un chant d'oiseau dans la nuit -
la vieille mobylette
du livreur de pizzas !
la vieille mobylette
du livreur de pizzas !
(En toute rigueur, cette scène se passe en banlieue, puisque nous ne sommes plus parisiens. Dans la pratique, nous avons si souvent entendu les livreurs de pizzas là où nous étions que je me permet cet abus).
soir de match -
la ronde des pizzas
dans tout le quartier
soir de match -
le livreur de pizzas
s'enquiert du score
soir de match -
deux livreurs de pizzas
se crient le score au carrefour
J'ai vu hier soir un émission consacrée à l'histoire de la pizza, comment elle s'était implantée en France, ce qui avait changé (j'ignorais que l'introduction de la tomate dans la pizza européenne fût française, marseillaise plus précisément). Un Français installé à Shangaï semble bien parti pour introduire la pizza en Chine. La garniture est cependant surprenante, puisqu'il y a là-bas des pizzas ... au foie gras ! Quand on pense que la pizza des origines était un plat de pauvres Napolitains, un peu de pâte à pain avec de la graisse ...
par Richard
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Croquis pris sur le vif
sur la maison
aux fenêtres condamnées
Liberté - Egalité - Fraternité
aux fenêtres condamnées
Liberté - Egalité - Fraternité
En dépit des apparences, ce long senryû (notre devise républicaine mobilise à elle seule onze syllabes!) n'a aucune visée politique.
La maison en question existe bel et bien, sise au 2, avenue Raymond Aron à Antony en banlieue parisienne. Je ne fais que décrire ce qui existe "ici et maintenant".
Il s'agit probablement d'un ancien bâtiment public (la mairie?) dont les ouvertures ont été murées et voué à la démolition. Si un habitant d'Antony passe par ici, il pourra sans doute nous éclairer.
Arrêté au feu rouge ce matin, cette maison a attiré mon attention. C'est cela que j'aime dans la pratique du haïku : voir les petites choses du quotidien et les fixer.
Après, chaque lecteur y verra ce qu'il désire en fonction de sa sensibilité ...
par Richard
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Croquis pris sur le vif
PC planté -
sur l'écran bleu le reflet
du ciel bleu
sur l'écran bleu le reflet
du ciel bleu
(Note pour ceux qui sont sur Mac ou Linux : un plantage radical sous Windows se traduit par un écran bleu connu sous le nom d'écran bleu de la mort ...)
sur mon fond d'écran
le reflet
des vrais nuages
le reflet
des vrais nuages
par Richard
publié dans :
Croquis pris sur le vif
Les petits tests apparemment futiles comme celui d'hier ne sont pas si anodins. Vous avez sans doute vu que le site qui l'hébergeait en abritait bien d'autres. Pourquoi certains nous intéressent-ils et d'autres pas du tout ? Que révèle sur notre vraie personnalité tel ou tel choix ?
Cette question me trottait dans la tête ce matin et jointe à l'expérience du moment présent, a donné ceci :
Nous sommes aujourd'hui le 11 septembre, date malheureusement significative de douleur pour beaucoup. Pour moi, c'est surtout l'anniversaire de mon père, et je suis désolé qu'il soit désormais "pollué" par ce que vous savez. Mais ce n'est pas tout.
Le 11 septembre, j'étais avec trois collègues dans un vol American Airlines Paris-Dallas. Nous avons été détournés sur Terre-Neuve lorsque l'espace aérien US a été fermé et nous avons atterri à Gander, un petit aérodrome habitué à recevoir dix avions par semaine. Trente cinq gros porteurs se sont posés là en quelques heures, soit dix mille personnes environ. Nous avons brutalement doublé la population de la petite ville et sommes restés là cinq jours sans savoir quand nous repartirions. Nous avions déjà passé vingt-six heures dans l'avion avant d'être autorisés à en sortir, sans possibilité de communiquer avec l'extérieur, les services secrets étant sans doute occupés à passer au crible les identités de tout ce petit monde. Bref, une ambiance de lourde paranoïa. A notre descente d'avion, nous ignorions à peu près tout des événements qui venaient de se dérouler et nos familles étaient sans nouvelles de nous.
Les habitants de Gander ont été extraordinaires, organisant l'hébergement avec une rapidité et une efficacité phénoménales. Les écoles, gymnases, locaux associatifs ont été mobilisés immédiatement. Le ravitaillement a lui aussi été rapidement organisé, et je me souviendrai toute ma vie de la patinoire municipale transformée en réfrigérateur géant pour conserver le nourriture nécessaire à ce brutal afflux de touristes involontaires. Les habitants ont massivement participé à l'organisation, qu'ils en soient remerciés ici. Leur gentillesse a permis de supporter un séjour inquiétant sur le moment. Imaginez quelques Français perdus au milieu d'Américains traumatisés et remontés, branchés en permanence sur CNN qui repassait en boucle les images des attentats, avec un Colin Powell venant s'exprimer en treillis à la télévision ! Nous pensions tous que la guerre pouvait éclater d'un moment à l'autre et nous ne savions pas quand nous pourrions rentrer chez nous.
