Japon, on y apprend comment des êtres confrontés à l'inacceptable peuvent cependant y survivre: la perte d'un enfant pour Kobayashi Issa, le grand romancier et poète Natsume Sôseki, et le narrateur lui-même, ou bien la découverte de l'horreur nucléaire pour Yosuke Yamahata, qui photographia Nagasaki le lendemain de sa destruction.

L'horreur et la douleur, si intenses qu'elles peuvent en quelque sorte vous anesthésier. On penserait ne pouvoir y survivre, on prend conscience de la vanité et de la fragilité des choses dans ce que les orientaux appellent "le monde flottant". On réalise, à l'instar des maîtres Zen  et de ceux qui ont atteint l'éveil que, fondamentalement, il n'y a rien. Rien de permanent, rien à quoi se raccrocher.

Et pourtant ...

Tout tient dans ce "et pourtant" écrit par Issa quelques temps après la mort de son enfant.Et pourtant ... on survit. Et pourtant ... on n'oublie pas, mais on s'habitue, c'est tout (Jacques Brel). Tout doucement, on surmonte l'épreuve, en retrouvant parfois au bout du monde la réalité d'un rêve d'enfant, comme le narrateur.

Un livre grave, fort bien écrit, à lire dans le calme et que je vous recommande. Un style sobre, une ambiance parfois pesante mais jamais lourde. Classé comme "Roman" par Galimard, ce n'en est pas vraiment un. Ce n'est pas un livre qui se raconte, avec des personnages et une intrigue. Plutôt une méditation sur la vie qui passe et  ne signifie apparemment rien. Et pourtant ...

A propos de Nagasaki, il y a aujourd'hui exactement 61 ans que la ville a été rasée par la bombe atomique Fat Man. Des milliers de colombes ont été lâchées dans le ciel de la ville, comme autant d'âmes. Il faut croire que cela n'a pas servi de leçon et que les humains n'ont toujours pas compris ...

Un qui n'a pas compris, c'est le brigadier général Paul Warfield Tibbets. Mais si, Paul  W. Tibbets, le pilote de l'Enola Gay qui largua la première bombe atomique sur Hiroshima. Comme beaucoup d'autres, je croyais à la légende qui le disait rendu fou par l'horreur de son geste. Il n'en est rien. Toujours de ce monde, bon pied bon oeil, il explique sur son site les raisons stratégiques de sa mission et en assume totalement les conséquences tragiques. Aucune remise en question ni même aucune parole de compassion pour les victimes de la bombe et des radiations. Plus choquant encore, une boutique en ligne où, moyennant 500 dollars US, vous pourrez vous procurer -entre autres- une maquette de la bombe Little Boy larguée sur Hiroshima, signée par le héros du jour en personne.  Il faut dire que son second prénom, Warfield, signifie "champ de bataille". Peut-être bien qu'il est devenu fou, finalement.

Gérard Oury vient de disparaître, et avec lui une certaine conception du rire au cinéma, celle qui a accompagné mon enfance.

Basé principalement sur le comique de situation et le comique visuel, l'humour de ces films est inséparable des comédiens qui l'ont interprété: l'abattage et les mimiques d'un de Funès, la naïveté et la tendresse d'un Bourvil...

Nous n'échapperons sans doute pas à la programmation opportuniste de soirées-hommage, ce qui permettra aux différentes chaînes de repasser des films usés jusqu'à la corde. Les jeunes les verront sans doute avec un oeil ironique, car l'humour a bien changé depuis La grande vadrouille ou Les aventures de Rabbi Jacob.

Je crois que la rupture a eu lieu vers 1974, après le premier choc pétrolier. Avec l'arrivée de la crise, la vie est devenue plus dure, et l'humour s'est durci également. Fini le rire bon enfant, fini les mimiques et les tartes à la crème. De visuel, le comique a glissé vers le verbe, et surtout vers l'acide. Coluche a commencé son irrésistible ascension, et l'équipe du Splendid a imposé au cinéma un comique plus vache, basé avant tout sur les bons mots et les formules cultes ("c'est cela, oui", "j'étais sur le point de conclure", "vous croyez qu'il y a une ouverture?"). D'autres ont  suivi, l'humour est devenu réellement acerbe avec Etienne Chatilliez ou Cédric Klapisch.

