Dimanche 9 septembre 2007
On dirait le titre d'un film d'Ozu ...

Encore une fois, l'été s'est dérobé en juillet et en août pour faire quelques apparitions en septembre. Nous avons eu hier 26 degrés sur Paris. C'était bien agréable, même si le soleil à cette période de l'année est aveuglant car bas sur l'horizon :

soleil de septembre -
une grosse pomme dauphine
l'été in extrémis

(et tant pis pour la métaphore)

Nous avons dîné chez le frère de Christine et discuté dehors tard dans la nuit. On se serait cru encore en vacances.

tièdeur nocturne
les feuilles de la glycine
frissonnent à peine

Toutefois, les premières feuilles commencent à quitter les arbres, discret prélude à l'automne. On les remarque à peine, emmenées par la brise tiède.

pas tout à fait morte
la feuille de marronnier
s'en va par saccades
par Richard publié dans : Eté
Samedi 8 septembre 2007
 The Innocent and the Beautiful have no Enemy but Time

 W.B. Yeats


Traduction inutile, je pense ...
Vendredi 7 septembre 2007
Bien entendu, c'est lorsqu'on est de retour au bureau que la météo s'arrange ...

L'été est encore là, dans le vol bas des insectes et la transparence du ciel bleu

l'été se termine -
le bégaiement du jet d'eau
sur la vasque vide

Les températures sont de saison, soit moins fortes qu'en plein été, mais un rayon de soleil un peu plus fort  vient parfois nous rappeler que nous ne sommes pas encore en automne, mais dans cette fin d'été alangui baignée d'une merveilleuse lumière dorée :

rayon de soleil
un instant capturé
par un saut de carpe
par Richard publié dans : Eté
Jeudi 6 septembre 2007
Luciano PavarottiLuciano Pavarotti est donc mort cette nuit dans sa ville natale de Modène des suites d'un cancer du pancréas foudroyant.

Un personnage. Outre sa voix ample, puissante et chaude, au timbre immédiatement reconnaissable, on retiendra une générosité incroyable sur scène, un sourire irrésistible et la fameuse écharpe blanche dont il ne se séparait jamais, même l'été.

Quoi qu'en disent les puristes, qui critiquaient ses incursions dans la chanson napolitaine ou la variété internationale, Luciano Pavarotti aura énormément fait pour la diffusion d'un art lyrique qu'il aura contribué à maintenir plus vivant que jamais.

Chose incroyable, il ne savait pas lire la musique, son oreille infaillible lui suffisant pour suivre l'orchestre. Suivre? Survoler, plutôt!
Il les survole tous, maintenant, et toutes les scènes du monde, et de bien haut ...


la Voix envolée
et les étoiles se lèvent
pour l'accueillir

(Allusion à l'air E lucevan le stelle de la Tosca de Puccini, que Luciano Pavarotti interprétait à merveille :

e lucevan le stelle
et les étoiles brillaient

svani per sempre il sogno mio d'amore
évanoui (ou envolé) pour toujours mon rêve d'amour )

Pavarotti parti
personne ne dort plus
tout à fait comme avant

(Turandot , toujours de Puccini, air Nessun dorma : personne ne dort)


Ciao e grazie mille, Maestro
Mercredi 5 septembre 2007
Septembre a toujours été un mois qui m'agite de sentiments divers.

Officiellement, c'est encore largement un mois d'été. Dans les faits, l'automne s'annonce déjà de multiples façons. De plus, c'est le mois de la rentrée des classes.

A mon époque, on rentrait mi-septembre. Généralement, nous rentrions de notre destination de vacances et je passais cette dernière quinzaine à la maison à jouer dans le jardin et aux alentours. L'atmosphère était un peu curieuse, c'était encore les vacances, mais avec une saveur subtile, un je-ne-sais-quoi dans l'air qui en annonçait la fin :

début septembre
derniers jours de liberté
pour le gamin et son chien

Aujourd'hui ce temps me semble à la fois loin et pourtant proche, car l'an prochain Florian connaîtra sa première rentrée des classes.  J'ai encore un souvenir si vif de ces premières années d'école que j'espère comprendre ce qu'il ressentira. En attendant, septembre a toujours cette saveur familière, mi-estivale, mi-automnale et délicieusement nostalgique :

septembre doré
le bruit terne d'un marron
sur une voiture

L'été ? cette année il a été pratiquement inexistant à Paris.  Aussi, lorsque septembre nous gratifie d'un ciel enfin bleu, le parc vosin du bureau est noir de monde :

dernières chaleurs -
des visages au teint blafard
s'offrent au soleil

Eté pourri ou non, c'est tout de même un été qui s'achève :

un été de plus -
les feuilles des marroniers
se frangent de rouge
par Richard publié dans : Eté

Manteau d'étoiles



Bienvenue sur le blog haïku de Richard (alias Yamasemi), principalement consacré au haïku et au senryû, un style de poème court venu du Japon.

Découvrez mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des Maîtres du haïku et mes propres haïkus et senryûs au fil des jours.

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