Nous sommes finalement repartis pour notre destination d'origine (où nous n'avions plus rien à faire, nos réunions ayant été évidemment annulées) au bout de cinq jours et sommes immédiatement rentrés en France. Pour un peu, j'aurais embrassé le sol à Roissy en descendant de l'avion ...
Voilà donc "mon" onze septembre. Hélas, il a laissé des traces. Ma mère n'a pas supporté le choc, l'inquiétude de ne pas avoir de nouvelles pendant une journée (je rappelle que je volais sur American Airlines, comme le premier avion encastré dans l'une des tours ...) et a commencé peu après à développer la maladie d'Alzheimer qui la ronge depuis ...
Funeste date donc, et malgré cela, envers et contre tout, je te souhaite un bon anniversaire Papa.
Cette question me trottait dans la tête ce matin et jointe à l'expérience du moment présent, a donné ceci :
matin de septembre
au ciel transparent j'accorde
la couleur de mon âme
au ciel transparent j'accorde
la couleur de mon âme
Nous sommes aujourd'hui le 11 septembre, date malheureusement significative de douleur pour beaucoup. Pour moi, c'est surtout l'anniversaire de mon père, et je suis désolé qu'il soit désormais "pollué" par ce que vous savez. Mais ce n'est pas tout.
Le 11 septembre, j'étais avec trois collègues dans un vol American Airlines Paris-Dallas. Nous avons été détournés sur Terre-Neuve lorsque l'espace aérien US a été fermé et nous avons atterri à Gander, un petit aérodrome habitué à recevoir dix avions par semaine. Trente cinq gros porteurs se sont posés là en quelques heures, soit dix mille personnes environ. Nous avons brutalement doublé la population de la petite ville et sommes restés là cinq jours sans savoir quand nous repartirions. Nous avions déjà passé vingt-six heures dans l'avion avant d'être autorisés à en sortir, sans possibilité de communiquer avec l'extérieur, les services secrets étant sans doute occupés à passer au crible les identités de tout ce petit monde. Bref, une ambiance de lourde paranoïa. A notre descente d'avion, nous ignorions à peu près tout des événements qui venaient de se dérouler et nos familles étaient sans nouvelles de nous.
Les habitants de Gander ont été extraordinaires, organisant l'hébergement avec une rapidité et une efficacité phénoménales. Les écoles, gymnases, locaux associatifs ont été mobilisés immédiatement. Le ravitaillement a lui aussi été rapidement organisé, et je me souviendrai toute ma vie de la patinoire municipale transformée en réfrigérateur géant pour conserver le nourriture nécessaire à ce brutal afflux de touristes involontaires. Les habitants ont massivement participé à l'organisation, qu'ils en soient remerciés ici. Leur gentillesse a permis de supporter un séjour inquiétant sur le moment. Imaginez quelques Français perdus au milieu d'Américains traumatisés et remontés, branchés en permanence sur CNN qui repassait en boucle les images des attentats, avec un Colin Powell venant s'exprimer en treillis à la télévision ! Nous pensions tous que la guerre pouvait éclater d'un moment à l'autre et nous ne savions pas quand nous pourrions rentrer chez nous.
Nous sommes finalement repartis pour notre destination d'origine (où nous n'avions plus rien à faire, nos réunions ayant été évidemment annulées) au bout de cinq jours et sommes immédiatement rentrés en France. Pour un peu, j'aurais embrassé le sol à Roissy en descendant de l'avion ...
Voilà donc "mon" onze septembre. Hélas, il a laissé des traces. Ma mère n'a pas supporté le choc, l'inquiétude de ne pas avoir de nouvelles pendant une journée (je rappelle que je volais sur American Airlines, comme le premier avion encastré dans l'une des tours ...) et a commencé peu après à développer la maladie d'Alzheimer qui la ronge depuis ...
Funeste date donc, et malgré cela, envers et contre tout, je te souhaite un bon anniversaire Papa.
par Richard
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Eté
Un petit test amusant comme il en traîne des dizaines sur le Net vous propose de découvrir en remplissant un petit formulaire la couleur de votre âme.
La mienne est donc rouge, ce qui ne m'étonne qu'à moitié, cela a toujours été ma couleur préférée. Ci-dessous la traduction de ce que j'ai obtenu.
Et vous, de quelle couleur est donc votre âme?
La mienne est donc rouge, ce qui ne m'étonne qu'à moitié, cela a toujours été ma couleur préférée. Ci-dessous la traduction de ce que j'ai obtenu.
| De quelle couleur est votre âme? Rouge Votre âme est rouge, ce qui représente l'amour, la force, l'énergie, la passion, le courage, la protection, l'enthousiasme, la vitesse, le leadership, la puissance, le danger et le respect. Le rouge est la couleur de l'élément Feu et est associée au sang, à la vie et à la mort, la naissance, les volcans et les émotions intenses. |
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Et vous, de quelle couleur est donc votre âme?
par Richard
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Vu, lu, entendu