L'humour " à la Oury" était bel et bien relégué au musée, et on le vit bien avec La soif de l'or (1993), où les procédés comiques directement hérités des années 70 se révèlent totalement usés et m'ont laissé une impression pénible. Le casting avait pourtant mis le paquet, avec Catherine Jacob, Tsilla Chilton (l'odieuse Tatie Danielle de Chatilliez) et un Christian Clavier récemment auréolé par le succès phénoménal des Visiteurs. Hélas, Clavier n'est pas de Funès, et la mayonnaise ne prend pas. Significativement, les nouvelles stars du rire ne peuvent s'insérer dans l'univers d'Oury.

L'humour est semble-t-il définitivement devenu plus cérébral, plus verbal et surtout presque invariablement vache. Si on rit, c'est de quelque chose ou de quelqu'un, le sommet en la matière me semblant être le dîner de cons de Francis Weber. Un film où j'ai ri, certes, mais un peu jaune, tout en appréciant la performance de Jacques Villeret, digne de celle d'un Bourvil en son temps.

Nostalgie? Oui, un peu, car l'humour devrait pouvoir être gratuit, s'exercer dans l'absolu et non pas aux dépens de quelqu'un. Il doit aussi pouvoir laisser l'intelligence au repos le temps d'un bon fou rire. Dès que l'intelligence s'en mêle, la vacherie n'est pas loin en matière d'humour. Je revendique le droit de rire idiot, car comme le disait Gainsbourg, la connerie est la décontraction de l'intelligence.

Si donc certains se demandent pourquoi on fait tout un plat de la disparition du créateur du Corniaud, qu'ils regardent quelques films sans préjugés et en oubliant leurs références comiques récentes. Ils y découvriront une époque sympathique où le rire pouvait être innocent.

Heureux est celui
Qui ne s'assied pas dans le siège du méprisant
Mais trouve de la joie dans la beauté des choses
Et vit ainsi tout le jour et toute la nuit.

Norman Fischer


(J'espère ne jamais m'asseoir dans ce siège)
Un monde sans poésie est un monde qui démissionne.
Géo Norge


Entendue sur France Info tantôt, cette citation que je trouve non seulement exacte mais aussi d'une force extraordinaire. La poésie, c'est la création (poésie vient du grec poein, créer), et bien sûr un monde qui ne crée pas est un monde qui meurt.

J'avoue humblement que je ne connaissais pas ce poète belge né en  1898 et mort en 1990. La chronique poétique hebdomadaire de Sabine Pacini en dit ceci:

Toute son existence se passe au rythme de l'écriture, des vingt sept poèmes incertains parus en 1923 jusqu'au recueil "le stupéfait" qui sort en 1988; deux ans avant sa mort...inclassable, il côtoie tous les registres poétiques, invente un ton qui lui est complètement personnel. Avec lui la poésie devient légère. Il joue avec la langue qu'il aime la plus simple possible, colorée et vivante:
Norge ne s'est jamais pris au sérieux en tant que poète. Il s'est toujours efforcé d'écrire des vers accessibles, parfois presque enfantin, tous invariablement truffé d'humour. Revers de la médaille: ce coté frivole dans sa poésie a pu éclipser la dimension métaphysique pourtant bien réelle de ses écrits.

Voici qui m'incite à me procurer les ouvrages de ce poète. Une rapide recherche sur Internet m'a permis de trouver ce poème:

En forêt

   La fille au garçon
Parlait de façon
       Si douce.
 
On dirait sous bois
Un petit patois
       De source.
 
La main jeune d’elle
En celle de lui
       Gîtant
 
Si frêle en son nid,
C’est une hirondelle-
       Enfant.
 
Le meilleur de Dieu,
Des temps et des lieux,
       C’est eux.
 
Ineffable, étrange
Façon loin des cieux
       D’être anges.
 
