Chute brutale des températures aujourdhui. Les prévisions donnent une belle fin de semaine avec du soleil, mais confirment la tendance. L'automne prend le pouvoir et l'été indien
s'éclipse .
Le ciel transparent du matin a peu à peu laissé la place à un ballet étonnant de formes et de couleurs au fur et à mesure que les nuages passaient dans la lumière changeante de cette mi-octobre.
premiers froids -
dans le bleu pur du ciel
les nuages ralentissent
dans le bleu pur du ciel
les nuages ralentissent
Le ciel transparent du matin a peu à peu laissé la place à un ballet étonnant de formes et de couleurs au fur et à mesure que les nuages passaient dans la lumière changeante de cette mi-octobre.
toute la journée
le ciel d'automne a déroulé
son brocart
le ciel d'automne a déroulé
son brocart
par Richard
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Automne
Journée exceptionnellement douce pour cette mi-octobre. Les nuages matinaux se sont vite dispersés, et on sentait à une certaine qualité de la lumière que nous allions avoir une belle
journée
douceur d'octobre -
les langues mauves des nuages
lèchent le toit d'en face
On sent comme une ultime langueur estivale dans cette lumière dorée et cette douce chaleur. Les vendanges se terminent, et il se dit que ce beau début d'automne aura compensé un été désastreux et sauvé la récolte
Quoi qu'il en soit, c'est le moment de s'offrir un moment de détente en se croyant encore un peu en été
rayon de soleil
tout ce qui reste de l'été
dans un cornet de glace
douceur d'octobre -
les langues mauves des nuages
lèchent le toit d'en face
On sent comme une ultime langueur estivale dans cette lumière dorée et cette douce chaleur. Les vendanges se terminent, et il se dit que ce beau début d'automne aura compensé un été désastreux et sauvé la récolte
paresseusement
la vigne au soleil révèle
le trésor des grappes
la vigne au soleil révèle
le trésor des grappes
Quoi qu'il en soit, c'est le moment de s'offrir un moment de détente en se croyant encore un peu en été
rayon de soleil
tout ce qui reste de l'été
dans un cornet de glace
par Richard
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Automne
Un joli redoux ce week-end, étonnant pour une mi-octobre. D'une manière générale, ce début d'automne a été particulièrement doux. Les oiseaux profitaient tranquillement du soleil
La douceur s'est prolongée jusqu'au soir et même au début de la nuit, réveillant quelques insectes étonnés
petit vent tiède -
la girouette rouillée
répond au grillon
dernières chaleurs
la corneille, silencieuse
entre trois tourterelles
la corneille, silencieuse
entre trois tourterelles
La douceur s'est prolongée jusqu'au soir et même au début de la nuit, réveillant quelques insectes étonnés
petit vent tiède -
la girouette rouillée
répond au grillon
par Richard
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Automne
Je suis allé hier à l'Université de Marne la Vallée. En tant que tuteur d'une apprentie, ma présence était requise pour valider sa première année de Master.
Aucun problème pour elle, sa moyenne lui permit de passer haut la main avec une mention bien. Elle n'aurait même pas eu besoin de mon soutien, mais je mets un point d'honneur à participer aux soutenances ou jury de mes apprentis. C'est une question de respect pour le travail qu'ils fournissent à l'entreprise.
L'Université est située dans une de ces villes dites "nouvelles" qui ont fleuri en région parisienne dans les années 70. Mal équipées, mal desservies, le plus souvent par une autoroute unique et invariablement engorgée, ces villes ont un caractère artificiel qui se remarque tout de suite. Le plus souvent, le désir de faire "moderne" aboutit à une conception très datée, un peu comme ces films de science-fiction américains des années 50 qui nous paraissent aujourd'hui irrémédiablement rétro. Une météo maussade n'arrangeait rien.
Quelques traces d'activité humaine, notamment ce pauvre homme armé d'un souffleur de feuilles :
Mais aussi :
Ma voisine au jury travaille à la Snecma, qui fut mon premier employeur. Je lui ai demandé des nouvelles des collègues dont je me souvenais, en particulier de celui qui m'avait embauché et ainsi donné ma première chance. C'est ainsi que j'ai appris son décès l'année dernière. Mis à la retraite pratiquement de force, ce bourreau de travail, par ailleurs passionné de généalogie, n'avait semble-t-il pas supporté l'inaction. Je me souviens parfaitement de l'entretien d'embauche que j'avais eu avec lui à Villaroche. Ses derniers mots avaient été : "L'informatique est un métier de fous". Quelques semaines plus tard, j'apprenais que j'allais faire partie des fous en question. Cela fait presque vingt ans.
La nouvelle de sa mort m'a fait quelque chose. La roue tourne, et j'ai l'impression qu'elle accélère sournoisement.
Aucun problème pour elle, sa moyenne lui permit de passer haut la main avec une mention bien. Elle n'aurait même pas eu besoin de mon soutien, mais je mets un point d'honneur à participer aux soutenances ou jury de mes apprentis. C'est une question de respect pour le travail qu'ils fournissent à l'entreprise.
L'Université est située dans une de ces villes dites "nouvelles" qui ont fleuri en région parisienne dans les années 70. Mal équipées, mal desservies, le plus souvent par une autoroute unique et invariablement engorgée, ces villes ont un caractère artificiel qui se remarque tout de suite. Le plus souvent, le désir de faire "moderne" aboutit à une conception très datée, un peu comme ces films de science-fiction américains des années 50 qui nous paraissent aujourd'hui irrémédiablement rétro. Une météo maussade n'arrangeait rien.
le ciel et la terre confondus
le cri des corbeaux ricoche
sur la prairie nue
le cri des corbeaux ricoche
sur la prairie nue
Quelques traces d'activité humaine, notamment ce pauvre homme armé d'un souffleur de feuilles :
le cantonnier et le vent
soufflent sur les feuilles mortes
chacun leur tour
soufflent sur les feuilles mortes
chacun leur tour
Mais aussi :
coup de vent -
les feuilles mortes se dispersent
les jupes aussi
les feuilles mortes se dispersent
les jupes aussi
Ma voisine au jury travaille à la Snecma, qui fut mon premier employeur. Je lui ai demandé des nouvelles des collègues dont je me souvenais, en particulier de celui qui m'avait embauché et ainsi donné ma première chance. C'est ainsi que j'ai appris son décès l'année dernière. Mis à la retraite pratiquement de force, ce bourreau de travail, par ailleurs passionné de généalogie, n'avait semble-t-il pas supporté l'inaction. Je me souviens parfaitement de l'entretien d'embauche que j'avais eu avec lui à Villaroche. Ses derniers mots avaient été : "L'informatique est un métier de fous". Quelques semaines plus tard, j'apprenais que j'allais faire partie des fous en question. Cela fait presque vingt ans.
La nouvelle de sa mort m'a fait quelque chose. La roue tourne, et j'ai l'impression qu'elle accélère sournoisement.
par hasard
apprenant la mort d'un ami
crépuscule d'automne
apprenant la mort d'un ami
crépuscule d'automne
par Richard
publié dans :
Automne
les feuilles mortes
aux trajectoires incertaines
je n'en sais pas plus qu'elles
aux trajectoires incertaines
je n'en sais pas plus qu'elles
par Richard
publié dans :
Automne