Ne bougez plus, même
Pour baiser leur front,
       Comètes.
 
Ça vaut bien la peine
Que les choses rondes
       S’arrêtent !
 
J’exagère ? Ô doux,
Ce lit de fougères,
       C’est tout !
 
Cet heureux cénacle
Est le seul miracle
       Au monde.
 
L’amie et l’amant,
Tout le firmament
       Autour !
 
Grondez-le, tambours :
On ne vit que pour
       L’amour !


Bel enchaînement de tercets! J'ai vraimen
t découvert quelqu'un. A creuser ...
Mais ce que l'on appelle le beau n'est d'ordinaire qu'une sublimation des réalités de la vie.

"Eloge de l'ombre", Junichirô Tanizaki


Pour moi, tout est dit. La beauté est dans la vie. Dans un brin d'herbe ou dans la brise qui passe. Il suffit de la voir la voir et de la célébrer. Enfin, il suffit ...
Raymond Devos, l'homme qui aimait les mots Raymond Devos vient de quitter ce monde flottant, et bien entendu les louanges pleuvent et les hommages vont se multiplier dans les jours qui viennent.

C'est bien naturel pour ce clown merveilleux, pour l'homme qui aimait les mots au point de les associer dans d'improbables assonances, de jouer sur les homonymes et les multiples sens avec une virtuosité incomparable qui donnait à la langue française, d'ordinaire si précise, ce flou poétique qu'on prête à la langue japonaise.

Plutôt que sur les mots, je voudrais aujourd'hui m'attarder un peu sur l'homme. Un remarquable portrait de Raymond Devos a été diffusé hier soir sur France 2 (Raymond Devos : la petite fabrique du rire, un reportage de Jean-Pierre Metivet & Thierry Breton).

Raymond Devos y apparaissait dans toute son humanité. Il est frappant de constater à quel point il restait humble, en dépit d'un talent, voire d'un génie unanimement reconnu. Une chose m'a particulièrement frappé: son regard. Pétillant, chaleureux, c'était celui d'un enfant. Un enfant de 83 ans qui pouvait encore avoir le trac avant d'entrer en scène, attendrissant jusque dans son enthousiasme pour un train électrique ou un Meccano. Humaniste, il considérait la responsabilité du comique, celle de faire rire (c'est son métier, disait-il), mais sans vulgarité ni sans blesser inutilement les autres (il se montrait peiné des facilités auxquelles avait pu se laisser aller Coluche, auquel il reconnaissait par ailleurs un immense talent).

Derrière les mots qui virevoltaient et jouaient comme des papillons, derrière la musique (il avait appris à jouer à peu près de tout, et prenait encore des cours de flûte traversière), c'est ce regard d'enfant éternellement émerveillé que je retiens. Celui d'un homme touchant dont la devise était Qui prête à rire n'est pas sûr d'être remboursé.
Le saké, la lune et l'amour, traduction Alain Kerven, illustrations Manuel Cortella Extrait de ma pile à lire, voici un beau et intéressant petit livre paru aux éditions La part commune dans la collection L'univers et l'intime.

Beau, car imprimé sur un papier ivoire de bonne facture, avec une typographie bien nette, y compris sur les idéogrammes (l'ouvrage est bilingue) et joliment illustré par Manuel Cortella.

Intéressant, car ce recueil nous transporte dans le Japon d'avant-guerre, dans le fameux quartier des plaisirs de la capitale.

La préface d'Alain Kerven, traducteur de ces poèmes, explique ce qu'était la vie des courtisanes, souvent vendues dès leur plus jeune âge par des parents ne pouvant subvenir à leurs besoins et quasiment condamnées à vie à servir d'objets de plaisir.

N'étant dénuées ni de culture, ni surtout de sensibilité, les pensionnaires des "maisons de thé" tombaient parfois amoureuse d'un client plus attentionné que les autres, sans aucun espoir cependant, d'où ces poèmes souvent élégiaques, mais où perce la mélancolie de leur condition. On y rejoint selon A.Kerven, par ailleurs poète lui-même, avec de très beaux haïkus sur sa Bretagne, deux notions très importantes chez les Japonais: celle d'aware et celle d'ukiyo. Aware signifie ce qui est poignant, pathétique. Cela s'applique à merveille à la condition de ces jeunes femmes, à la passion qui les secouait parfois et, souvent, à la brièveté de leur existence ou de l'éclat de leur beauté. Ukiyo, le monde flottant, est une notion étroitement liée au bouddhisme et qui représente le monde d'illusions et de désir dans lequel nous vivons. Et quelle meilleure représentation de celui-ci que ce quartier des plaisirs, avec ses désirs charnels, ses plaisirs éphémères et ses passions destructrices?

Au delà d'une forme soignée, la beauté du recueil tient donc aux poèmes écrits par ces jeunes femmes anonymes, que l'on imagine aussi belles et raffinées que les sentiments qu'elles y expriment. Parfois élégiaques, souvent mélancoliques, elles y laissent percer une sensibilité touchante. Il ne s'agit pas de haïkus, mais de dodoitsu, genre poétique né à Edo vers 1830 et qui s'est étendu par la suite à tout le Japon. Ce genre de balade populaire se caractérise entre autres par une longueur de vingt-six syllabes (7-7-7-5).

Légèrs, touchants, parfois déchirants, voici quelques-uns de ces dodoitsu:

moi à vous
à l'arbre la cigale
accrochées l'une et l'autre
tout en pleurs

aux ondées de mai
courtisée
aujourd'hui bonne à jeter
comme l'eau des rizières d'automne

ils se dénouent
les liens qui nous enlaçaient
c'est l'heure de la marée
même les vagues meurent

chute des fleurs
le printemps reviendra
pour vous et moi cependant
une seule floraison

mieux que le va-et-vient
gémissant de la houle
la silencieuse fidélité
des étoiles

change d'avis
à nouveau revient vers moi
même les oiseaux sur les arbres morts
s'arrêtent bien deux fois

parfois un peu de coquetterie:

sur sa tige une fleur
mais ils sont deux pour la cueillir
et moi je ne sais trop
de quel côté pencher

les pensionnaires des maisons de thé ne pouvaient sortir du quartier réservé:

le rencontrer le voir
je voudrais m'envoler
mais de l'oiseau en cage
le sort est odieux

à rapprocher du regard envieux de l'oiseau en cage d'Issa vis à vis du libre papillon.

Enfin, cette pièce pleine de regrets, qui n'est pas sans rappeler la dernière chanson de Bilitis se lamentant qu'on ne l'aimera plus (Se peut-il que tout soit fini? Je n'ai pas encore vécu cinq fois huit années, il me semble que je suis née d'hier, et déjà voici qu'il faut dire: On ne m'aimera plus.)

ressac nocturne
la houle est pâle sous la lune
de la fin d'une vie
voici les larmes amères

Un beau petit livre à s'offrir, à lire et à relire.
Il me paraissait difficile, pour ne pas dire impossible, de passer après Issa. Je voulais vous laisser "redescendre" en douceur des sommets atteints par le Maître avant de continuer à vous soumettre mes propres haïkus.

L'humour et en particulier l'auto-dérision étant fréquent chez les haïjins, voici donc un article qui vaut le détour, écrit par quelqu'un qui n'apprécie manifestement pas le haïku, petit poème a la con très très court originaire du japon, et donc souvent à chier (sic!)

Nos amis japonais apprécieront, d'autant que l'auteur illustre sa percutante analyse d'un poème de Bashô, excusez du peu!

Tous les goûts sont certes dans la nature, mais si vous n'aimez pas ça, n'en dégoûtez pas les autres!

En tout cas, je suis ravi d'apprendre que je suis dans la VIBE du moment (re-sic)

Manteau d'étoiles



Bienvenue sur le blog haïku de Richard (alias Yamasemi), principalement consacré au haïku et au senryû, un style de poème court venu du Japon.

Découvrez mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des Maîtres du haïku et mes propres haïkus et senryûs au fil des jours. Vous trouverez plus d'informations sur ce blog dans la page d'aide.

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